‹ Le mistère du Siège d'OrléansChapitre 27 sur 154 · XLII PREFACE · texte numérisé non relu

XLII PREFACE

rable, et il n'y a guère de page dans ce volume où I on n'en rencontre. Citons-en encore quelques exemples :

Qu'en dictes vous, conte d'Escalles?

Vous voyez là leur bastille; Ce sont choses especialles , Chascun n'en scet pas le stiUe.

Lisez bassetille et setille, et les deux vers seront de juste mesure. Setille ainsi écrit se lit ailleurs, page 689 :

Messeigneurs, je voy là dedans Au bout du pont la bastille, Et Anglois qui sont là dedans; Si fault aller vois (voir) leur setille.

Ailleurs encore, page 697:

Et comme est le commun setille.

Il n y a donc pas lieu d'en douter :

Maistre, j'ay bonne espérance^.

On en voit {'expérience'^.

Et résister vaillamment Derrière les Augustins .

Sans nulle dijiculté^.

Et est chose fantastique ^.

Et auti es vers analogues doivent se lire :

Maistre , j'ay bonne esseperance.

On en voit Vexeperience.

' Ibid.

PRÉFACE

XLin

Et resisseter vaillamment.

Derrière les Augussetins , Sans nulle di^cukté.

Et est chose Jantassetique.

Il y a même grande apparence qu'il faut appliquer ce système aux vers comme celui-ci :

Va, et fays grant diligence ^

La seule correction dont ce vers nous paraisse susceptible est : Va , et fays guerant diligence ^.

Et ce n'est pas seulement dans l'intérieur d'un mot, mais même entre deux mots, dont l'un finit et l'autre commence par une consonne, que l'addition de \e est notée ou sous-entendue. Exemples:

Au mains dix huit ou vingt mille ^.

C'est-à-dire : dize huit ou vingt mille.

Nul prouffit n'en est pour eulx

Lisez : nule prouffit.

Au reste, l'auteur du mystère n'était point absolu dans ses idées, et quand il n'avait pas besoin de cet e surnuméraire, il ne l'appelait point à son aide. Mais des passages que nous venons de citer et de bien d'autres qu'on pourra recueillir il résulte clairement que, de son temps, on prononçait souvent deux consonnes consécutives, puisqu'il utilisait, pour la mesure de ses vers, l'effet attribué à cette prononciation.

' On Ht p. 759 : * P. /i3i.

Comme à Rouveiay Saint-Denis.

Le cas nous paraît analogue.

xLiv PRÉFACE.

S'il suppose ou ajoute un e là où il n'y en a pas, en revanche notre poëte n'en tient pas compte dans beaucoup de mots où il le trouve, et il en donne la preuve en le supprimant souvent, comme dans ces vers:

Ce que demandrez vous Tarez'.

Partiront et narestront plus ^.

Par conséquent, il faut lire:

Ils n'arresteront jour ne deniy^.

comme si Ve e'tait omis. Donnera, donneront ne comptent souvent que pour deux syllabes; fera, feront, que pour une seule, comme dans des textes beaucoup plus anciens où l'on rencontre parfois ces formes : fra, front. Mais nous ne pensons pas que personne avant l'auteur du Mystère du siège d'Orléans ait effacé le premier e de perilleuœ, comme il l'a fait dans les vers ci-après, qui ne peuvent se mesurer autrement :

De mai et de dangier périlleux Laquelle est en dangier périlleux ^.

Même suppression dans le mot chevalier:

Es tu chevalier? — Nenny; pour quey*"?

Nous n'avons pas besoin de dire que notre poëte se permet les hiatus quand les hiatus lui sont nécessaires. Dans le cas contraire, il opère l'élision, ou plutôt la mesure du vers indique qu'il faut l'opérer. Car, dans les anciens textes, comme aujourd'hui encore, la lettre élidée ne laisse pas d'être fort souvent écrite. Seulement

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Discours adressé par Salisbury, en Angleterre , aux seigneurs et capitaines placés sous ses

ordres. Il leur annonce son intention d'achever la conquête de la France, en s' emparant

d'Orléans, la seule place importante qui résiste encore. P. i-3. William Pôle, comte de Suiïblk, son frère John, lord Scales, lord Falconbridge , William

Glasdale, lord Gray, Lancelot de l'Isle, approuvent unanimement cette résolution. Salis-

biu-y envoie un messager pour faire préparer la flotte. P. 3-i i. Prière du duc d'Orléans , eflVayé des maux que cette expédition va attirer sur le royaume de

France et particulièrement sur son duché. P. i i-i3. 11 va trouver les chefs anglais et les suppUe, en termes touchants, d" épargner son domaine.

Ceux-ci lui promettent de garder de tout dommage sa terre et ses sujets. P. 18-17. A l'envoyé du général en chef, les mariniers répondent qu'ils sont tout prêts. Retour du

messager. Salisbury fait donner par les trompettes le signal du départ. P. 17-20. Arrivée au port et embarquement des chefs anglais. Traversée. Ils débarquent à Touques et

se dirigent sur Rouen , après s'être fait annoncer par un messager au duc de Somerset et

à Talbot, qui y commandent un corps d'armée. P. 20-29. Entrevue des généraux anglais. Le duc de Somerset convoque les nouveaux arrivés à un

conseil de guerre. P. 29-84.

Conseil. Discours de Salisbury. Opinions du comte de Suffolk, du duc de Somerset, de

Talbot, de Lancelot de l'Isle, de sir Hungerford, des lords Glasdale, Molyns, John Pôle,

du sire de Pons. Tous concluent à ce que l'armée se dirige sur Chartres. P. 35-48. Arrivée à Chartres. Nouveau conseil auquel prennent part les personnages précédents et , de

plus, le bailli d'Evreux, lord Gray, le sire de Provins. On décide à l'unanimité de marcher

sur Orléans. P. 44-52.

Le comte de Salisbury et Glasdale déguisés vont consulter maître Jean des Boillons , célèbre

astrologue. Celui-ci, en termes ambigus, annonce leur sort aux deux Anglais, qui ne font

que rire de ses prédictions. P. 53-62.

SaHsbury offre un commandement à Talbot, qui le refuse. Le général en chef annonce le

départ. P. 63-64.

