‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 75 sur 222 · MONSEIGNEUR LOYS DE CULAN · texte numérisé non relu

MONSEIGNEUR LOYS DE CULAN

Vous congnoissez assez Anglois,

Y ne vous en fault jà riens dire.

Nous vous prions, allez les voir;

Y n’est point de nacion pire

GaoS

Et sont tousjours prcst de mesdire:

En eulx nul ne se doit fyer. Gais

u HIRE.

J'en feray qui devra suffire;

A Dieu jusques au retourner.

Lors icy y a pause. — El «luit avoir ung innssagior qui portera sou guidon «levant luy. Puis dit

TALLEBOT.

Çà, mcsseigneurs, y fault pencer Qui yra devers les François,

Diligemment s’en advencer. 6aao

D’eures n’avez que deux ou trois,

F' « 53 v. Et, pour abréger, je congnois

Mesure Lancelot de Lisle.

Quant à moy, lui donne ma vois;

H est suffisant et habille. 6»i5

KASTOT.

Le cas requiert selerité;

Puisque promis vous leur avez De par vostre auclorité.

Pour donques faire le devez.

Leur fut accordé, vous savez, 6a3o

Treve par vous leur fut promise;

Si la fault dont parachever,

Puisque ainsi l’avez promise.

D'ESCALLES.

C'est raison : y fault ainsi faire.

Et envoyer diligemment 6*3»

Ung prince de très noble affaire.

Qui ait sens et entendement,

Pour ouyr et savoir comment;

Que il ont treves demandées,

Et aussi voluntairement . Gui»

Vous les leur avez accordées.

Messire Lancelot de Lisle,

A luy, je luy donne ma vois;

En tel cas y scet le stille

Autant que je sairhe pour voir. Gais

Et en rapportera tout le voir De tout leur allegacion,

Et bien seay que y fera devoir Pour en faire relacion.

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