SON MAISTRE D'OSTEL
Monseigneur, voicy tous voz gens Armez, abiilez et en point.
Qui sont tous prest et diligent A vous servir de point en point.
En leur harnois joliz et coings Ne leur fauit ardillon ne piece.
LA HIRE
Or sus, Gascons, Biscquaïns,
Venez pour acquérir noblesse !
Lors partiront, et y a pause. — Puis dit
SAINTE SUAIRE, marathal de France.
Très chier sire, je viens vers vous,
hüho
Par vostre voloir el notice.
Souverain roy pardessus tout,
A qui doy honneur et service.
De ce qui sera en raoy propice Suis prest loyaulment vous servir.
K* . , 8 r'. LEROY.
Pour maintenir paix el police,
De vous avoir j’ay grant désir.
LE SIRE DE BüEIL.
Sire, devers vous suis venu,
En suivant vostre mandement.
Ainsi comme je y suis tenu,
Et tous mes pjciis entièrement.
Pour acomplir totalement Voz plaisirs et voz volante/..
LE ROY
Joyculx me l’aictcs grandement,
Quant mes bons plaisirs contante/..
•JAQUES DE CHAMBANNES.
Roy souverain, à vous je viens Vous faire service et honneur,
Ainsi comme il vous appartient.
Et à mon souverain seigneur.
Dont je suis prest, du bon du cueur, Faire vostre commandement.
K* 1 1 3 v*. LE ROY.
J’ay en vous fiance et faveur Et en vostre grant hardiment.
LE SIRE DE CHAUMONT
Sire roy, par vostre ordonnance.
Venu suis vers vous humblement,
Vous faisant toute obéissance,
Comme tenu suis vrayement,
Soit en guerre ou autrement. *57»
Je suis prest, moy et mes gens tous.
LE ROY
Mandez vous ay premièrement,
Comme le plus me fiant en vous.
THEAULDE DE VALLEPAIGNE.
Chier sire, à vostre mandement
Suis venu pour vous obevr, A5So
Et tous mes gens entièrement,
Tous prest loyaument vous servir; t
Ne n avons nul autre désir Que acomplir vostre plaisance.
LE ROY
De vous voir je prens grant plaisir, A585
Et me donnez resjouyssance.
LA DIRE
A vous suis venu, noble roy,
Pour vous servir de ma puissance,
Et tous mes gens, en bel arroy.
Vous les voyez cy en presence, a5çi«
Esquclz ayez ferme fiance,
Qu i vous seront loyaulx et bons.
LE ROY
En vous j’ay parfaicte espérance Et en voz gens, tous quant qu’i sont.
Messeigncurs, tous en general. t'fyh
Je vous remereye humblement.
Comme, de bon cueur et loyal,
Vers moy venez présentement.
Je congnois véritablement
Que me volez bien et plaisir, V600
Quant ainsi à mon mandement Vous estes venu sans faillir.
S’i vous plaist, en vostre presence,
Vous reciteray mon affaire,
Dont j’ay douleur et desplaisance,
Qui à chascun est tout notoire.
Vostre roy suis, c’est chose voire.
De France, par droit et raison ; fle nul n'y doit estre contraire, ni'’. Mais obeyr sans mesprison. vfiio
Or, est il, et savez assez.
Anglais ont. voulu prandre terre.
Et, en grant puissance amassez,
Pour voloir mon pays conquerre.
Par force d’armes et de guerre, asi.s
Si ont soubzmis la Normendie,
Paris, Chartres tiennent en serre.
En mon royaulme et grant seigneurie.
Et de rechief si sont venuz
Devant Orléans, ma bonne ville, V6î.>
Et les environs desmoluz,
Pour y prandre leur domicilie;
Et y est le pays fertillc
LE MISTERE Dü SIEGE D’ORLEANS. .
Et cité que devons garder,
Qu’i n’en est point de plus utille Pour nous, comme bien l’entendez.
Doncqucs, messeigneurs et amis.
Je vous vueil humblement prier, Vous et vos gens, grans et petis, Je vous pry que vous y aillez, Pour encontr’eulx résister.
Et pour les habitans défendre.
Lesquelz je vueil, h mon povoir,
A les conserver y entendre.
A Orléans j’ay grant esperance.
Espoir et pour le présent;
Que c’est de mon pays de France
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La cité où plus je prétend.
Si vous pry soyez consentant D’y aller pour la garder;
Que par icelle je m’atend Pour le demourant recouvrer.
Voicy le conte de Dunois,
Lequel vous tendra compaiguie.
Pour secourir mes bons François,
Esquelz parfaictement me fve,
Et contre Anglois, qui, par envye, Par leur dampnable volunté, Veullent mon royaulme et seigneurie Tenir en tout leur liberté.