La scène se transporte à Orléans. Un chasseur de marée vient annoncer aux habitants l'approche des Anglais. Le receveur mande près de lui les capitaines qui se trouvent dans la ville , et leur fait part de l'intention des Orléanais de se défendre jusqu'à la mort. Les gens de guerre, entre autres le sire de Villars, messire Mathias, les sires de Guitry, de Coarraze , de Saintrailles , Poton de Saintrailles , Pierre de la Chapelle . approuvent haute-

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ment celte résolution. Mesures arrêtées en commun pour la défense. La destruction des /'aubourgs sur la rive gauche de la Loire, de l'église des Augustins et du Portereau est décidée. P. 60-79.

Salisbury, dans une harangue à ses lieutenants, arrête l'ordre de bataille et ordonne la marche de l'armée par Beaugency et Cléry. P. 79-89.

Les Anglais pillent l'église de Notre-Dame de Cléry, et se rient des supplications et des plaintes du prêtre qui la garde. P. 82-8/1.

Les Orléanais brûlent les Augustins et le Portereau. Première escarmouche devant le fort des Tourelles. Les Anglais jm-ent d'enlever le boulevard le lendemain. De leur côté, ceux de la ville s'encouragent à la résistance. Moyens de défense auxquels les femmes mêmes sont engagées à coopérer. P. 8/1-89.

Salisbury exhorte ses lieutenants à faire leur devoir; l'attaque aura lieu à dix heures. Assaut du boulevard qui protège les Tourelles. Les Anglais , repoussés avec perte , tiennent conseil et, sur l'avis du comte de Suffolk, décident que préalablement la bastille sera minée ni battue par l'artillerie. Salisbury veille à l'exécution de ce plan. P. 89-99.

Conseil tenu par les défenseurs d'Orléans, auquel prennent part le receveur, les sires de Villars, de Coarraze, de Guitry, Mathias, Saintrailles et Poton. Tous s'accordent à reconnaître que la défense du boulevard est impossible. Il sera détruit et remplacé par un autre élevé sur le pont. P. 100-106.

Les seigneurs anglais délibèrent avant d'attaquer le fort des Tourelles. Salisbury leur laconte un songe qu'il a eu pendant la nuit et qui lui semble de mauvais augure. Le comte de Suffolk , Glasdale et lord Scales lui répondent que les songes sont toujours mensongers : on ne doit pas s'en préoccuper. P. 106-112.

Assaut et prise des Tourelles, malgré les efforts de Saintrailles. Les Français se retirent dans "a ville, emportant leurs morts. P. n 2-1 1 3.

Les Anglais se félicitent de leurs succès. Suffolk et Falconbridge pensent qu"Orléans ne tiendra pas longtemps. Salisbury veut se donner le plaisir d'aller voir, du haut du fort . la ville qui sera bientôt à lui. P. 1 i3-i 16.

(cependant les bourgeois d'Orléans s'effrayent du progrès de l'ennemi. Poton et les autres capitaines les rassurent et les engagent à dresser de nouvelles batteries. P. 116-118.

Salisbury et Glasdale au haut des Tourelles. Le général anglais tombe frappé à la tête par im boulet de canon. Lamentations de Glasdale. Les autres chefs, accourus à ses cris, recommandent le secret sur cet événement. P. 1 19-12/1.

Délibération des bourgeois et des hommes de guerre rassemblés à Orléans. Deux bourgeois sont choisis parmi les procureurs de la ville pour aller vers le roi Charles lui demander l'autorisation de brûler les faubourgs et les églises de la rive droite, et requérir du secours. P. 126-128.

Salisbury mort, les Anglais songent à charger un nouveau chef de la direction du siège. Us envoient prier Talbot , qu'un peu de jalousie avait retenu jusque-là , de venir se joindre à eux. Leur messager tombe entre les mains des Français et est amené à Orléans. Pour se l'acheter, il apprend aux assiégés la mort du général anglais. Celte bonne nouvelle relève leur courage. P. 129-1/10.

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En faisant l'inspection des murailles, le receveur d'Orle'ans et les capitaines trouvent un canon vide sur la tour de Notre-Dame. Le canon est parti tout seul ! Chacun crie au miracle. Salisbui-y a été puni de sa félonie envers le duc d'Orléans et du pillage de Cléry. P. ilxi-ihli.

Arrivée à Chinon des envoyés Orléanais. Introduits près du roi , ils lui exposent la situation précaire de leur cité; néanmoins les habitants ont juré de résister jusqu'à la dernière extrémité. Charles \1I les félicite et leur promet son assistance. Puis il fait appeler le Bâtard d'Orléans et le charge de porter secours à la ville assiégée. Plusieurs seigneurs, hommes de guerre fameux, sont mandés près du roi. P. ihli-iba.

Retour des deux envoyés. Us rendent compte de leur mission. Le receveur montre aux capitaines une bombarde nouvellement faite et nommée la Bergère. P. 162-1 56.

Etonncment et fureur de Talbot en apprenant la résistance d'Orléans et la mort de Salisbury. 11 jure de le venger; la ville rebelle sera mise à feu et à sang. Puis il ordonne à son maréchal de tout préparer pour son départ. P. i.Sy-iôo.

Le messager du roi transmet les ordres de son maître au maréchal de Sainte-Sévère, aux siros de Chabannes, de Beuil, de Valpergue. de Chaumont et à La Hire. Tous promettent de se rendre auprès du prince. P. 160-166.

Départ de Talbot à la tête de sa troupe. Son arrivée devant Orléans. Les seigneurs et capitaines anglais lui offrent le commandement, qu'il refuse d'abord et finit par accepter. P. 167-175.

Les seigneurs français , mandés par le roi , viennent successivement se mettre à ses ordres. Allocution que le roi leur adresse. U les prie d'aller au secours d Orléans. Tous jurent de combattre vaillanmient les Godons (Anglais), et partent avec le Bâtard d Orléans. P. 175-185.

Leur rencontre avec les Anglais, qui s'efforcent en vain de les empêcher d'entrer dans la ville. P. 185-187.

DéHbération des assiégés. La destruction des faubourgs et églises de la rive droite est arrêtée

et immédiatement exécutée. P. 187-190.

Conseil tenu par les chefs de l'armée anglaise, qui se plaignent de la lenteur du siège. U est

commencé depuis le 1 jour d'octobre . et l'on est au 3 janvier! Lord Falconbridge et le

bailli d'Evreux émettent l'avis de passer la Loire et d'attaquer la ville sur la rive droite.

