MESSIRE LOYS DE CÜUN
Or sus dont, prens mon estandart Ht partons très dilligamment Devers Orléans, que Dieu nous gart, Pour entrer honnorablcment.
Le commun dit certainement Que des Anglois sont assailli/.
De jour, de nuyt, incessamment ; Mais j’espoire les secourir.
Lors partiront, el à l’entrée viennent les Anglois au «levant; et «lit
TALLEBOT.
Messeigncurs, voilà venir gens.
Si cuidc que ce sont François; 5«*p
Y sont de trois ou quatre cens,
Et sont en point, comme je vois.
Gardez les passaiges destrois,
Et que à force on les reboute:
Que, ainsi comme je congnois,
Y sont en une belle rocte.
LOYS DE CULAN, l’adinint.
Messeigneurs , je voy là Orléans, Qui est moult fort plaisant à voir.
Et là, à cousté, droictcment
¥ est logé l’oust. des Anglois. *
Si voy que y nous viennent voir,
J’en voy là pluseurs aprocher
Armez, abillez comme roys,
Qui vers nous viennent à toucher.
LE SBNESCÏÏAL.
Monseigneur, je voy gens venir, 5*85
Et sont Anglois à mon advis;
Penser fault de les recueillir Sans estre de riens esbays.
Frappez dedans grans et petis
Tant que nous soyons en la ville; .r>*4<-
Que les François, comme je «lis.
Nous vendront secourir à file.
[xirs lu baffray de la ville sonnera et cculx de la ville saudront. Et les Angloys viennent frapper sur l'admirai et ses gens, et y a bataille, tellement que les Fran-