‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 112 sur 222 · U* FRERE · texte numérisé non relu

U* FRERE

Ma seur, je n’ay autre désir

Si non de vous faire service,

Et de bon cueur vous obcyr Par vostre voloir et notice,

Et me maintenir en ollice Comme il vous plaisa ordonner.

De ce qui sera en moy propice A voz plaisirs me gouverner.

LV PL CELLE

Capitaine, je prens congié De vous et de vostre maison;

De voz biens Dieu soit gracié.

Le vous rende en brefvc saison.

Je m'en voys, comme il est raison, Quant Dieu l'a ainsi ordonné.

Et vous gart de mal achoison;

A Dieu soyez vous commandé!

r»3fir’. BALDRICOlR'r.

Fille, Dieu vous vueille conduire Et vous gart de mal, de dangier!

'Desplaisant suis, pour le voir dire.

Dont vous ay esté estrangier;

Vers vous me viens humilier,

Et me pardonnez de l’olTence,

Priant Dieu que nul cncombrier Vous n’ayez à aller en France.

LA PLCF.LLE.

Mon amy, à Dieu vous commant Et à toute la seigneurie;

Tenez la en paix et unye Et vivez bien et justement.

g?nO

ij»o5

BAUDIUCODRT.

Jehan de Mes, Bertrand mesmeinent ,

Faictes luy bonne compaignie.

LA PUCELLE

Mon amy, à Dieu vous commant

Et à toute la seigneurie. gus

JEHAN DE ACES.

Monseigneur, croyez fermement E* s34 Nous la garderons, n’en doublez mie.

De mal, péril et villannie Jusqucs à la mort vravement.

L A PUCELLE

Mon amy, à Dieu vous commant CJ930

Et à toute la seigneurie;

Tenez la en paix et unye Et vivez bien et justement.

Lors partiront en belle ordonnance, et y a pause d'orgues. — Puis dit

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