Talbot approuve cette opinion et assigne la position que chacun occupera. Après quoi, il

passe la rivière au droit de Saint-Laurent. P. 190-196. Sortie des assiégés sous la conduite du Bâtard d'Orléans. Combat. Les Français sont rejetés

avec perte dans la ville. P. 196-200.

Talbot , les deux Suffolk et autres chefs se félicitent de leur victoire. On enlève les morts de

part et d'autre. P. 201-208.

L'amiral Louis de Culan se met en route pour Orléans. Attaqué par Talbot, mais secouru

par les assiégés, il fait son entrée dans la place. Félicitations qu il reçoit de sa bienvenue.

On s'apprête à battre les Tourelles à grand renfort d'artillerie. Coup d'essai de la bombarde la Bergère. P. 208-208.

Lord Falstaff ordonne à son sénéchal de tout préparer pour son départ. Il veut aller se joindre

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aux Anglais qui assiègent Orléans. Ce renfort est accueilli avec joie par Talbot et ses compagnons d'armes , qui exposent à Falstaff l'état des choses et lui demandent son avis. Une attaque générale aura lieu contre les murs de la ville. Talbot distribue les postes à chacun. Falstaff et Suffolk attaqueront la porte Renart; lord Scales et Lancelot de l'isle, la porte Bannier. Tous acceptent de grand cœur la charge qui leur est confiée , et se promettent le succès. P. 909-219.

Cependant les défenseurs de la ville, prévenus qu'ils vont être assaillis , tiennent conseil. Le maréchal de Sainte-Sévère , Chabannes et Poton de Saintrailles proposent de prévenir l'ennemi, en faisant une sortie. Theaulde de Valpergue, les sires de Villars, Mathias, de Guitry, combattent cette opinion. Mieux vaut repousser l'ennemi du haut des murs. Néanmoins le premier avis l'emporte. La sortie est ordonnée. Bataille. Les Français ont le dessous. Le Bâtard d'Orléans ordonne la retraite. P. 919-923.

Nouveau conseil tenu par les principaux défenseurs d'Orléans. Le maréchal de Sainte-Sévère pense qu'il faut envoyer vers le roi demander des secours. Il y a urgence; chaque jour leurs forces s'épuisent. Le Bâtard d'Orléans propose de charger de cette mission le sire de Villars et les deux Saintrailles. Ces choix sont unanimement approuvés. En outre , on décide qu'un héraut sera envoyé aux assiégeants pour demander une trêve et proposer de parlementer. P. 2 23-232.

Le héraut expose son message à Talbot. Celui-ci consulte ses lieutenants. Les propositions sont acceptées, mais la trêve sera de quatre heures seulement. P. 238-236.

Retour du messager. La trêve est trouvée courte par les capitaines français. La Hire , bien qu'il essaye de s'en défendre, suivant l'usage, est choisi pour aller parlementer avec les Anglais. P. 287-2^2.

Ceux-ci , de leur côté, choisissent le maréchal Lancelot de l'isle. Entrevue des deux parlementaires. Discours de La Hire, qui insiste sur la promesse faite au duc d'Orléans de respecter son domaine. Réponse de Lancelot. La conférence finit par des paroles injurieuses prononcées de part et d'autre. P. 9 42-9 5o.

A peine les parlementaires se sont-ils séparés , qu'un boulet , parti de la ville , enlève la tête de Lancelot de l'isle. Fureur des chefs anglais , qui crient à la trahison et jurent de le venger. P. 25o-253.

Les deux Saintrailles et Villars arrivent à Ghinon. Villars expose au roi l'objet de leur mission. Réponse de Charles. Il offre un nouveau secours de mille à douze cents gens d'armes, commandés par le sire de Gaucourt, William Stuart, connétable d'Ecosse, et le sire de Verdun. Il se loue de la résistance des Orléanais, en qui il a mis toute sa confiance. Les capitaines prennent congé en protestant de leur dévouement. Ils rentrent dans la ville assiégée. P. 253-264.

Charles VII, agenouillé devant le Paradis', invoque le secours du Très-Haut. S'il a failli, il s'humilie, il demande pardon de ses fautes; mais il supplie le Seigneur d'avoir pitié de

' Pour ia représentation de ce mystère, ie théâtre l'etraite sur le reste de la scène, se tenaient Dieu, la devait être divisé en deux compartiments dans le sens sainte Vierge , les anges et le^ saints : c'est ce qu'on de la hauteur. Dans la partie supérieure , un peu en appelait le Paradis.

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son royaume et de lui-même. Notre-Dame intercède pour lui. Les Anglais n'ont nui droit en son royaume. Le roi de France est le soutien de la chrétienté'. Saint Euverte et saint Aignan joignent leurs prières à celle de la Vierge. Dieu résiste d'abord. Les Français ont attiré sa colère et mérité leur sort par leur conduite impie. Nouvelles supplications , auxquelles se rend Notre-Seigneur. Charles recouvrera son royaume, mais les Français n'en auront pas la gloire. C'est une jeune fille qui aura l'honneur de délivrer le royaume de France. Dieu envoie l'archange Michel pour lui annoncer sa mission. P. 26/1-

Saint Michel annonce à la Pucelle la volonté du Seigneur. Doutes et naïf étonnement de la jeune bergère, qui bientôt se soumet à l'ordre de Dieu. P. 273-977.

.leanne va trouver Baudricourt, capitaine de Vaucouleurs, et le prie de la conduire au roi. Résistance et objections du capitaine, qui demande deux ou trois jours de réflexion. P. 278-281 .

Épisode du combat singulier de Verdille et de Gasquet, hommes d'armes gascons, de la compagnie de La Hire , contre deux hommes d'armes anglais. Gasquet témoigne à Verdille le désir de se distinguer par un fait d'armes contre l'ennemi. Verdille l'approuve , et tous deux décident qu'ils enverront défier deux hommes de l'armée anglaise. Le combat aura lieu la veille du jour de l'an. P. 281-288.

Préalablement ils vont demander l'approbation de leur capitaine. Réprimandes amicales et observations de La Hire, qui finit par céder à leur désir. Son héraut est chargé d'aller dans le camp anglais porter' le défi et présenter le gage de bataille : c'est un bijou d'or fin en forme de rossignol. P. 286-297.

