‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 80 sur 222 · VII.LARS · texte numérisé non relu

VII.LARS

Chier seigneur, nous vous mercyons 6fiio

De l’onncur et du grant plaisir;

Pour vous vivre et morir voulons,

A vous loyauluient vous servir.

De noz corps et. biens secourir,

Vous nyder de nostrc puissance, «sis

Sans en riens vers vous deflaillir.

Bien et loyauluient, sans différence.

saintraiu.es.

Chier seigneur, nous avons esté Du premier et commancement,

Sans en partir, n’yver n’esté.

Dedans Orléans certainement.

Où les Anglois cruellement Y ont fait diverses saillies,

Et gratis faiz d’armes vravement.

Où plusieurs furent mors et. pris.

Sy avons tou^ résisté

Contre leur mauvaise entreprise.

Et ung chascun s’est bien porté En fait d’armes et vaillantise.

Si fault penser par quelque guise On les puisse venir à chef.

Et q’un chascun de nous advise Ou i ne nous en viengne meschef.

POTO.N.

Noble roy, croyez de certain

Que ceulx d’Orléans ont beaucoup peine,

Et ont enduré maint butin Et mainte mauvaise sepmaine.

Si vous aymenl d’amour certaine,

Que y sont tous délibérez De soustenir vostre demaine Jusques à mort, sans varyer.

LE ROY

Certes, je le croy fermement;

En eulx j’ay parfaicte fiance Qu i ne me fauldront nullement,

Ne pour morir, comme je pense.

C’est la ville de toute France En laquelle plus je me lie,

Et où j’ay plus d’esperance

LE Ml ST ERE DU SIEGE D'ORLEANS.

Pour recouvrer ma seigneurie.

Messeigneurs, quant ii vous plaisa - Vous partirez trestous ensemble. *

Et chascun de nous en fera A son povoir, comme il me semble.

Faictcs tant que les autres exemple Preignent garde à voz puissans faix.

Et que vous ayez l'oriflainbe.

Qu’il en soit parlé à jamès.

MESSIRE (jlIJ.ES ESTLART, frer? du connMiable d'Escowc.

“ Sire, ne vous doublez de nous;

Que nous y ferons tel devoir Que parlé en sera tousjours De nostre puissance et povoir.

Si ne désire que mouvoir Pour voir les Anglois d’Englelerre,

Et pour encontre culx me prouvoir En butin et force de guerre.

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