‹ Le missionnaire des enfants [microforme]Chapitre 188 sur 228 · LE GRAND DON DE DIEU · texte numérisé non relu

LE GRAND DON DE DIEU

Dieu à tellement aimé le unique.l

Le grand don de petit enfant, Ce pain faire tout ce qu'il lui

monde, qu'il à donné son Fils

Dieu. — Une mère donne du pain à son appartient dès lors à l'enfant ; il peut en plait : il peut le manger, le garder dans un meuble, ou le donner à qui bon lui semble, Personne n'a le droit de prendre le pain à cet enfant, parce qu’il lui a été donné et que c’est son bien. Maintenant vous allez voir °e que signifie ce mot dor de Dieu.

Depuis longtemps Dieu avait dit quelque chose d’admirable, Quel do Etaient-ce les plus belles fleurs ou la terre? — Non; c'était beaucoup fleurs, — Etait-ce le ciel que Dieu v c'était mille fois mieux que le cie

qu'il donnerait aux hommes n Dieu voulait-il nous faire ?

les fruits les plus riches de mieux que des fruits et des oulait nous donner? — Non:

l même. — Ecoutez ce que

nnerait lui-méme aux hommes. Comment cela était-il possible? Comment Dieu, dont la

, ne pouvait s’imaginer it aux hommes ; var il avait gardé son . Pendant quatre mille ans il garda ce secret ; pendant quatre mille ans il ne se donna Pas aux hommes. Des millions et des millions d'hommes étaient morts, avant qne Dieu se donnät au monde, Vous me demandez pourquoi Dieu attendit

(1) Jo. ur,

si longtemps avant de se donner aux hommes? Ce fut afin qu'ils ‘

Comprissent mieux la valeur de ce grand don. Lorsque vous avez dû attendre longtemps une chose dont vous aviez grand besoin, vous en faites plus de cas que si vous l'aviez obtenue dès le premier moment. Et si, étant privé de cette chose, vous vous étiez vu pauvre, misérable et malheureux, vous l'estimeriez encore davantage, quand elle vous serait donnée. Les hommes qui vivaient avant que Dieu se donnât à eux, étaient assurément très-pauvres, très-misérables et malheureux ; ils étaient ignorants et presque tous criminels. Si vous, vous n'êtes pas comme eux, c'est parce que maintenant Dieu s’est donné aux hommes.

I. Dieu descend du ciel. — Quatre mille ans après la création, Dieu le Fils, la seconde personne de la sainte Trinité, descendit du ciel. Il naquit de la bienheureuse Vierge Marie, Il fut appelé du saint nom de Jésus, D'abord petit enfant, il grandit et ayant atteint l’âge de trente ans environ, il commença à faire des choses merveilleuses, Il guérissait les malades, rendait la vue aux aveugles, l’ouie aux sourds, la vie aux morts. Le peuple venait en foule entendre ses paroles et admirer ses œuvres; il opérait des œuvres qui ne sont en la puissance que de Dieu seul.

Un jour Jésus venait d'accomplir un prodige étonnant: Avec cinq pains et deux poissons il avait nourri quatre mille hommes, et tous en avaient mangé autant qu'ils avaient voulu.

IT. Dieu promet de se donner lui-même aux hommes et leur dit comment il se donnera. — Les Juifs, après avoir mangé le pain que Jésus leur avait donné si merveilleusement, suivirent le Sauveur, Alors il leur dit : « Vous me suivez, parce que vous avez mangé le pain que je vous ai donné, et que vous en avez été rassasiés. Mais je vous donnerai un autre pain beaucoup meilleur, meilleur même que la manne que Moïse donna à vos pères dans le désert, Vos pères ont mangé ce pain et cependant ils sont morts; mais si quelqu'un mange de ce pain que je vous donnerai, il ne mourra point. Et maintenant je vais vous dire quel est ce pain que je vais vous donner : Le pain que je donnerai, c'est ma chair pour la vie du monde.l — C’est ainsi que Dieu découvrit enfin aux hommes le grand secret qu'il avait gardé pendant quatre mille ans. Il leur notifia comment il se donnerait à eux : — en leur donnant sa propre chair pour être leur nourriture,

Quand les paroles de Jésus eurent frappé leurs oreilles, quand ils eurent appris le prodige qu’il se proposait d'accomplir pour eux, que pensez-vous que firent les Juifs? Vous croyez peut-être qu'ils tombèrent tous à genoux aux pieds du Fils de Dieu pour lui dire : « O Jésus. nous avons foi en votre promesse, parce que vous avez les paroles de la vie éternelle; nous croyons que

(1) Jo. vi.