Le héraut, arrivé dans le camp ennemi, fait connaître l'objet de sa mission. Talbot demande aux autres chefs ce qu'il faut faire : «■ Accepter, disent-ils, et rabattre le caquet de ces tf Gascons. 15 Simon Morbier, prévôt de Paris, offre de présenter un champion. Sir Rameton fournira l'autre. La joute aura lieu dans la soirée. P. 297-802.

A cette réponse rapportée par le messager, Gasquet et Verdille expriment leur joie et vont s'armer. Sur l'ordre de Talbot , les deux champions anglais en font autant. Détails du combat, auquel assistent les principaux chefs des deux armées. Gasquet tue son adversaire. P. 3o2-3o4.

Talbot propose à ses lieutenants d'envoyer demander à Paris des vivres et des renforts. Lord Falstaff et le bailli d'Evreux sont choisis pour cette expédition. Ils adressent leur requête au prévôt de Paris, qui leur promet un secours de vivres et d'artillerie. Appel aux hommes d'armes publié à Paris. P. 3o5-3i3.

Le Bâtard d'Orléans, informé du départ du convoi, est d'avis qu'on aille l'attaquer, avec le secours du comte de Clermont qui vient d'arriver à Blois. Jacques de Chabannes, Le Bourg de Bar et Thibaut de Termes, désignés pom- se rendre à Blois, acceptent avec empressement. Ils sont surpris et défaits par un parti ennemi , commandé par John Pôle et ' lord Scales. Le Bourg de Bar est pris, conduit à Talbot et emprisonné à Marchenoir. P. 3 1 3-3 19.

Guillaume d'Albret, seigneur d'Orval, et le maréchal de la Fayette viennent se joindre aux défenseurs d'Orléans. En même temps reviennent Chabannes et Thibaut de Termes , qui

Lvni

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racontent leur déconfiture. Le Bâtard d'Orléans décide qu'il ira lui-même à Blois à la tète d'une forte troupe. P. 3 19-8 2 5.

Arrivé à Blois, il propose l'entreprise au comte de Glermont, qui accepte. Cependant le convoi anglais part sous la conduite de Falstaff, du bailli d'Evreux, de sir Th. Rameton et du prévôt de Paris. P. SsS-Say.

La Hire, en l'absence du Bâtard d'Orléans, ordonne la marche de la troupe qui doit se porter à la rencontre des Anglais. Le comte de Glermont se met en route de son côté. Temps d'arrêt. Le comte envoie un messager dire aux capitaines partis d'Orléans d'attendre au lendemain qu'il soit prêt à donner la bataille. Énergique refus de La Hire. rf L'ennemi profitera de ce retard pour se préparer et se parquer derrière les charrettes, n Il est appuyé par l'amiral de Culan. Nouvelle insistance du comte de Glermont. Les Anglais s'enferment dans leur parc. Escarmouche dans le bourg de Rouvray- Saint - Denis. P. .328-336.

Les Français, conduits par La Hire, auquel se sont joints le Bâtard d'Orléans et le connétable d'Ecosse, assaillent le camp ennemi. Vive sortie des Anglais. Les Français, ne recevant aucun secours du comte de Glermont, sont défaits et se retirent dans Orléans. Le Bâtard pleure amèrement la perte des guerriers qui ont succombé dans cette affaire : le connétable d'Ecosse et son frère, le seigneur d'Orval, les sires de Verdun, de Ghâteaubrun. Jean Chabot, Louis de Rochechouart , la fleur de la noblesse de France! Chacun déplore les conséquences de cette fatale journée. Les morts seront enterrés à Sainte- Croix. P. 336-345.

De leur côté, les Anglais chantent victoire. Mal en a pris aux Français de vouloir goûter de leurs harengs ! Talbot accueille avec honneur les chefs du convoi. P. 345-35 1.

Nouvelle scène dans le ciel. Notre-Dame, saint Euverte et saint Aignan rappellent à Dieu la promesse qu'il leur a faite de secourir les Français, dont les affaires semblent désespérées. Dieu ordonne à Michel de se rendre auprès de la Pucelle. P. 35 1 -35 2.

Saint Michel accomplit son message: n Que Jeanne aille trouver Baudricourt, elle n'éprouffvera plus de refus, n La Pucelle exécute l'ordre du ciel. Le capitaine se rend de bonne grâce à ses désirs. Il lui procure des habits d homme et lui donne pour guides Jean de Metz et Bertrand de Poulengy. Pleine de confiance, la jeune inspirée se met en route, emmenant ses deux frères. P. 353-359.

Délibération des défenseurs d'Orléans. La situation empire chaque jour. Le comte de Glermont s'offre pour aller trouver le roi , avec cinq ou six des principaux seigneurs. La Hire , l'amiral de Culan , le sire de Latour, Regnaut de Chartres , se proposent de l'accompagner. Le receveur et les bourgeois s'effrayent et se plaignent de voir ainsi dégarnir la ville de deux à trois mille hommes. Une autre proposition est faite par Saintrailles. Il faut aller trouver le duc de Bourgogne et l'apitoyer sur le sort d'Orléans , dont le seigneur est son parent. Cet avis est approuvé. Poton et deux bourgeois iront en ambassade auprès du duc Philippe. P. 359-867.

Introduits devant ce prince, les envoyés Orléanais présentent leur requête par l'organe de Poton de Saintradies. Les Anglais, sans droit, sans raison, ruinent le domaine et veulent détruire la cité du duc d'Orléans, leur prisonnier. Accueil favorable que leur fait le duc

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ux

de Bourgogne. 11 ordonne à son héraut d'aller trouver Talbot et le sommer de lever le siège. Si celui-ci refuse, il publiera l'ordre à fous les Bourguignons de quitter l'armée anglaise. Retour des envoyés. P. Sôj-.SyS.

Le messager bourguignon dans le camp anglais. Talbot et ses lieutenants se récrient fort contre les prétentions du duc. Ils n'auront garde de partir avant d'avoir pris la ville. Publication à son de trompette de l'ordre du duc de Bourgogne. Le messager revient rendre compte à son maître de sa mission. P. Sy/i-Syy.

Arrivée de la Pucelle à Ghinon. Jean de Metz annonce sa venue au roi. Charles, ne sachant s'il doit la recevoir, consulte ses conseillers, lis sont d'avis d'interroger d'abord les gentilshommes qui l'ont amenée. P. SyS-.SSS.

