LE II
Nous les ferons bouter en terre Et des principaulx rapporterons Qui ne vous en fauldra empierre.
Mais tout le vray vous en dirons. 5170
TALLEBOT.
Mcsseigneurs, y faull entretant Penser chascun de son logis;
Que ainsi, comme je prétend,
Gueres ne serons au pays
Que les François ne soient soubzmis 3175
Par nous de très piteuse mort.
Puisque contre nous ce sont mis En armes et fait leur effort.
Ung chascun meshny se réponse.
Et puis demain nous penserons 3>8<-
De tout point les villains enclorre ,
Que jamais y n’en partiront.
Puis icy y Rl puis dit
Faicles tentes et pavillons Tous loger à vostre plaisance, Qm^pvant trois jours les aurons.
N’en ayez aucune doubtance.
5isr»
a pause — el cependant l'on porte les corps d'une part et d’autre.
MESS IRE LOYS DK CULAM, admirai de Franee.
Le Roy, par la sienne bonté.
M’a mandé, depuis douze jours, #
Comment c’cstoit sa voulenté
Que je partisse et mes gens tous, 5i<»o
Pour aller donner du secours A ceulx d’Orléans, ses bons amis.
Qui sont en peines et douleurs Par Anglois, qui ont siege mis.
Si vueil partir sans plus attendre , s«*''
Et y aller tout le plus droit.
Pour les conserver et deffendre A mon povoir, comment qu’i soit.
Sus, mareschal, icy en droit:
Partons toust et diligamment, 5«o«
Et que tout soit prest à son droit Pour aller honnorablement.
SENESCIML.
Sire admirai, certainement Tout est prest il y a deux jours.
Voicy voz gens entièrement, 5ao5
Tous vos subgcctz et voz séjours, ‘
Pour acomplir vostre propoux Où il vous plaisa à aller,
Armez et abillez trestous Là où vous les vouldrez mener.