‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 212 sur 222 · LE CAPPITAINE DE MBUNG · texte numérisé non relu

LE CAPPITAINE DE MBUNG

Puis, messeigneurs, comment vous est?

Comment delessez Baugenci?

Croyez que fort nous en deplaist De l’avoir delessé ainsi.

ESVREUX.

N’en ayez esmoy ne souci,

Que les François y sont venuz, Lesquieux nous ont pris à merci, Autrement estions tous perduz;

Que y sont si grosse puissance Et une si terrible armée F* A86 r*. Et de si graul magnificence

Que n’eussions peu faire durée.

La Puccllc desmesurée Y est triumphanl que c’est rage,

Que jamès créature née •

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Ne vit armée de tel coraige.

El vous conseille pour le mieux Que plus yci ne nous tenons;

Nous ne sommes point gens pour eux Et say bien que icy viendrons.

Si scroit bon que nous aiissions Nous rendre tous dedans Yenville; Tallcbot là y trou verrons Et de noz gens plus de .vi. mille.

DUC DE SOMBRES ET

Vous nous dictes chose terrible Et dont je suis fort desplaisant.

Jamès je ne vis si orrible Chose, ne qui tant fust nuysant.

De desamparcr de céans,

De Meung, qu’an noz mains nous tenons:

Ce nous sera reproche grans Et grant deshonneur en arons.

MESSIRE JEHAN FACESTOT.

Faire le fault, ou nous morons Avant qu’i soit deux jours entiers.

Et nous sauvons se nous volons,

Ou voloir morir volontiers.

H ont ars et arbalcstiers Et artillerie à puissance,

Lances, vouges, crancqucniers:

A eux ne ferez résistance.

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