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murent contre vous, parce que vous êtes devenu l'ennemi de celui qui a mis dans votre âme /e souffle de vie, Voyez comme les animaux de la terre et les oiseaux du ciel fuient à votre aspect, parce qu'ils voient en vous un ennemi de leur Créateur, La terre a horreur de vous porter, comme lorsqu'elle trembla et se secoua sous les pieds de ceux qui avaient cloué Jésus à la croix.!
La petite fille perdue, — L'enfant prodigue s'en alla dans un pays lointain. Et il y eut une famine dans ce pays. Il commença à se trouver dans le besoin. Et il se serait volontiers rassasié des glands que Mmangeaient les pourceaux ; mais personne ne lui en donnait.?— Pécheur, écoutez une histoire lamentable. Il y avait une petite fille de huit à neuf ans, méchante, blasphématrice et voleuse, A son âge déjà, elle ne se plaisait que dans les mauvaises compagnies, Son père l'avait souvent corrigée
eb exhortée à ne pas offenser Dieu comme elle le faisait. Mais elle :
restait insensible à ses reproches et à ses exhortations. Un jour il lui dit : « Ma fille, vous vous conduisez fort mal, Non seulement Vous vous nuisez à vous-même, mais encore vous scandalisez vos frères et sœurs, Je vous donne quinze jours pour vous amender, Si, au bout de ces quinze jours, vous n'êtes pas plus sage, je vous chasserai de ma maison : je ne veux pas que vos frères et Sœurs soient pervertis par vos mauvais exemples. » — Les quinze jours passés, la petite fille ne s'était nullement corrigée ; elle était même plus méchante qu'auparavant, Un matin donc, son père la inena à la porte de la maison et lui dit : « Ma fille, je vous ai dit que si vous ne deveniez pas plus sage, je serais obligé de vous chasser, Puisque vous ne voulez pas changer de conduite, vous allez sortir d'ici et n'y rentrer que quand vous serez décidée à vous corriger, » — La petite fille ne répondit pas un mot à son père. Orgueilleuse et obstinée, elle prit le parti ‘a s'en aller.
Elle erra dans les rues toute la journée, sans rien trouver à L-anger, Le soir venu, elle mourait de faim. Fatiguée d'une si longue marche, elle ne savait où aller passer la nuit. Enfin elle trouva un tas de pierres au coin d’une rue. Elle y reposa sa tête et s'endormit. Le lendemain matin, elle se leva et se mit à errer de nouveau dans les rues. Elle souffrait beaucoup de la faim. Elle se dit en elle-même : « Peut-être que lorsque le monde me verra si pâle, il aura pitié de moi et me donnera à manger, » Et tout en marchant, elle regardait de temps en temps le visage des passants, dans l'espoir qu’ils auraient pitié d’elle ; mais personne ne fit attention à son état de dénûment. Le second soir était venu : la malheureuse enfant n'avait rien mangé de toute la journée, Elle était trop orgueilleuse pour retourner chez son père et pour lui dire : « Mon père, je me repens d'avoir été si méchante;
(À) Matth. xxvir, (2) Luc. xv, 13-16,
mais si vous voulez me permettre de revenir et de rester avec mes frères et sœurs, je tâcherai d'être sage, » Affaiblie par la faim, elle était sur le point de tomber en défaillance. Elle se traina le mieux qu’elle put jusqu’au tas de pierres où elle avait passé la nuit précédente, Pendant la nuit, le vent souffla avec violence et la pluie tomba par torrents ; ses vêtements en furent tout percés, Il était minuit, L’infortunée se sentit prise d'une fièvre brûlante. Oh ! que les heures s'écoulèrent lentement pour elle! Au lever de l'aurore, elle ne fut pas capable de se dresser sur ses pieds, et avant que le soleil parut à l'horizon, la pauvre enfant avait rendu ” le dernier soupir, Elle était morte là sur son tas de pierres !
Un passant aperçut son cadavre ; aussitôt une foule de personnes se rassemblèrent, L'une d'elles reconnut la petite fille, et on s'empressa de porter au père le corps inanimé de l'enfant. Oh!
* qui dira la douleur, l'affliction, le déchirement de cœur de ce
lamentables ; ils étaient là à genoux, versant des larmes amères sur le visage pâle et glacé de celle qu’ils avaient perdue. O pauvre Sœur, s'écriaient-ils, pauvre petite sœur, vous êtes morte! Nous ne Vous verrons jamais plus! Le peuple, apprenant ce qui venait d'arriver, se rassembla à la porte de la maison, vociférant contre le père et l’accusant d’avoir été cause de la mort de sa fille. Petit enfant en état de péché mortel, sachez qu'il vous est arrivé la même chose qu à cette petite fille, En commettant le
sur une croix! Telle est l’affliction de son cœur, que les Anges en sont dans la stupéfaction et qu'il mourrait une seconde fois, s’il pouvait encore mourir. Quoi d'étonnant que la mort d'une âme lui fasse éprouver une tristesse mortelle, lui qui, près du tombeau de Lazare, pleura la mort corporelle de son ami. Les Anges aussi pleurent amèrement là mort d'une âme qui était leur sœur,1 — Mais que s'est-il passé en enfer, lorsque votre âme a été tuée par le péché mortel? Tout l'enfer s'est ému, et ses applaudissements blasphématoires se sont élevés du fond de ses abîmes jusqu’au plus haut des cieux,
Pauvre âme! pourquoi donc êtes-vous ainsi tombée, vous qui étiez sortie des eaux du baptème aussi brillante qu'un ange du ciel! Vous qui étiez le trône du Très-Haut, maintenant vous êtes
(LD) Is. XXII, 7,
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