LE CONTE DE CLEREMONT
Messcigncurs, entendez icy Et ad ce que vous vueil dire :
Nous sommes en peine et soussy Et congnois que avons le pire.
Voloir m’est pris aller de lire A Chinon, pour parler au Roy,
Remonstrer le dangier et l’ire Que Anglois font, comme je vov.
Vous savez, nous avons perdu
Le bon connestable d’Escosse,
Qui avoit en luy la vertu;
Nul ne comparoit à sa force. . 9*3»
F* *35 r*. Or-est il mort à line force,
. Aussi le sire de Verdung,
Alebret qui estoit renforce,
Et le sire de Chasteaubrun;
Puis le sire de Montpippcau, 9*4*
Aussi messire Jehan Chabot,
D’autres seigneurs ung grant monceau,
Qui nous est ung mauvais cahot.
Quant à moy, suis de ce complot
Que nous y aillons cinq ou six 9*45
Des princes, d’un commun accort,
Pour provoir à leurs entrepris. <
Vous, sire Estienne de Yignoües,
Besoing est que vous y veignez
Au Roy remonstrer ces parolles 9*5o
* Et pour y voloir bien besoigner,
Aussi pour le royaulme espargner,
Que je voy en double et balance;
Jour et nuyt y devons soigner
Et y mectre résistance. 9*-V>
LA HIRE
Je croy bien que ce seroit le mieulx De parler au Roy voirement,
Que ce cas est bien dangerculx.
Et n’y voy point appoinctement.
Nous luy dirons publiquement 9*<>«
Comme le royaulme est en dangier F* *35 t". Pour y prouvoir aucunement,
Qu’i n’y viengne grant destourbier. .
F* a3fi f.