‹ Le mistère du Siège d'Orléans (volume 2)Chapitre 71 sur 143 · LE SIR£ DE BUEIL · texte numérisé non relu

LE SIR£ DE BUEIL

En guerre nuUuy ne doit craindre Ne nul noseroit nul beau fait faire; Aussi nulluy ne se doit faindre, 5685

Mais tousjours acquérir victoire.

F*» t4i r". Se vous saillez, sera mémoire

Que vous serez preui et hardis, Et craindront plus de vous malfaire Cent fois que vous soyez faintis. 5690

LE BASTARD D'ORLEANS

Mes bons seigneurs, grans et petiz,

Mectez vous tous en ordonnance,

Soyez tous vaillans et hardis

Et tous rempliz de grant vaillance.

Monstrez icy vostre puissance 5695

Et allons tous audevent d'eulx ;

Se nous voyons resistence,

Nous retournerons tous en noz lieux.

Entre vous, bourgeois de la ville,

Faictes bon guet sur la muraille; 5700

Que chascun de vous soit habille

Et que chascun monstre qui vaille.

Gardez que le cueur ne vous faille

AUencontre voz anemis.

LA HIRE

ré cuidé aujourd'uy voir l'eure

Que la ville estoit en dangier;

Ne failloit que ung coup de maleure 57ï5

Pour nous griefment dommager.

James ne les vy arrenger

Ne mieulx en plus grant ordonnance,

Et, pour tout dire et abréger,

Hz se sont trouvez grant puissance. 5730

SAINTE SUAIRE

Messeigneurs, il me semble advis

On doit aller devers le Roy,

Gens entenduz et bien apris,

Pour luy remonstrer le desroy

Que nous sommes cy à le boy ^ 5735

Sans oser les portes saillir;

Luy requérant que sans deloy

Y luy plaise nous secourir.

F'i/iav'. CHABANNES.

y II est bien expédient

A y aller, comme il me semble, 57^0

Remonstrer Tinconvenient

Que povons avoir tous ensemble.

En lost des Anglois si assemble

Des gens d'armes de toutes parts,

Puis prennent en nous mauvais exemple, b^hb

Je voy que nous ne croissons pas.

THEAULDE DE VALLEPAIGNE.

Nous appetissons tous les jours, * Sic, Probabiem^t à VaHm, omx alwis.

^^ ^ Avoir en pevent à Jour plaisance, S775

Paris, Flandres et Picardie;

Nostre cas est en grant doubtance I Et en dangier, je vous affie.

POTON

Quant au regart de leur puissance F* i43 >•. Ne fault acomparoir la nostre : 6780

En cela n a nulle apparence , Ghascun scet que la leur passe oultre; Et pour tout acomplir et soudre, I] est bien de neccessité

Que nostre bon roy et le vostre 578S

Luy soit tout ce cas recité.

MESSIRE MATHIAS

Messeigneurs, vous avez bien dit,

Y envoyer c'est bien raison.

Ordonnez à vostre appétit

Pour y aller qui sera bon. 5790

Vous estes tous princes de nom,

Et n'est nul qui bien ne le face,

Suffisant, de noble maison

Autant qu on peut trouver en place.

LE BASTARD D'ORLEANS

Très nobles et vaillans seigneurs, 5795

Puis que vous plaist, nous envoyrons Au Roy dénoncer nos labeurs Et les affaires que avons.

Dont, pour y aller, nous prendrons # Le vaillant sire de Villars , 58o-^

Poton, son Crere, en baillerons Toute la charge hault et bas.

228 LE MISTERE DU SIEGE DORLEANS.

De parlementer aux Anglois; On pourra savoir ioing ou près De leur secret, comme je crois.

SAINTRAILLES

Entre vous vous m'avez esleu , 5835

C'est pour aller devers le Roy.

Je vous pry qu'un autre en ce lieu

Vous prenez plus expert que moy ;

Puis après, ainsi que je voy,

Trêves vous devez demander, 584o

Pour savoir deulx, comme je croy,

Ainsi comme bien l'entendez.

LA HIRE

Messeigneurs, vous estes esleuz, Poton, Saintrailles et Villars;

Assez savez les contenuz 58A5

Du gouvernement et estas.

Au Roy luy compterez le cas Que ne vous en fault jà rien dire; Vous luy raconterez hault et bas, Ainsi que le cas le désire. 585o

En oultre, trêves nous devons p 1Û5 1*. Demander, et est bien raison.

Qui demandent nous ne savons Ne qui est leur occasion,

Ouyr- parier nous les devon , 5855

Et nul mal ne nous en peut estre.

Riens n'en ferons se ne voulon, Ny n'en seront jà plus grant maistre.

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