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Je vous diray, pour abréger, i-* iji »*. Refuser on ne le doit mve;
Nous en serions à despriser Et nous en donnons villannie.
Pour ung, je vous le certifie;
Le vestiray de blans lia mois,
Et joyeux sera, je vous allie, l)e faire un peu peux es François.
RAMETON.
Ung autre, ainsi que je le croys.
Ne fauldra pas à y aller.
Et tantoust abillcr le vois Prestement, et luy en parler.
Cependant, faictes habiller Le vostre et qu i soit bien en point ; Le mien est pour les resveiller Et pour les mectre en petit point.
TALLEBOT.
Or, allez, sans plus de langaige, Aprester voz gens, il est temps;
Et je vois recevoir le gaige De ce mcssagicr là présent.
Or çà, baille moy ton prcsant.
Et leur <ly, pour chose certaine.
Je le reçoy joyeusement Aujourd’uy, en la bonne estraine.
Dy leur, après (ligner, baillerons Deux de noz gens emmy la prée,
Et que nous nous y consentons Aujourd’uy, en ceste journée;
Que bataille leur sera livrée A deux contre deux, seullement.
Ainsi comme il ont procurée En l’autre et non autrement.
MBSSAGIEH.
Messeigneurs, à Dieu vous comment.
Je m’en vois faire mon messaige, Tantost et bien diligemment.
En rapportant de bon coraige Comme vous, noble prince et saige.
Dictes, après digner, se rendent Ou champ, pour parfaire louenge.
Et que pour ce faire y entendent.
TALLF.BOT.
Que ne faillent pas les François Eulx y trouver, comment qu’i soit; Car nous mesmes les irons vois.
Savoir qui aura meilleur droit.
77yo
MESSAGIER
Partir je veil d’ici en droit Leur aller porter la nouvelle.
Comment avez conclu et fait Que la chose se parfera telle.
Lois s’en pari, et y a pose. — Puis dit l
F* 193 r'. LE MESSAGIEH.
Messeigneurs, je suis revenu De l’ost des Anglois proprement.
Il est vostre cas tout conclu ,
Que la juste' aurez vrayemcnt.
De deux de leurs gens seullemcnt Vous bailleront, comme avez dit.
Et, après disner, proprement Se trouverront en grant desduit.
Tallebot le m’a accordé,
Et se doit trouver en personne.
Qui m’a tout mon fait recordé.
Et dit que ce soit sus la nonne.
Plusieurs s’i trouverront en somme,
,* Et présent font armer leurs gens;
Entendez à vostre besoigne.
Et ne soyez point ncgligens.
K* .93 v". CAQUET.
Joyeux en sommes et contons.
Tu as très bien fait nostre cas.
Or sus, toust et incontinent,'
1 Juste , joute,
78aû
Armons nous et ne faiilons pas.
Je prans graüt plaisir et soûlas Me trouver en telle rencontre;
Que je ne les espargneruy pas,
Ou y me viendra granl encombre. 783c.
VERDILLE.
Je me trouverray à la monstre Ne vous doubtez, mon très beau frere.
Et que je ne aille allenconstre Tout homme qui porte bannière.
Retrayôns nous en nostre affaire 7*60
Et pensons de nous mectre en point,.
Que, quant viendra à la barrière.
Nous nous portons plaisant et joiugt.
F" IgA r\
Lors son vont babiller, ot y a granl pause de trompetes. clairons. — Et puis dit
TALI.EBOT
Or çà , où sont ces compagnons 1
L’eure s’approche de la jouste; 7855
Je croy que les François y sont.
Il est une heure toute juste.
Y n’y fault taborin ne fleuste ,
Car ce n’est pas jeu de plaisance :
Le jeu est de diverse leustc , 78:»»
Quant combalre fault à oullrance. . .
FOUCAMBBRGE.
Aussi sc fault tenir en point Qu’il n’y ait quelque trayson;
Es François je me fye point,
En eulx n’v a nulle raison. 7855
F* hjS v». De sa tan le et de sa maison
Chascun se donne bien de garde Qu’i n’v ait nulle ineprison;
Il est bien gardtf qui Dieu garde.
' * v 'isÉb ■
MESSIRE GUILLAUME DE LA POLLE
Pour aujourd’uy, on ne fra riens;
Y convient bien les aller vois.
Pensez aussi que ceulx d’Orléans Verront volenticrs les Anglois.
Chascun soit garny de liarnois Et de tous bons abillcment;
De cela on se doit provois,
Pour double de inconvénient.
F* 19& i*. Adont icy tous ics princes d’Angleterre sauldronl cl viendront honnorablement tous d’une part. Et pareillement La Hire et tous les seigneurs d’Orléans viendront, chascun lionnestement abillé de harnois, et se tiendront tous d’une autre part. 1 [Et après ce toutes trompetes, clairons, tant des François comme des Anglois, trompilleront. [Puis après vient Gaquet tout armé à blanc, deux hommes après luy. [L'un portera deux lances; [l’autre homme portera après luy deux hallebardes et F* 195 denx espées. [Verdille viendra incontinent après, tout armé, qui aussi aura deux hommes qui luy porteront deux lances, deux hallebardes et ospées. Item, après cela, denx Anglois viendront de leur couslé des Anglois, qui seront ainsi armez de blans harnois. Et pareillement deux hommes après eux, embrigandinez et empoint, qui leur porteront à chascun deux lances, deux hallebardes et deux espées. Et là se tiendront ung peu en fiction l’un devant l’autre. Adont les trompetes et clairons F“ <96 r*. sonneront amodcrcment; et marcheront los ungs contre les autres tout bellement, jusques ad ce qu'i se entrerenconteront de lances. Et ramperont chascun sa lance contre leur homme; [après, encorcs chascun une autre lance, qui pareillement ramperont durant le son des troni-
1 Les («ges du manuscrit sont ici divisées en paragraphes indiqués par les | . Ces paragraphes sont séparés par des blancs.
polos. [Puis après, prendront chascun hallebarde, cl feront grans Tait d’armes les ungs contre les autres, f Et enfin Caquet frappe son homme par la teste, tellement qu’il l’abat et le tue tout mort. [Et Verdille el K* 196 v*. l’autre font grans faiz d’armes. Puis, les trompetes sonneront une retraicte. Et ce fait, et Verdille et son homme, chascun s’en retourne en son lieu, l’un du couslii des Anglois, et Verdille du cousit* des François. Et se rctrayent toutes les gens d’un cousté et d’autre. Et les Anglois serviteurs emporteront leur mort en leur tante. — Puis dit
(Suite do* 177
TALLEBOT.
Messeigneurs, je conseilleroyc C’on envoyast dedans Paris Commander que on nous envoyé Vivres, et plus qu’i n’ont apris.
Nous sommes cy gens de bault pris.
Et croist tousjours nostre puissance; Si seroit bon, à mon udvis,
Y envoyer sans diflerance.