Mandés par le roi , Jean do Metz et Bertrand de Poulengy expliquent pourquoi ils se sont chargés d'amener cette jeune fille. ffElle est si prudente et si sage, elle les a convaincus «par son beau parler! (j'est par miracle qu'ils ont échappé à tous les dangers de la route, n Le roi décide qu'il la recevra le lendemain. Cependant il consulte encore. L'un des conseillers donne l'idée d'éprouver la jeune fille. L'un d'eux prendra les habits du roi. et celui-ci sera confondu dans la foule des seigneurs. P. 38.3-889.

I.a Pucelle est introduite. Elle démêle la supercherie et, s'agenouiliant devant le roi, lui dit qu'elle est envoyée de Dieu pour faire lever le siège d'Orléans et le mener sacrer à Pieims. Remercîments du roi, qui la congédie avec honneur. P. 890-893.

Nouveau conseil où l'on décide que la jeune fille sera conduite à Poitiers, pour y être interrogée devant le parlement. P. 893-896.

Interrogatoire de Jeanne par quatre présidents du parlement et l'inquisiteur de la foi. P. 897-^06.

Retour à Chinon. Le premier conseiller rend compte au roi de l'impression favorable que la jeune fille a faite sur le parlement et les docteurs. Charles VU n'hésite plus à reconnaître la mission divine de la Pucelle, qui lui a révélé un secret connu de lui seul. Il s'occupe de son armure. Sur l'indication donnée par elle, on envoie chercher, à Sainte-Catherine de Fierbois, l'épée dont elle se servira. Description de son étendard. P. 4o6-ii-3.

Le messager du roi à Sainte-Catherine de Fierbois. L'épée désignée, avec les cinq croix à la garde, est trouvée, dans un vieux coffre derrière le maître-autel, et rapportée à Jeanne. En la recevant, elle voudrait déj;i partir pour combattre. P. /n'i-/ii5.

(Conseil tenu par les généraux anglais, pendant lequel le comte de Suffolk exprime la fantaisie (le faire un échange de cadeaux avec le Bâtard d'Orléans. Il lui envoie des raisins et des ligues. Le général français répond à sa courtoisie en lui envoyant de la panne noire. Cependant une attaque contre la ville est ordonnée par Talbot. Lord Gray ira courir sous les murs d'Orléans et tâchera d'attirer les Français; lord Scales le soutiendra, tandis que Suffolk, Falstaff et le prévôt de Paris se tiendront en embuscade. P. A 16-^2/1.

Le Bâtard d'Orléans, prévenu de l'assaut qui se prépare, prend ses mesures pour le repousser. Il assigne à chacun son poste. Bataille. Lord Gray est tué par un boulet. Néanmoins les Français, après des perles sensibles, sont repoussés dans les murs de la place. P.

Talbot et ses lieutenants , tout en déplorant la mort de lord Gray, se félicitent de leur vie-

Lx SOMMAIRE.

toire. Au contraire, les Français se plaignent du résultat de la journée. Renaut Guillaume et Vernade sont pris, beaucoup d'habitants de la ville ont été tués. Ils ont eu tort de sortir, à la file, hors de leurs murailles. P. iay-iSa.

Le roi fait compléter l'équipement de la Pucelle. Il lui remet son épée et les éperons dorés des chevaliers. Puis il lui donne Jean d' Aulon poiu- écuyer, Louis de Contes pour page , et, pour conduire ses gens d'armes, le seigneur de Rais et Ambroise de Loré. Remercîments et protestations de dévouement de la Pucelle, qui prend congé du roi. Prière de Charles pour le succès de son entreprise. P. /»32-438.

Jeanne d'Arc arrive à Blois. De cette ville , elle fait écrire aux Anglais une lettre où elle leur signifie de se retirer et de rendre les villes qu'ils ont prises. Elle envoie son héraut porter cette lettre à Talbot. P. 438-4^2.

Surprise de Talbot à la réception de ce message, fril faut que les Français soient bien bas. ffdit lord Scales, pour placer leur dernière espérance en cette fille." — rf C'est une moffquerie, disent les autres; le héraut sera jeté en prison.« P. 443-446.

Hésitation de ceux qui accompagnent la Pucelle sur la route qu'il convient de suivre pour arriver jusqu'à Orléans. Le sire de Rais émet l'avis de cheminer par la Sologne (rive gauche), et de passer la Loire devant Chécy. Ambroise de Loré approuve ce conseil, qui est mis à exécution. Arrivée à Chécy. P. 446-45 1.

Le receveur fait part aux défenseurs d'Orléans de la nouvelle qu'il a reçue de l'arrivée de la Pucelle, avec un convoi de vivres et d'artillerie. Chacun s'en réjouit. On décide qu'on ira au-devant d'elle jusqu'à Chécy. Le Bâtard d'Orléans donne le signal et l'exemple du départ. Echange de compliments. La Pucelle témoigne son impatience d'arriver à Orléans , mais on l'engage à attendre jusqu'au soir. P. 45i-456.

Entrée de la Pucelle à Orléans à la lueur des torches. Elle remercie de l'accueil qui lui est fait. Cependant elle s'inquiète du sort de son messager. A sa demande, le Bâtard d'Orléans envoie deux hérauts à Talbot réclamer le messager de la Pucelle. Sur la menace de représailles contre les prisonniers anglais qui sont à Orléans , et non sans force injures contre Jeanne, Talbot se décide à rendre le messager. P. 456-464.

Allocution adressée par la Pucelle , du haut du boulevard de la Belle-Croix , aux chefs anglais qui gardent les Tourelles. Lord Glasdale, Falconbridge , Molyns , lui répondent par les plus grossières insultes. Même tentative auprès de Talbot et de ses lieutenants, campés de l'autre côté de la Loire. Elle a le même succès. Jeanne irritée prédit leur défaite et leur mort à Glasdale et à Talbot. P. 464-472.

La Pucelle témoigne le désir d'attaquer la bastille de Saint-Loup. Elle encourage nominativement chaque capitaine et forme le plan d'attaque. Prise de cette bastille. P. 473-476.

Conseil tenu par les principaux défenseurs de la ville. Jeanne opine la première. Elle est d'avis de passer la Loire pour aller attaquer les Augustins et les Tourelles. Le Bâtard d'Orléans s'en rapporte à elle et promet de la suivre. Toutefois , quelques capitaines , Alain Giron, James du Tillay, de Chailly, Kennedy, élèvent des objections fondées sur la difficulté de l'entreprise. Gaucourt répond qu'il faut passer outre sans s'arrêter aux inconvénients signales. Sous l'étendard de la Pucelle, chacun d'eux en vaut mieux que cent. Villars et La Hire l'appuient. L'expédition aura lieu. P. 476-485.

