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elle choisit deux pauvres petits enfants tout simples, parce qu'elle se souvient que Jésus, lui aussi, a été enfant et qu'elle sait combien il aime les enfants.
Dieu permet quelquefois que des enfants découvrent des secrets cachés aux autres.
Les enfants découvrent un saint, — Il y à environ cent ans, vivait à Rome un pauvre mendiant qui n'avait pour vêtements que de misérables haillons, pour nourriture que quelques vieilles croûtes de pain. Il s'était fait pauvre pour l'amour de Notre-Seigneur ; c'était un très-saint homme. Sa mort fut précieuse aux yeux de Dieu; car il mourut de la mort des saints. A peine si quelques personnes soupçonnaient sa sainteté, tant il avait pris soin de cacher ses actes de vertu, Mais Dieu se charge de glorifier ceux qui s'abaissent : « Quiconque s’humilie sera élevé.i » Il voulait que la sainteté cachée de son serviteur fût connue de tout le monde. Pour cela, il eût pu, si telle eût été son bon plaisir, se servir des évêques de la sainte Eglise, qui auraient proclamé la vertu héroïque du mendiant; mais il aima mieux la proclamer par la langue des petits enfants. Le lendemain de la mort du pauvre, quelques enfants, accourus dans la rue où il demeurait, se mirent tout à coup à crier : « Le saint ést mort! Le saint est mort! » Ces enfants savaient à peine pourquoi ils criaient ainsi. C'était Dieu qui mettait ces cris dans leurs cœurs et sur leurs lèvres, Leurs acclamations se propagèrent de rue en rue, de ville en ville; de sorte que ce fut de leur bouche que le monde apprit qu'il y avait un nouveau saint dans le ciel. Le nom de ce saint est Benoît-Joseph Labre.
Un enfant pénètre les secrets d'une âme. — Dans une rue de la ville de Barcelone, on voit représentés une nourrice avec un enfant, et un homme qui regarde cet enfant. La nourrice, l'enfant
l'homme sont de pierre; ceux qui passent par cette rue s'arréfêht parfois pour les considérer, et ils se demandent avec étonnement ce que signifie ce groupe. Le voiei, En l'an 1239, vivait à Borcelone un homme qui faisait de grandes pénitences en expiation de ses péchés. Il ne sortait guère de sa maison que pour aller à l’église; il jeûr: :t tous les jours et faisait de longues prières. Lorsque quelqu'u. veut vivre saintement, il est sûr d'être persécuté. Ainsi en fut-il de ce saint homme. On le traita comme un vil animal et on l’enferma dans une étable avec les chevaux. Or, un jour un petit enfant ayant ouvert la porte de l'étable, regarda celui que l’on traitait si indignement et se mit à dire que, s'il menait une vie si méprisable aux yeux du
monde, c'était uniquement pour faire pénitence de ses péchés. Evidemment l'enfant ne pouvait connaître cela naturellement ; mais à l'exemple des purs esprits, il avait lu dans l’âme du
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