‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 91 sur 222 · MONSEIGNEUR DE LA POLLE · texte numérisé non relu

MONSEIGNEUR DE LA POLLE

Vous l’avez ouy en à part >, .

Qui dit que sont deux compagnons Servant La Hire toust et tart;

Et en tant qui sont gascons.

Si croy bien que pas y ne sont,

Pensez, de grant auctorité;

Ainsi comme deux vaccabons Qui sont plains de leur voulenté.

ESGALLES.

Je le croy, par ma vérité,

Que y ne se monstrent pas saiges. ' Pour monstrer leur subtilité Ne voudront que deux de mes paiges ; Mès qu’il eussent veu leur visaiges Et donner eux ung coup ou deux,

Se garderont de tieux suffrages Et 11e seront si corageux.

facestot. ■'■■■

Mès que respondrons nous à eux f Devons nous ce fait accorder?

Adviser nous fault pour le mieulx Présentement, sans arrester.

Se volez ce cas contracter Et faire à leur folle entreprise,

Y le convient executer Et quelle le leur soit premise.

LE MISTEBE Dl SIEGE D'ORLEANS.

Toutesfoiz ce seroit dommaige Ung ou deux de nos gens fust mys A perdicion par oultraigc.

Et qu’i fust pery et occis.

Si en ay encore cinq ou six Qui seroient d’accort y aller;

Mès ne sont que toutes folies.

Je n’en saroye que parler.

MONSEIGNEUR SIMON MOYER. pre.oa de P*n».

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