‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 54 sur 222 · I.B SI RB DK ORES · texte numérisé non relu

I.B SI RB DK ORES

Nous avons parfaicte fiance Et en vostre grant hardyraent;

Si sommes tous sans différence Vous obbeyr totallement;

Que nous voulons entièrement Vous bailler du tout la poursuite.

Par le vostre gouvernement.

Et pour en faire la conduicte.

TÀLLEBOT.

Mes chicrs seigneurs, je vous emprye Que la charge ne me baillez;

Car à moy il n’appartient mie,

Et de ce vous vous travaillez.

Plusieurs sont, pour vous conseillier.

Plus suffisant et plus «pris.

Pour vous conduire et gouverner.

Et plus duisant que je ne suis.

LE CONTE DE SUFFORT

Ainsi le faire le vouions;

Aultre que vous n’aura la charge, Conclud est de tous les barons,

A vous appartient ccst ouvrage.

Vous y estes prudent et saige.

Pour nostre oust très bien gouverner.

Et tous volons, de bon coraige.

Acomplir ce que ordonnerez.

hhtb

VUo

bh'ib

!t!ibo

Messeigneurs, dont, puisqu’ainsi est, Et que ce soit voslre plaisir, L'acoinpliray, puisqu'il vous piaist.

A mon povoir, sans delTaillir:

Non pourtant, j’auroye désir ling autre en eust la gouvernance.

Si m’en doint Dieu à jove venir, Acomplir vueil vostrc ordonnance.

K* no* . Si me semble qui seroit bon De charger nostre artillerie,

Puis les assaillir de rendon, Monstrant avoir chiere hardie;

Que y savent, ne doubtez mie.

Comment Sallebrv a pris fin,

Par quoy pensent que couardie \ soit en nous, et soir et main.

Sy fault faire raieuix que devant.

Les assaillir de toutes parts.

Et sans repoux, ne tant ne quant, Monstrant corageux et expers.

Hardi/, soyez comme liepars.

Sans atendre ne pas ne heure;

Puis devant vous, comme renars.

Les verrez fouvr sans deineurre.

LE SIRE DE MOLINS

Monseigneur, à voslre plaisir.

Livré leur sera ung assault,

Vous voulant de cueur obbeyr,

A vous servir de Luit qu’i fault.

TALLEBOT.

Faictes tantost et sans deiïault

Que soit chargé l’artillerie, Vi8o

Pour batre leur ville et créneaux, r ni r* Et demain faire une saillie.

LE SIRE DK BONS

Sire, ne vous en doubtez mie.

Que tout sera prest au matin.

Et bien en point, quel que nul die, aas:.

A mectre Orléans en voslre main :

Et tous voz gens, soyez certain,

Tous prestz pour vous bien obeyr.

Mon vouloir est à ceste fin

De mectre Orléans à mon plaisir. '•V

Puis y a pause. — Et les Anglois s’armeront en fjranl point; puis dit 1 LE SIRE DE SAINTE SUAIRE, inaresrfiai do Frauff.

Or çà, monseigneur de Brueil,

* Et vous, monseigneur senescbal.

Présentement partir je vneil ,

Je le vous dv en general;

Que mon voloir especial a *9»

Est de servir de ma puissance Le Boy, et luy cslre loyal.

Ainsi que j’ay espérance.

F* ni >\ LE SIRE DE BUEIL.

C’est bien mon voloir et plaisance

De servir le Roy loyaulment,

De corps, d’armes et de chevance,

A mon povoir, entièrement.

Vous voyez cy présentement

Moy et mes gens, qui sommes prestz

A faire son commandement,

Où y luy plaisa, loing et près.

JAQl'ES DK CHAMBANNES.

Allons à luy assemblement,

Nous en serons mieulx, ce me semble, Et aussi plus bonnestement A mener noz gens tous ensemble.

Puis qu’ainsi est que on s’assemble, Présentement, devers le Roy,

Ainçois que on se dessamblc,

Allons ensemble en bel arroy.

Lors partiront. Puis dit

LE SIRE DE CHAUMONT

Monseigneur, quant il vous plaisa, Partons vous et moy, je vous prie ;

F* in r' Que on no.us atend de picça Devers le Roy, je vous allie.

Allons ensemble en compaignie,

Pour le roy Charles saluer,

Que tout prest suis, ne doubtez mie, Moy et mes gens, pour y aller.

THKAtl.DE DF. VALLEPRA1GNK.

Je vous en voloye prier.

Que je ne demande autre chose.

A5oo

!iüo5

Ai 10

Vous voyez mes gens appoinctez.

Et bien en point, bien dire l’ose.

Allons, sans plus y faire pose,

A son mandement, c'est raison ; Que mon plaisir se dispose Le servir en toute saison.

Puis parlent. — El dit

LA HIRE

Partir je vueil, sans plus atendre, Au Roy, qui m’a présent mandé, Que à son plaisir vueil entendre, Quant par luy je suis demandé.

A tous mes gens je commande Que ung chascun à moy se rende.

F* ii» **. Pourtant, se j’ay ung peu tardé, Luy merray une belle bende.

Page 1