‹ Le mistère du Siège d'OrléansChapitre 66 sur 154 · LE SIRE DE VERDUNG · texte numérisé non relu

LE SIRE DE VERDUNG

Roy très puissant, je prends congié De vous icy présentement;

Qu'i m'est tart que soye rengé En bataille certainement Encontre Anglois; que faulsement Veullent le royaulme chalangier^; A tort, sans cause et aùltrement Le veullent ainsi laidengier^.

VILLARS

Sire, «de vous congié prenons, Faire nous convient diligence ; Que ceulx d'Orléans joyeulx seront De nous voir en telle puissance.

Et leur est tart, comme je pense, De savoir de nous des nouvelles, Et aussi de vostre ordonnance; Que y se fient tous en ycelles.

6li r". SAINTRAILLES.

A Orléans, sire, nous allons Pour eschever le demeurant; Bien à besoigner nous y arons, Ce croy, ainsi que je prêtant. Si vous pry, soyez souvenant, Ayant de voz amis mémoire; Que nous ferons, se Dieu plaist, tant Que ce sera à vostre gloire.

POTON

Sire , ayez parfaicte fiance Que loy animent vous servirons De corps, d'armes et de chevance;

Terme de droit, revendiquer.

Outrager, couvrir d'ignominie.

Et de tout tant que nous pourrons Yoz anemis combaterons En delFendant vostre querelle, Et de tout point les destruirons De leur mauvaitié très rebelle.

LE ROY

Mes amis, à Dieu vous commant, Que Dieu vous vueille bien conduire-;' Faictes si bien qu'on puisse dire Que acquis avez vengement.

LE SIRE ESTUART.

Nous y allons joyeusement, i64 v". Pour voz anemis desconfire.

LE ROY

Mes amis, à Dieu vous commant, Que Dieu vous vueille bien conduire.

GAUCOURT

Nous n'avons autre pensement Que les Anglois vouloir destruire, Qui contre vous veullent mesdire Et vous donner empescbement.

LE ROY

Mes amis, à Dieu vous conmiant, Que Dieu vous vueille bien conduire; Faictes si bien qu'on puisse dire Que acquis avez vengement.

Lors partiront, eï y a pause. — Puis dit

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