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Vous nous donnerez votre chair à manger et votre sang à boire ; nous vous louons et vous remercions d'un don si précieux, » — Mais non; un grand nombre d'entr'eux n'agirent pas ainsi. Au lieu de remercier le bon Sauveur, ils se mirent à discuter entre eux au sujet de ces paroles, absolument comme font encore aujourd'hui certains hommes qui ne sont pas Catholiques, « Comment, se disaient-ils, pourrait-il nous donner sa chair à manger ? Nous ne le croyons PAS. » — Mais afin que le peuple n'eût aucun doute à ce sujet, Jésus reprit : « En vérité je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme et si vous ne buvez son Sang, VOUS n'aurez point La vie en Vous ; Car ma chair est vraïiment nourriture, et mon sang est véritablement breuvage.\ »

Après cela, grand nombre des disciples de Jésus l’abandonnérent, car ils ne voulurent pas le croire, — Pauvres créatures ! — Mais les apôtres crurent Jésus et lui dirent : « O Jésus, vous avez les paroles de la vie éternelle; nous croyons ce que vous dites, nous croyons que vous nous donnerez votre chair à manger et votre sang à boire, »

IT. Jésus tient sa Promesse et se donne aux hommes dans la dernière cène. — Les apôtres n'oublièren que Jésus leur avait faite de leur donner sa chair et son sang en

près du tombeau de David, on avait bâti une maison avec un grande salle à manger. Si vous aviez été dans cette salle la veille de la mort de Jésus, vous auriez vu ce bon Sauveur assis à table avec ses douze apôtres, Quel Spectacle! Le Créateur prenant place au milieu deses créatures, et prêt à accomplir la merveille la plus grande qui ait été opérée et qui sera jamais opérée! Il va nous faire le don de lui-même, le don de son très-saint corps et de son précieux Sang pour nous servir de nourriture. C’est déjà beaucoup que Jésus nous ait donné le ciel et la terre, qu’il nous ait donné ses anges pour protecteurs, Il semble que ce soit trop de bonté et de tendresse de sa part de se donner lui-même à nous en nourriture, et de s’assimiler ainsi au pain que nous mangeons dans nos repas, Mais non; Jésus ne croit point en trop faire pour nous. ;

Maintenant voyor.s l'accomplissement de cette merveille,

Rappelez-vous comment s'opéra la création, Dieu dit : « Que la lumière soit, — et la lumière fut créée ; » car lorsque Dieu parle, sa parole opère ce qu'elle dit et la chose est faite à l'instant. Or renouvelez ici toute votre attention, Jésus va prononcer la parole qui changera le pain et le vin en son corps et en son sang, Sur la table du Cénacle, il y a du pain et du vin. D'abord, Jésus prend le pain dans ses mains saintes et vénérables; puis levant

(1) Jo, vi, 54.

les yeux au ciel, il dit ces paroles solennelles : « Ceci est mon ‘

Corps. » Plus vite que l'éclair, le pain est changé en son corps. — Et tous les apôtres reçoivent en nourriture la chair sacrée de Jésus, — De la même manière, Notre-Seigneur prend la coupe de vin dans ses mains divines et dit: « Ceci est mon sang ; » et obéissant à celui auquel les vents et la mer obéissent, à l'instant même le vin est changé au sang du Sauveur. — Et tous les apôtres boivent le très-précieux sang de Jésus-Christ, — Une éternité s'était écoulée, et la chair très-sainte et le sang très-précieux d'un Dieu n'avaient Jamais été donnés à aucune créature, Les apôtres furent les premiers à qui le Seigneur daigna accorder cette faveur incomparable,

IV. La promesse de Jésus ne Passera jamais. — Dans sa vonté Jésus voulut que dès lors tous ses enfants se nourrissent librement de sa chair et de son Sang. Par amour pour eux et pour leur sanctification, il voulut que son corps et son sang fussent multipliés par toute la terre, à l'égal, en quelque sorte des fleurs des champs. Sachant bien en outre qu’au bout de quarante jours il allait monter au ciel, que par conséquent il ne serait plus sur la terre pour nous distribuer sa chair et son sang, Notre- Seigneur voulut laisser quelqu'un ici-bas pour le faire à sa place. Il dit donc à ses apôtres et aux prêtres : « Je vous donne le pouvoir de faire ce que je viens de faire : de changer le pain et le vin en ma chair et en mon sang, et de les distribuer à mon peuple. » La parole de Jésus ne passera pas. Le soleil brillera sur la terre Jusqu'au dernier jour du monde; de même le corps et le sang de Jésus-Christ seront distribués aux hommes par les prêtres, pour illuminer et embraser leurs âmes jusqu'à la fin des siècles.

Où sont le corps et le sang de Jésus ? — Lorsque le prêtre s'approche de ceux qui vont recevoir la sainte Communion, vous le voyez tenir en main quelque chose qui paraît. être du pain blanc. Est-ce du pain? — Non, ce n’est pas du pain. C’est la plus sainte de toutes les choses saintes qu'il y ait au ciel et sur la terre. Nous le proclamons au nom du Dieu vivant, c'est le vrai corps de Jésus-Christ qui a été cloué à la croix, et qui est assis à la droite de Dieu le Père dans le ciel. Sachez donc que sous les apparences du pain il y a le corps, le sang, l'âme et la divinité de Jésus-Christ,

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