LE SIRE DE BEUEIL
Au très noble Roy débonnaire Servir le veuil sans différence.
¥' io3 ^^ De quelque cas qu'il ait affaire, Ai/i5
M'y emploieray de ma puissance, De mes gens et appartenance, Du tout en tout, sans faillir riens, De mon corps et de ma chevance, A le servir sur toute riens. Ai5o
SAINTE SUAIRE
Messagier, soye diligent
De retourner au Roy, luy dire
Que nous sommes tous désirant ••
Servir nostre so«iverain sire ,
Ne nul de nous riens ne désire /ii55
Que de luy voloir obeyr.
Je feray qui devra sufHre,
Luy rapporter vostre plaisir.
Vers Theaulde de Vallepraigne,
Me convient devers luy aller; ûi6o
C'est ung chevalier de montaigne,
Bien excellent, à bref parler.
Je luy vois mon fait révéler, Aussi au sire de Ghaulmont, Je les voys tous deux saluer, Puis que ainsi assemblez sont.
[ S'adressant à Theaulde de Vallepaignc et au sire de Chauinont :
Très chiers et honnorez seigneurs, Le Roy pardevers vous m'envoye, p io3 v^ Ainsi que ses amys greigneurs.
Et où y prant plaisir et joye.
Ainsi comme c'est chose vroye, A vous deux mande assemblement Que vous plaise vous mectre en voye D'aller vers luy présentement; En armes, vous et tous voz gens.
Vous prie que vous y viengnez.
Que, ainsi comme je l'entend.
Que c'est pour aucuns guerroyer, Et, comme à ses amys privez.
Le voui mande expressément.
THEAULDE 1)E VALLEPAIGNE.
Enten tu, dy luy, messagier, Nous ferons son commandement. • Et vous, monseigneur de Chaumont, Gomme à moy le vous mande aussi; Vous voyez comme y nous semont.
De nous sera loyaulment servy.
Quant vous serez prest, je vous pry Que nous y aillons tous ensemble, H en sera plus resjouy, Et mieulx en serons, si me semble.
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wÊti^ii.