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Talbot et les siens sont furieux de l'avantage remporté par les Français à Saint-Loup. C'est Jeanne qui en est cause. Horribles menaces qu'ils profèrent contre elle. De leur côté, Glasdale et ses compagnons font entendre les mêmes plaintes. Ils songent à se défendre vigoureusement dans les Tourelles. Deux ai'clies du pont seront rompues et l'espace vide caché par des fascines [paUssonis). Le bailli de Mantes se charge de diriger ce travail. P. /182-488.

Notre-Dame, saint Euverte et saint Aignan prient le Seigneur de venir en aide à la Pucelle et aux Orléanais. Dieu répond que telle est son intention. La Pucelle accomplira son œuvre , et par elle Charles recouvrera son royaume. Il envoie saint Aignan et saint Euverte pour la protéger et garder Orléans. Les deux saints partent joyeux pour exécuter cet ordre. P. 488-699.

La Pucelle, s'adressant aux capitaines français, dit qu'il est temps de passer la Loire et d'attaquer les Anglais à Saint-Jean-le-Blanc. Le Bâtard d'Orléans, La Hire et le seignem* de Graville répondent qu'ils sont prêts à la suivre , eux et leurs gens. Passage de la Loire et attaque de Saint-Jean-le-Blanc. Les Anglais résistent en vain , ils sont forcés dans les Augustins et repoussés derrière le boulevard des Tourelles. P. ùga-igy.

La Pucelle se félicite du résultat de la journée du 6 mai. Mais elle ne veut pas s'en tenir là. Elle campera devant le fort pour l'attaquer le lendemain. La plupart des capitaines essayent de combattre cette résolution. Les Tourelles sont trop fortes et trop bien gardées. Jeanne répond que leurs opinions sont bonnes en apparence , mais que le sort des batailles dépend surtout de Dieu. Celui-là en vaut dix à qui il veut donner la victoire. Le projet d'attaque est maintenu. P. /igy-So-a.

Glasdale et les Anglais qui tiennent les Tourelles s'effrayent et s'irritent des exploits de la Pucelle. ffCe n'est pas une fille, c'est un diable !" Tous leurs efforts doivent se réunir pour s'emparer d'elle. Ils vont être attaqués , mais ils ont l'avantage de la position. De leur côté, Talbot et ses lieutenants tiennent les mêmes propos sur le compte de l'héroïne. Ils délibèrent s'ils doivent secourir les Tourelles , mais ils se rassurent en songeant au nombre et à la valeur de ceux qui défendent ce fort. P. 5o2-5o8.

Le lendemain matin, 7° jour de mai, la Pucelle harangue les capitaines français et engage chacun d'eux à bien faire son devoir. Qu'ils chassent les Anglais de leur héritage et délivrent le roi Charles de ces anciens ennemis qui veulent lui ravir son royaume. Il sera sacré bientôt, mais non tant qu'un seul Anglais restera devant Orléans. L'assaut est donné. La Pucelle est blessée. Le Bâtard d'Orléans l'engage à se retirer du combat. La Hire, Sainte-Sévère, Saintrailles, lui reprochent de trop s'exposer. Que deviendrait l'armée sans elle? D'ailleurs, la plupart sont d'avis de ne pas recommencer l'assaut; mais Jeanne les supplie de ne pas se décourager. P. 5o8-5i4.

Elle ordonne à son écuyer, Jean de Metz , de la prévenir quand la pointe de son étendard touchera le mur des Tourelles , et se relire pour prier. Nouvelle scène dans le Paradis. Dieu envoie saint Michel ranimer la confiance de la jeune fille et lui promettre la victoire. P. 5 1/1-5 18.

Sur l'avis que la queue de son étendard touche la muraille, l'héroïne engage les capitaines à recommencer l'assaut. Quelques-uns font des objections; maisPoton de Saintrailles, le

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baron de Goulonces et le Bâtard d'Orléans lui donnent l'assurance qu'ils sont disposés à la suivre partout. Nouvelle attaque et prise des Tourelles. Glasdale et plusieurs autres chefs anglais sont noyés dans la Loire. P. 5 1 8-523.

Discours de la Pucelle , qui se félicite de la victoire et rend grâce à Dieu et à la vierge Marie pour avoir fait triompher les armes françaises. Les chefs qui ont secondé Jeanne lui attribuent l'honneur de cette conquête inespérée. L'armée rentre à Orléans. Le receveiu" et les bourgeois viennent au-devant de leur libératrice et lui adressent leurs remercîments. Réjouissances générales. P. 523-53o.

Fureur et plaintes de Talbot. Il déplore amèrement les pertes que l'Angleterre a faites dans la personne de Glasdale et de ses vaillants compagnons. 11 jure de renoncer à la chevalerie, s'il n'exerce de terribles représailles contre la Pucelle et les Français. Le duc de Bedfort, le cointe de Somerset et autres seigneurs cherchent à le réconforter. La fortune des combats est incertaine. Les lamentations ne remédient à rien. Un conseil de tous les princes et capitaines décidera quel parti reste à prendre. Sur l'ordre de Talbot, un messager va convoquer plusieurs chefs anglais, entre autres Robin Héron et lord Falstaff. P. 53o-54o.

Le conseil s'ouvre par un discours du général de l'armée anglaise. Il revient sur la prise des Tourelles. Il se fiait au nombre et au courage éprouvé des défenseurs du fort; sans cela, il serait allé en personne les secourir. Le comte de Somerset émet le premier l'avis de lever le siège. Cette opinion est appuyée par le comte de Suffolk , John Pôle , Hungerford et, en général, par tous les assistants. La retraite est résolue. P. 5/io-548.

dépendant, à Orléans, le faiseur de guet vient prévenir la Pucelle des allées et venues qu'il a observées, pendant la nuit, dans le camp ennemi. Celle-ci prie le Bâtard d'Orléans, qui est venu pour avoir des nouvelles de sa blessure , de faire sonner les trompettes et assembler les troupes. Les chefs réunis, la délibération commence. Tous les renseignements s'accordent sur ce point que les Anglais font leurs préparatifs de départ. Les laissera-t-on partir sans leur barrer le passage? Les sires de Graville, de Rais, etc. ne sont pas de cet avis, fi Ce serait une honte , dit le brave La Hire , de les laisser aUer sans coup férir ! i Néanmoins la Pucelle pense qu'en l'honneur du dimanche on ne doit pas les assaillir, s'ils n'attaquent pas les premiers. On devra seulement sortir de la ville en ordre de bataille. Départ de l'armée anglaise. P. 548-556.

