‹ Le missionnaire des enfants [microforme]Chapitre 90 sur 228 · LES MAUVAISES COMPAGNIES · texte numérisé non relu

LES MAUVAISES COMPAGNIES

68 singes et les bonnets de nuit où force de l'exemple. —

Un homme gagnait sa vie à vendre des bonnets de nuit. I en

avait fait un ballot et ce ballot. il le portait fixé sur ses épaules

au moyen de cordes, s'en allant de village en village pour vendre sa

marchandise, Un jour qu'il voyageait dans une Campagne solitaire,

la nuit vint le Surprendre au milieu d'une vaste plaine où il n'y avait ni village ni habitation. Que faire? Notre marchand, apercevant plusieurs arbres à quelque distance de la route, crut que ce qu'il avait de mieux À faire, c'était de passer la nuit sous ces arbres, Il quitte donc son chemin et se dirige de ce côté. Là, il délie son paquet de bonnets, en prend un dont il se couvre la tête et se couche, Fatigué d’une longue course, il s'endort bientôt profondément, Le lendemain à son réveil, il s'assied et cherche des yeux ses bonnets de nuit; mais, à sa grande surprise, il n'en voit plus un seul, Il trouve bien le papier qui les enveloppait et les cordes; mais plus de bonnets, Que sont-ils devenus ? Où peuvent-ils être ? « C'est étrange ! se dit le marchand ; un voleur les aurait-il pris? Non: un voleur ne serait pas venu dans un endroit où vraisemblablement il ne devait trouver personne, Que

vais-je donc faire maintenant; comment Pourrai-je gagner ma vie sans mes bonnets? , Tandis qu'il fait ces 'aisonnements, il lève les yeux par hasard et aperçoit, juchés sur les branches des arbres qui l'environnent, une centaine de singes dont chacun porte un bonnet de nuit sur la tête! Pendant la nuit, ces singes étaient descendus des arbres, avaient pris les bonnets + s'en étaient Coïffés, parce qu’ils avaient vu que le marchand en avait agi ainsi, À cette vue, le Pauvre homme, croyant toutes ses marchandises

perdues pour lui, entre dans une grande colère, Dans sa fureur,

il saisit le bonnet qu'il a encore sur la tête et, d'un brusque

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