‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 79 sur 222 · I.E ROY · texte numérisé non relu

I.E ROY

Messeigneurs, bien venuz soyez; ><■>-,"

De vostre venue j’ay grant joye.

Je desire fort à savoir Des nouvelles la droicte voye.

Et sachez que bien y pensoye

De mes bons amys secourir, «575

Ne delesser ne les vouldroye.

Qu’en dangier peussent cncourrir.

Depuis huit jours j’ay cv mandé Les princes que vous voyez cy.

Et à tous leur ay demandé 65So

De leur bon voloir tout ainsi;

Dont lesquelz, leur bonne mercy,

Se offrent pour moy morir et vivre,

Et sont prest à partir dessv.

Vous les voyez cy à delivre : *>5«5

Messirc Guillaume Estuart,

Avec le sire de Gaucourt;

Sire de Verdung, que Dieu gart,

Et ces gendarmes à l’entour

Sont tous prest, pour le faire court, 1.590

LE MISTERE Dl' SIEGE D'ORLEANS.

Qui sont de mille à douze cent.

Vous les enmcnrez sans séjour, l^esquclz sont hardiz et vaillant.

Oultrc plus, des vivres aussi Avccques vous je vous en baille,

Que vous n’aurez de riens soucy.

Que de maintenir la bataille.

Et de ce que pourray, sans faille.

Je vous aideray, ne doubtcz,

F' i6» r’. De corps, de biens, comment qu’il aille, 6600

Du tout vous vouldré conforter.

Et du plaisir que vous me faictes,

Mes bons amis, je vous mercye,

En peine et en traveil vous estes

.Pour moy, et je n’en double mie; fifios

Mès jarnès, je vous certiflie,

Ne vous fauldray, ne près ne loing.

Ou soyez en quelque partie,

Se vous avez de moy besoing.

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