\u retour des troupes françaises, le receveur et les bourgeois d'Orléans témoignent leur reconnaissance à la Pucelle qui les a délivrés de ce long siège. Réponse de Jeanne : cr C'est rtDieu qui a tout fait et a eu pitié d'eux. Qu'ils en gardent à jamais mémoire In Quant à elle, avant de partir pour aller trouver le roi, elle les remercie de l'accueil qu'ils lui on( fait. Puis, s'adressant aux hommes de guerre, elle prend gracieusement congé d'eux, et désigne , pour l'accompagner, le baron de Goulonces et le sire de Rais. Tous se mettent à ses ordres, qu'd faille rester ou la suivre. P. 556-567-

Entrevue de Charles VII et de la Pucelle. Le prince la remercie et la félicite de ses hauts faits. Jeanne lui rend compte du siège d'Orléans , dont les habitants ont grandement fait leur devoir. Elle le prie ensuite de vouloir bien se préparer au voyage de Reims. Le roi lui présente le duc d'Alençon, qui désormais marchera de compagnie avec elle. P. 568-

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Discours de Charles aux seigneurs de sa cour. Il rappelle les événements qui viennent de s'accomplir et les services que lui a rendus cette jeune fille envoyée du ciel. Maintenant elle veut le mener à Reims. Que doit-il faire? Le duc d'Alençon répond que le roi doit se confier à elle. Mais , avant de partir pour Reims , il faut déloger les Anglais des villes qu'ils occupent sur les bords de la Loire. Il offre d'y aller avec Jeanne. Le sire de Rais et le baron de Coulonces sont du même avis. La Pucelle est rappelée. Le roi lui fait connaître le projet qui vient d'être approuvé. L'héroïne s'emploiera de grand cœur à l'exécution de ce plan, de concert avec le duc d'Alençon. P. 575-586.

Le duc et la Pucelle prennent congé du roi. Retour à Orléans. Joie des habitants en l'evoyant leur libératrice. Le Râtard d'Orléans, le duc d'Alençon et les autres chefs, délibérant sur ce qu'il faut entreprendre, veulent connaître l'avis de la Pucelle. Elle propose de marcher sur Jargeau. A l'unanimité, les capitaines approuvent cette résolution. Jeanne, après avoir recommandé d'amener une partie de l'artillerie et particuUèrement la bombarde la Bergère, indique le départ pour le lendemain matin. P. 586-598.

Cependant un héraut anglais va prévenir le comte de Suffolk et ses frères , Jean et Alexandre . qui commandent à Jargeau , que les Fi-ançais, la Pucelle à leur tête, se dirigent vers cette ville. Ceux-ci s'en inquiètent : cette jeune fille leur a déjà fait bien du mal; ils la croyaient retournée dans son village. Ils ordonnent tout pour une vigoureuse résistance. P. 698-

Harangue de la Pucelle aux capitaines avant de partir pour Jargeau. Elle règle l'ordonnance de l'armée et assigne à chacun son poste. Les plus grands seigneurs, le duc d'Alençon, le comte de Vendôme, tous enfin, jurent de la suivre et de lui obéir. L'arrivée de l'armée française est signalée aux commandants de la garnison de Jargeau. Ai'rivée devant cette ville. Premier assaut infructueux. P. 608-616.

]^e bruit se répand parmi les assiégeants que Jargeau va être secouru par Talbot et lord Falstaff, partis de Paris à la tête d'une grosse troupe. Dans le conseil des chefs, on propose de lever le siège. Le duc d'Alençon et le Râtard d'Orléans désirent savoir ce qu eri pense la Pucelle. Jeanne prend la parole pour les engager à persévérer. Interpellant directement La Hire : ff Doit-on, dit-elle, se décourager après un seul assaut? Ce serai! encourir un grand reproche. •» La Hire jure qu'il restera tant qu'elle voudra et lui obéira jusqu'à la mort. Les autres suivent son exemple. Le siège sera continué. Jeanne les remercie et exalte leur courage par un nouveau discours. P. 616-626.

Le comte de Suffolk, s'adressant à ses frères et à ses lieutenants, les engage à ne pas désespérer et à faire bonne contenance. L'assaut a été meurtrier, mais . en résultat , défavorable aux Français. John et Alexandre Pôle abondent dans son sens. C'est surtout à Jeanne qu'ils en veulent , et ils se promettent de ne pas la ménager, si elle vient à portée de leurs coups. Préparatifs de défense. P. 626-631.

ÎS'ouvel assaut. Une pierre énorme est lancée sur la Pucelle, et n-chacun doit la voir choir sur sa tête," dit l'auteur. Les seigneurs français, effrayés, accourent près de la jeune fille qu'ils trouvent assise contre la muraille. Heureusement, la pierre, qui devait la tuer, s'est brisée en mille miettes. Mais ils en prennent occasion pour proposer la retraite. Nouveaux efforts de la Pucelle pour les retenir. Enfin l'artillerie, dirigée, suivant son conseil.

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contre la tour principale, fait une brèche par laquelle les Français entreiit dans Jargeau. P. 63 1-636.

Le comte de SuiTolk et ses deux frères, John et Alexandre, essayent de se sauver par le pont. Alexandre, le plus jeune, est tué par Guillaume Renaut. Celui-ci rejoint ensuite le comte et le somme de se rendre. Sufl'olk n'y consent qu'après avoir armé chevalier son adversaire. Après quoi Guillaume Renaut songe à mettre son prisonnier en sûreté. P. 636-643.

Harangue de la Pucelle , qui rend grâce à Dieu de la prise de Jargeau. Le duc d'Alençon propose d'en donner la garde à Thudual de Kermoisan. Celui-ci, par modestie, se défend d'accepter cette charge, mais en vain; le choix est confirmé. Retour à Orléans. Compliments adressés à l'héroïne par le receveur et les bourgeois. P. 643-65o.

