LE III
Tu cuides, pour ton beau parler, Eschapper, faulx Angloys infâme!
Y le nous convient despecher.
Et en enfer voise son ame !
MESSAGIER
Non faiz, seigneurs, par Nostre Dame!
1 Si m’ait Dieux, si Dieu m'aide, comme ci-dessus, page iso.
SAâo
Mès dire vous vueil vérité,
F* ws *•. Bien loyaument, sans aucun blasuie,
S’i vous plaist donner seureté.
LE PREMIER
Or, sus, avant nous soit compté 3*55
Bonnes nouvelles que tu dis.
le n\
Regardez, qu’il est aiïaicté !
De l’escouter je m’esbays.
MESSAGIER
Helas! mes doulx seigneurs gentilz,
Par l’ame de moy, est certain 3fi6o
Que noslre maistre n’est plus vis1.
Sallebry il est mis à fin.
• le nr.
Ha ! ha ! et Dieu ! que tu es fin !
Y dit que Sallebry est mort.
MESSAGIER
Ouy, par ma foy.
PREMIER
Quel pelerin ! 3ù65
Regardez comme il souille fort!
Par Dieu, paillart villain et ort,
F* «7 r\ A ce coup icy tu en morras.
Nous fault il faire tel rapport?
Et puis après tu t’en moqueras.
! Vit, vivant.
LE MISTERE Dü SIEGE D’ORLEANS.
MESSAGIER
Mcsseigneurs , je voi cy Je cas;*
Je vueil qu’on me face morir S’il n’est ainsi. Ne doubtez pas Que il est mort, sans en mentir.
LE if.
Y le nous convient retenir, 367".
Et le mener dedans la ville A mcsseigneurs, pour enquérir.
MESSAGIER
1) est vray comme l’evangille.