PREFACE. XIII
(le vices honteux où il se perdit. Mais, comme quelques-uns de ces monstres qu'entraîne au mal une imagination ardente et dén^'gle'e, comme INe'ron, par exemple, avec lequel il semble avoir eu plus d'un point de ressemblance, il était artiste ou du moins il aimait les arts, notamment la musitpie; il entretenait près de lui line chapelle nombreuse; il s(ï passionna aussi pour les jeux du théâtre, dont les premiers essais avaient alors l attrail de la nouveauté.
On lit dans un mémoire présenté par ses héritiers pour démontrer ses folles prodif^^alités :
llem Jaisoil faire jeux , farces, morusques , puer mystères à la Peiitecoste et à l'Ascension sur de hauts cluijjanx , sous lesquels estoil hypocras et autres forU> vins comme en une cave.
Qu'il se lenoit es villes comme Anf^ters, Orléans cl autres, auquel lieu d'Orléans il demeura un an sans cause et y despeudil quatre ruip^ts à cent mille escus, empruntant de qui lui vouloit prester, en^^afreanl les haiptes et joyaux pour moins qn ils ne valoient . puis les rachetant Inen cher, etc. etc. '
Après ce f('inoi{jiiajje, n est-il pas permis de croire que le l///.sti-re du ste'ge dOrleans l'Iait du nombre de ceux (|iie (jilles de Hais Taisait jolier à si {jiaïuls frais, el n \ est-on pas d autant plus port*' <|ue cette œuvre (lraina(i(|ue rappelait un lait d armes où il avail acquis quelque {jloire . el qiiil \ jouail son rôle parmi les jiersonnaj;;es mis en scène par I auteur? Une parlie des sommes énormes (piil (b'pensa à Orléans !ia\ail-elle p;is celle deslination ? (bie dire aussi de celle bannière ipii lui avail a|q>arlenii el qui lui achetée pour le coniple de bi commune? Klait-ce ^a propre bannière de combat (pi il avait mise en {ja};e et qui élail restée entre les mains <l un Orb'anais ? Il est dillicile de \r penser. N était-ce j)as plutôt un souvenir du siège, (piebjue étendard liistorique il
' D. Morice . l'mivos de rhisloire de liretajjne . l. II. p. i336. ,