‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 36 sur 222 · UNG GENDARME · texte numérisé non relu

UNG GENDARME

Paix ! villain , qu’an malle contrée Ayez vous et mis en malan.

Par Dieu, ta teste eu sera frotéc, Se tu en parles de cest an 1

Le prestrc vient à Saltebry et dit :

Monseigneur, plaise vous savoir Que Nostre Dame de Clery E* 5A i*. Fut robée de vos gens asoir1,

* Je le vous asseure et le diz,

Et sont revenuz aujourd’uy Emporter tout le remariant.

« 1 Ho

SALKEBRY.

Je ne croy pas avoir celuy Le voloir faire de mes gens2.

1 Asoir pour orsoir, hier au soir.

1 Je ne crois pas avoir celui de mes gens

(personne de mes gens) qui le veuille faire, qui en soit capable.

LE PRKSTRE.

Monseigneur, je vous certifie Que ce sont vos gens proprement.

Qui l'cglise ont pris et ravye #

Et pillée tout entièrement.

SALLEBRY.

Ne m’en pariez plus, que lu mens,

Que mes gens ne Font point robée:

Et es'ung mauvais garnement D’avoir ccste chose trouvée.

fuis i’en va et dit le prestre :

Hclas! tu es bien desolée,

Très doulce Dame de Ciery,

D'avoir esté ainsi pillée De ces mauvaises gens icy.

Or, est le peuple en granl soussy Et en grant desolacion.

. Bcnoistc Dame, ayez mercy

Du pays et compassion !

Puis y a pause. — Et ceulx d’Orléans parleront et le receveur :

LE RECEVEUR

»\ Messeigneurs et noz bons amis,

Mectez vous sus tous, je vous pry.

On m’a dit que noz anemis . Sont venuz jusques à Ciery;

Anuyl ou demain seront icy,

Pour nous vouloir tous assigier.

•jtSâ

aîu.t

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