‹ Le mistère du Siège d'Orléans (volume 2)Chapitre 64 sur 143 · LE SIRE DU RUEIL · texte numérisé non relu

LE SIRE DU RUEIL

Je n'ay pas autre volante.

Ghier sire, que de vous servir, F' 116 r'. Vostre je suis, de vérité, 4685

A faire *tout vostre plaisir, Et dedans Orléans j ay désir A y aller, sans plus atendre. Pour sur les faulx Anglois corir.

Pour voloir le pays deffendre. /1690

GHABANNES.

Sire, ne vous doubtez de moy,

Que ma volenté si est telle

De vous servir, comme je doy,

En vostre très juste querelle.

S aucun est qui vous soit rebelle, a 695

Soit par guerre ou soit autrement,

Par voye diverse et cruelle.

J'en vueil acquérir vengement.

LE SIRE DE GHAUMONT

Quant à de moy, j'é bon voloir

De corir sus noz anemis, '«7^^

Du tout en tout, à mon povoir, Et y employer mes amis.

Sy est tout le plus grant désir Que de vous servir, mon chier sire, p 116 v^ Acomplir du tout voz dis i^iob

Devant chacun, sans contredire.

THEAULDE DE VALLEPAIGNE.

Quant il vous plaisa partirons,

Que moy et mes gens sommes prestz,

Et à Orléans nous en yrons.

Sans plus icy faire d'arrest, ^1^0

Que les Anglois sont au plus près.

De fait y ont le siège mis, Et fait beaucoup de grans excès, ' De noz gens navrez et occis.

LA HIRE

Sire, vous nous avez mandé, htb

Et venuz sommes en présence ; Si voy vostre voloir fondé En toute bonne espérance.

Anglois si vous font violance

A Orléans, et si font ailleurs; ^720

Si convient mectre provoyance AU'encontre de leurs erreurs.

Je vous pry que sans tarder plus, Que nous partions pour y aller.

De nous tenir ce sont abus, ^7^^

Riens ne nous vault le séjourner.

F* 117 1^. S'i vous plaist, congié nous donrez.

Et pour y aller partirons.

J'ay désir Anglois resveillier, Et m'est tart que nous les voyons. ^730

LE ROY

Mes bons seigneurs, je vous pry dont Que vous y aillez sans demeure.

Et Orléans et les environs, Je vous pry que on les scceure.

Y n'ont repoux une seuUe heure, A735 Tant sont des Anglois tormentez.

De jour, de nuyt, chascun labeure,

Y sont en grant peine boutez.

SAINTE SUAIRE

Chier sire, nous nous en allons Et prenons congié de vous, sice; Nul n'est de ïk^s qui ne désire De combatre et voiries Godons ^

tl'^llO

LE ROY

Mes bons amis, vous mercyons, Et Dieu vous vueille bien conduire.

F* 1 17 V*. LE SIRE DE DUNOIS, basUrd d'Orieans.

Chier sire, nous nous en allons 6765

Et prenons congié de vous, sire.

LE ROY

Ceulx d'Orléans vous recommandons

Principalement, pour le voir dire;

Les Anglois les veullent destruite ,

Je vous pry qui remedyons. ^7^0

Chier sire, nous nous en allons Et prenons congié de vous, sire.

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