‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 69 sur 222 · SA · texte numérisé non relu

SA

De les espnrgner c’est follye,

Qu’i sont plains (le rébellion.

De laulse mauvaistié remplye,

Quant, par leur desloyalle envie, 5^95

Sy ont brullé tous leurs faubotirs,

Eglises, par grant villannye,

A tort, sans cause et sans propoux.

M ESSUIE JEHAN UE LA POLLF

Hz ont mauvaise volante

Et en eulx n’a nulle fiance, &5oo

Si convient de neccessité

Les pugnir de leur grant ollence.

Adfin que à tousjours souvenance Soit de leur faulse iniquité.

Et à tousjours mes rainenbrauce : 55v5

C’est les inectre en captivité.

LE SIRE D’ESCALLES-

Nous avons très grosse puissance Là, du cousté du Portereau,

Où nous avons bonne espérance.

Quant au regard de delà l’eau, ss*»1

Voicy ung temps jolis et beau,

Faictes estandars desployer.

Et gaignez ce noble joyeau :

Il est vostre, vous le voyez.

TALLEBOT.

Sà, inessire Jehan Facetot,

Que dictes vous ne que vous semble?

Y fault ycy de bon esloq Les assaillir trestous ensemble.

Nous povons aller, ce me semble, Jusques au rees de leur muraille.

Et y faire ung assault si ample Comme verrez que faire faille.

FACESTOT.

Vous, raessire Jehan Tallebot,

Esleu estes à ceste charge;

Vous y savez vostre trippot El y estes prudent et saige.

Ordonnez, en vostre corage,

Ainsi comme vous l’entendez ;

Nous autres et tout le bernage Vous voulons sauver et garder.

TALLEBOT.

Puis qu’i vous plaist, ordonneray Que vous et voz gens, s’i vous plaist. Vous yrez, et puis vous suivray Et de vous je me tiendrav près.

A la porte Renart yrayz Avecques le conte de Suffort .

Et de bon cueur les assaudrayz.

Sans espargner foible ne fort.

Puis devers la porte Banier Jusque à la porte Parisie,- Monseigneur d'Escalles, serez Avecques vostre compaignie.

Marcschal, à chere hardie Assaillez les, à une foulle.

Pour vous secourir je supplie Messire Jehan de la Polie.

Fouquamberge, aussi Glasidas,

De l’autre cousté assaudront.

Qui sont stillez de leur cas;

Et croyez que devoir feront. 555o

Four ce faictes que nous ayons Victoire contre ces François,

Et qui tant traveillez nous ont Et tant fait porter le harnois.

FACETOT.

De très bon cueur acompliray, 5555

Tallebot, tout vostrc ordonnance,

Et mon estandart poseray Sur leurs foussez à ma plaisance,

Et est bien mon esperance,

Orléans sera aujourd’uy destruit. 556o

Et mis en nostrc obéissance Devant chascun, sans contredit.

F* 1 38 r*. LE CONTE DE SIFFORT.

Je né p|s autre intencion Que aujourd'uy n’ayons victoire,

Et de mcctre à destruction 5565

Les Orlenois, c’est chose voire.

Tout temps nous ont esté contraire Et ont volu résister;

Mais y leur sera vendue chiere

Quant viendra à l’escot compter. 557o

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