I.K MESSACIER
Mercy à Dieu, je suis venu
Et arrivé en Normendie ; * Aooo
Les François m’ont pris et tenu,
Mais, non pourtant, les remercie Qu’i m’ont voulu sauver la vie,
Ainsi qu’en leur dangier j’estoie;
Que bien advis ne m’estoit mye Aoo5
Voir l’eure que j’en reschapperoye.
p too r*. Je voy messire Tallebot,
Et autres plusieurs grans seigneurs;
Si luy vois faire mon rapport
A luy à qui sont tous honneurs, # 'w>o
Et de mes peines et labeurs Luy compteray de mon voyage,
Aussi des peines et douleurs De ceulx qui sont sus le rivage.
(S’adressant à Talbot «]
Très chier et rcdouhté seigneur,
Je viens cy en vostre prcsence.
De par les haults princes donneur.
De l’oust des Anglois l’excellance.
Glasidas, prince de vaillance.
Monseigneur, devers vous m’envoye. a<>*o
J^equehest en grant desplaisance, 9
Et bouté hors de toute joye.
Voicy lectres pour vous bailler.
En vous suppliant humblement Que y vous plaise que veillez Venir vers eulx présentement.
I) ont eu grant destourbement,
Comme par lectres pourrez voir.
* TALLEBOT.
Messagier, dea, die moy, comment!
Ne sont pas maistres les Anglois ? Soito
• MESSAGIER
Ncnny, sire, les Orlenois «
Ont tenu grant rcsistence.