‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 118 sur 222 · LE DUC DE BOL'RGOIGNE · texte numérisé non relu

LE DUC DE BOL'RGOIGNE

Et sc les Anglois ne le font,

Je feray tous mes gens venir.

Sans ung seul homme retenir,

De mes pays ez environs.

POTOY

Monseigneur, nous vous mcrcyons De l’onneur et du grant plaisir Que il vous plaist de nous offrir, Sans que desservy nous l’ayons.

LE DUC DE HOl’UGOIGNE.

Trompeté, entens mes raisons:

Avecques ses gens tu yras;

Jusques à Orléans te menronl.

Auprès des Englois tu seras.

A Tallcbot feras inessaige :

C’est que, de par toy, je luy mande Luy, princes et tout leur barnaige Ne faccnt Orléans nulle escande, Mès vueillent partir de la lande Sans plus leur mener de unalerre.

Et que je leur prie et commande Qu i vueillent cesser ceste guerre.

Et se de ce sont reffusant,

Tu publiras à haulte vois Que, sans delay, incontiuant, Vide[ntj hors de l’oust des Englois Tous mes subgectz et mes convois Qui sont de mon obéissance,

9Ûs5

tfâhti

Sans plus guerroyer les François Ne faire aucune violence.

LE HERAULT

Monseigneur, à vostre plaisance Je l’acompliray de bon cueur.

Et es Anglois feray defTence <»5âo

De ne mener plus de rigueur En la terre de monseigneur • Le duc d’Orléans, vostre parent.

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