‹ Le mistère du Siège d'Orléans (volume 2)Chapitre 59 sur 143 · LE SIRE DE GHADLMONT · texte numérisé non relu

LE SIRE DE GHADLMONT

Quant à de moy, je vueil servir " Le Roy, mon chier seigneur et sire, • A son bon voloir et plaisir, F' to& r*. En tous ses faiz sans contredire ,

Qu'i n'est riens que plus je désire 'iigS

Que de le servir loyaulment;

Et moy et mes gens, tout de tire,

Yrons vers luy présentement.

• THEAULDE DE VALLEPAIGNE.

Aprestons nous legierement,

Sans en plus faire de demeure, Aaoo

Puis y alons honnestement,

Sans atendre ne pas ne heure;

Que, ainsi comme je procure,

Il a de nous neccessité.

LE SIRE DE CHAUMONT

Venu luy est quelque advanture, • 4ao5

Par quoy il nous a invjjé.

Or, ay je jà fort exploicté

Mon voyage certainement.

Et, par tout là où j'ay esté.

Sont tous prestz à mon mandement. 4a to

• Ne me reste fors seullement

Parler au sire de Vignoilles, p loû V. Dit La Hire, puis proprement

Auray parfait ^n deux parolles.

^m Je le voy là, en son demaine, a«i5

LA HIRE

Tu luy diras par exprès Que je feray ce qu'i demande, Et tout son plaisir loing et près; Acompliray ce qnjAne mande.

Or, ay je parfait mon message.

Au noble Roy vois dénoncer Comment chascun, de bon coraige, Veult tout son plaisir avancer.

Lors y a pose. — Et vient devers le Roy et dit :

Chier sire, je viens, sans cesser, De vostre messaige parfaire, p lof) >^ Lesquelz se sont tous efforcez

De tout vostre bon plaisir faire.

Si les verrez tantost venir, Que plusieurs sont jà en la voye , Et si ont trestouz grant désir De vous servir à très grant joye.

LE ROY

Ta venue fort je desiroie.

Pour savoir de toy des nouvelles.

Chier sire, c'est bie^|chose vraye Que y vous sont bonnes et belles.

^4a/fu

Pose. — Puis dit Tallebot, tout armé à blanc, à ses gens

P Jo6 r'.

TALLEBOT.

Mareschal, faictes, je vous prie, Que nous partions, il en est temps, Et menez nostre artillerie Avecques nous tout quant et quant; Qui n'est riens que désire tant Que la ville d'Orléans je voye, Pour estre encontr eux combatant, Et que à mon vouloir je y soye.

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