Un messager vient annoncer à Talbot et aux généraux anglais la défaite de leurs armes devant Jargeau. Nouvelle occasion pour ïalbot d'exhaler sa rage. Les lords Scales et Falstafl' s'efforcent de le calmer. Ils iront à la rencontre des Français et trouveront bien le moment de prendre leur revanche. P. 661-667.

La Pucelle envoie im messager au roi pour lui annoncer la prise de Jargeau , et le prier de se rendre à Orléans. En attendant , elle propose d'aller assiéger Beaugency, en passant par Meung. Le moment est favorable. De nouveaux seigneurs sont venus rejoindre l'armée : ce sont les deux sires de Laval, les sires de Chaumigny et de la Tour d'Auvergne. La volonté de Dieu est visiblement que les Anglais soient chassés du royaume. Tous les chefs répètent l'un après l'autre qu'ils agiront suivant son désir. P. 667-677.

Le message de la Pucelle est transmis au roi. Réponse du roi. Sur la demande expresse du duc d'Alençon, la Pucelle indique dans quel ordre l'armée marchera sur Beaugency. P. 677-687.

La guette du château de Meung signale au capitaine Rongefort (Hungerford?) l'arrivée des Français. Prise de la bastille élevée devant le pont de Meung. La Pucelle pense que , sans s'arrêter devant la ville, il faut marcher sur Beaugency. Beaugency pris, on aura Memig quand on voudra. Approbation unanime. On décide qu'on partira le lendemain à la pointe du jour. P. 687-694.

Lamentations du capitaine de Beaugency. Naguère il suffisait de dix Anglais pour déconfire cent Français. Malédiction sur la Pucelle qui a fait changer la face des choses! Il s'effraye du sort réservé à ceux qui sont dans la place. Lord Scales l'invite à ne pas se montrer si effrayé. Le prévôt de Paris donne l'idée d'un moyen de défense. Près de la porte du pont se trouvent beaucoup de caves ou citernes. Il faut y faire cacher une troupe d'hommes résolus. Quand les Français seront engagés dans la ville , l'embuscade sortira et leur coupera la retraite. Ce plan est approuvé , et l'exécution en est confiée au sénéchal de Beaugency. P. 696-704.

Long monologue du comte de Richemont, qui, considérant les gi-ands événements qui viennent de s'accomplir, déplore son inaction. Le roi est irrité contre lui à cause de la mort du sire de Giac. Néanmoins il est connétable de France; il se rendra à l'armée et priera la Pucelle d'intercéder pour lui. Il ordonne à son sénéchal de faire préparer ses hommes à se mettre en campagne. P. 706-708.

Jeanne fait sonner les trompettes dans le camp français, tr L'aube paraît, dit-elle aux capi-

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taines, c'est lo moment propice; ceux qui ont fait le guet toute la nuit se laissent aller au sommeil. i Départ pour Beaugency. Combat. Retraite des Anglais dans le château. P. 708-712.

En vue de Beaugency, Ricliemont envoie un messager pour annoncer son arrivée. Entrevue du connétable et de la Pucelle. Celui-ci la prie de faire sa paix avec le j'oi. Alençon et Vendôme appuient sa requête. .Jeanne promet de s'y employer de bon cœur. Mais il faul songer à en finir avec Beaugency. Les troupes sont rassemblées , Alençon et RiclienionI d'un côté, la Pucelle de l'autre ; le tout forme une grosse armée. P. 712-793.

fie bailli d'Èvreux, apparaissant à une fenêti'e du château de Beaugency, demande à parlementer. Les Anglais rendront le château à condition qu'ils auront la vie sauve et la faculté d'emporter leurs biens. Le duc d' Alençon lui répond qu'il va soumettre ses propositions à la Pucelle et aux autres chefs de l'armée. P. 728-727.

Le duc expose à la Pucelle et au conseil des seigneurs les propositions du général anglais, ff Qu'on leur accorde la vie, mais sans rien leur laisser emporter qu'un bâton blanc au poing. « C'est l'avis du plus grand nombre , entre autres , du comte de Vendôme , du Bâtard d'Orléans, d' Alençon, de Graville, de Poton, etc. Quelques autres pensent qu'il ne faut pas leur accorder merci. Après quoi , la Pucelle résume les opinions et fait connaître la sienne. Elle est pour des conditions plus douces. Les Anglais auront la vie sauve et sortiront avec leurs bagages et leurs chevaux sellés , mais ils ne pourront rien emporter de plus qui excède la valeur d'un marc d'argent. P. 727-788.

Le duc d'Alençon porte ces conditions au bailli d'Evreux, qui, après quelques observations, les accepte. Les Anglais quittent le château et défilent deux par deux, leurs salades en main, devant l'armée française. P. 788-7/15.

Pendant que les Français chantent victoire, le bailli d'Évi^eux gémit d'une capitulation qui va le couvrir de honte. Sir Rameton lui répond qu'ils n'étaient pas en force pour résister. Sur l'avis de Simon Morbier, ils se replient sur Meung. P. 7/16-750.

Arrivés devant cette place, ils conseillent d'abandonner une position qui n'est pas tenable, et de se diriger, à travers la Beauce, sur Janville, où ils rejoindront Talbot. Un messager envoyé à la rencontre du général anglais lui apprend la reddition de Beaugency. P. 760- 755.

Réunion des deux corps d'armée anglais. Talbot reproche aux défenseurs de Beaugency de n'avoir pas tenu deux ou trois jours de plus. Il arrivait à leur secours. Mais le mal est fait, il n'en faut plus parler. Les autres capitaines promettent de prendre leur revanche dans une bataille rangée. Rs marchent sur Janville. P. 765-760.

La Pucelle , instruite de la retraite de l'ennemi sur Janville , annonce l'intention de les poursuivre. Conseil. La Hire et Poton appuient chaudement le projet d'attaque. H ne faut pas leur laisser le temps de s'enfermer dans les murs d'une place forte. Cette opinion est généralement approuvée. Jeanne envoie La Hire reconnaître et inquiéter l'ennemi. La Pucelle, sur l'avis du capitaine, se porte en avant et aperçoit les Anglais répandus dans la plaine, non loin de Patay. P. 760-768.

Cependant les Anglais, en voyant approcher l'armée française, s'encouragent à faire bonne contenance. Les Français sont plus de huit mille, sans doute, mais ils étaient dix contre

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