‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 117 sur 222 · DUC DE BOURGOIGNE · texte numérisé non relu

DUC DE BOURGOIGNE

Mes bons amis, de vérité,

Joyeux suis de vostrc venue,

Et en bonne fidelité Vostre reqneste j’ay receue.

De la bonne amour que j’ay veue Qui est en mes amis d’Orléans,

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Recongnoistront que j'é congnue,

Que je leur vueil faire des biens.

Et pour honneur de mon parent Lequel tiennent en Engleterre,

Je leur feray lesser Orléans;

Les en vueil prier et requerre.

Et que nullement en la terre D'Orléans n’y aillent ne ne viengnent, S’i veullent mon amour acquerre Et qu’en mon plaisir se maintiennent.

J’ay mon herault que j’cnvoyeray Avecques vous pour leur noncer.

Et es Anglois commanderay Qu’i vueillent leur guerre cesser.

Et tout le pays delesser Contenant la duché d’Orléans,

Et de dix lieux [n’jen oppresser De toute la terre en tous sens.

POTON

Monseigneur, nous vous uiercyons De l’onneur et du grant plaisir Que il vous plaist de nous olïrir, Sans que desscrvy nous l’avons.

DUC DH BOURGOIGNK.

Je feray «pic y s’en yront,

Ou je leur feray desplaisir.

I" BOURGEOIS

Monseigneur, nous vous mercyons De l’onneur et du grant plaisir.

P shi r.

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