LE SIRE D'ESC ALLES
Euffans, ne vous doubtez de rien
Que nous sommes puissans pour eulx, '>too
Et sont nostres, je le voy bien.
Si serez tous victorieux.
De bien ferir soyez soigneux.
Vous les mectrez en desarroy,
Et, se vous estes vertueux, 5«o5
Orléans vous avez, je le croy.
LANCELOT DE LISLE
Seigneurs, ne faicles nulle doubte
Que lie soient tous mors on pris.
Saiilez sur eulx en une dote.
Incontinent seront surpris.
Ne soyez «le riens esbatz,
P* i<7 r'. Vous avez sur eulx l'avantaige.
Leur ville, faubours, seront pris Et leur boucherez le passaige.
M ESSUIE JEHAN DE LA l'OU.E.
Messeigiteurs, voi les cy venir.
Boutez vous dedans, il est heure Que nul ne pense de fouyr.
Mais que chascun bien y labeure.
Assaillir les fauit sans demeure Et aussi sans les espargner.
Suyvez moy, et qu’on me seceurre.
Je vois le premier commencer.
I lO
I-ors les trompe tes sonneront, et les batailles s’enlremcslcront vers Saint I/oreus. oii plusieurs d'un coustc et d'autre seront inors et blessez prisonniers, et plusieurs seront apportez sur les pavez *, avant du trel es jambes et bras, et mors. El seront rontraiurts de reculler les François dedans leur ville. Après rela dit
TALLEBOT.
Or avons nous, la Dieu mercy,
Sur eulx esté victorieux,
E* 1*7 *\ Quand chassés les avons ainsi 5i»5
Dedans leur ville pour le miculx.
Ne vous doublez jamès qu’yceulx Vous fassent désormais effort.
Ne qu’i soyent plus vertueux
Que y recongnoissent leur tort. 5<3o
' Pour p<woù.
LE MISTERE DI SIEGE D ORLBANS. •. 201 .
LE CONTE UE SUFFORT
Or avons nous eu la victoire Contre les François vaillamment.
Ainsi comme c’est chose voire,
Il ont eu le tort grandement.
Que batuz très cruellement 5,35
Ont esté en ccste rencontre,
Dont je croy bien certainement Plus n’y vendront faire leur monstre.
MESS IRE JEHAN UE LA FOLLE
\ nous fault penser au seurplus
De noz tentes et pavillons, 5ia „
Et de faire de plus en plus Noz taudiz et provisions;
Que de leur terre nous avons Jusijucs aux portes de leur ville.
Pour en faire ce que vouldrons 5,45
Comme de nostre domicilie.