‹ Le mistère du Siège d'Orléans (volume 2)Chapitre 63 sur 143 · LE SIRE DE BUEIL · texte numérisé non relu

LE SIRE DE BUEIL

Sire, devers vous suis venu, A555

En suivant vostre mandement, *

Ainsi comme je y suis tenu,

Et tous mes gens entièrement,

Pour acomplir totallement

Voz plaisirs et voz volantez. fibeo

LE ROY

Joyeulx me faictes grandement, Quant mes bons plaisirs contantez.

JAQUES DE GHAMBANNES.

Roy souverain, à vous je viens

Vous faire ^rvice et honneur,

Ainsi comme il vous appartient, i!i565

Et à mon souverain seigneur.

Dont je suis prest, du bon du cueur.

Faire vostre commandement.

F* ii3 V*. LE ROY.

J ay en vous fiance et faveur

Et en vostre grant hardiment. 4570

LE SIRE DE GHAUMONT

Sire roy, par vostre ordonnance,

Venu suis vers vous humblement,

Vous faisant toute obéissance,

Gomme tenu suis vrayement,

Soit en guerre ou autrement. 4575

Je suis prest, moy et mes gens tous.

LE ROY

Mandez vous ay premièrement, Comme le plus me fiant en vous.

THEAULDE DE VALLEPAIGNE.

Chier sire, à vostre mandement

Suis venu pour vous obeyr, • a58o

Et tous mes gens entièrement,

Tous prest loyaument vous servir ;

Ne n'avons nul autre désir

Que acomplir vostre plaisance.

LE ROY

De vous voir je prens grant plaisir, a 585

Et me donnez resjouyssance.

F-iiàr-. LA HIRE.

A vous suis venu , noble roy.

Pour vous servir de ma puissance ,

Et tous mes gens, en bel arroy.

Vous les voyez cy en présence, ^590

Esquelz ayez ferme fiance,

Qu'i vous seront loyaulx et bons.

LE ROY

En vous j ay parfaicte espérance Et en voz gens, tous quant qu'i sont.

Messeigneurs, tous en gênerai, f^^^

Je vous remercye humblement, Comme, de bon cueur et loyal.

Vers moy venez présentement.

Je congnois véritablement

Que me volez bien et plaisir, ^600

Quant ainsi à mon mandement Vous estes venu sans faillir.

S'i vous plaist, en vostre présence, Vous reciteray mon affaire.

Dont j ay douleur et desplaisance, ACof)

Qui à chascun est tout notoire.

Vostre roy suis, c'est chose voire, De France, par droit et raison ; Ne nul n'y doit estre contraire, F' ii/i >". Mais obeyr sans mesprison. A6iû

Or, est il, et savez assez, Anglois ont voulu prandre terre.

Et, en grant puissance amassez, Pour voloir mon pays conquerre, Par force d'armes et de guerre, 46 1 5

Si ont soubzmis la Normendie, Paris, Chartres tiennent en serre, En mon royaulme et grant seigneurie.

Et de rechief si sont venuz

Devant Orléans, ma bonne ville, ^620

Et les environs desmoluz.

Pour y prandre leur domicilie; Et y est le pays fertille

Vous a fait icy mencion 'i655

De son cas et de son affaire, Aussi de son intencion ; Devant ung chascun la declaire.

Il luy plaist que dedans Orléans • Nous y aillons les secourir, 466o

Auquel sont les Anglois devant, Qui vont à leurs portes courir.

F" ii5 v^ Et sommes assez advertiz

Comment il ont le siège mis,

Dont le Roy en a desplaisir, ^665

Et veult secourir ses amis.

Si suis prest et appareillé

A y aller avecques vous.

Tout résolu et conseillé.

Pour les secourir devant tout. 4670

Et, s'i vous plaist, cy voz propoux

En direz et voz volantez ;

Puis nous conclurrons, entre nous,

Voz plaisirs et voz libertez.

SAINTE SUAIRE

Mon chier seigneur, jà Dieu ne vueille ^675

Que je soye contredisant ;

A vostre plaisir, m'apareille

De vous servir moy et mes gens.

Par vostre bon voloir plaisant.

M'avez fait vostre mareschal, ^i68o

Si vous vueil servir en tous sens,

Chier sire, à pié et à cheval.

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