‹ Le mistère du siège d'Orléans publ. pour la première fois d'apres le manuscrit unique conservé a la Bibliothèque du VaticanChapitre 94 sur 222 · PALETOT · texte numérisé non relu

PALETOT

Puis qu’il vous plaist, j’cn suis contant. Et à moy y ne tendra mie;

Et de Paris, je vous allie.

Aurez secours comme j’entent.

lxirs partiront, et y a pause. — Puis dit

KACETOT.

Or sommes nous bien arrivez Dedans Paris à seurcté.

Où sont nos bons amis privez Et tous de grant auctoritc.

De France l’extcrmynité ,

Le triumpbe et où gisl la gloire Qui est en uostre liberté.

K* 9oi r\ Dont à tousjours sera mémoire.

Si nous convient tout droit aller Noncer au prevost de Paris,

Nommé, messire Simon Morchier,

Qui est ung prince de grant pris.

7‘jA.i

79so

LE MISTERE DU SIEGE'D’ORLËANS.

De ce que avons entrepris Pour l’oust des Anglais vitaiiler,

De toutes choses exquis Pour y mener et détailler.

BAILLY D’ESVREtiX.

Voy le là; y luy fault parler Pour nostre voyage parfaire,

Comment nous sommes envoyez Pardevers luy, pour ceste afaire.

FAOCTOT.

Sire prevost, de noble afaire,

Pardevers vous sommes venuz Dénoncer chose neccessaire Qui sont à nostre oust survenuz.

Vous savez que devant Orléans Nous avons là le siégé mis.

Où sont nos princes les plus gratis.

H y a des mois desjà six Que nostre siégé y est permis,

En nombre de soixante mille,

Tous gens de fait et exquis , . ■

Qui ont enclos toute la ville:

Ne jamès nous n’en partirons Que leur cité n’ayons acquise,

Les pays et les environs,

De par nous, et leur ville prise.

Dont, pour venir à nostre emprise.

Fault avoir vivres à foison,

Harent, poissons de maintes guise,

Ainsi comme c'est la saison.

7<*Sc

7 y si

LE MJSTERff DU SIEGE D’ORLEANS.

BAILLY D’ESVREUX.

De va ns douze jours nous serons Au jour de caresme prenant.

Pour (juoy nous convient du poisson Avoir et force de harens,

Pour le mener devant Orléans.

En l’oust des princes d’Angleterre, Qui assemblez sont là devant,

Tous les plus vaillans de la terre.

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PREVOST l)E PARIS.

Messcigneurs, de vous j’ay grant joyc El savoir de vous des nouvelles.

Et. tous les jours en desiroye Qui nous fussent bonnes et belles.

F* ■> o t r*. , Les Orlenois vous sont rebelles,

Ainsi que chascun nous raconte,

Et sont ainsi comme infidelles.

Que de morir ne tiennent compte.

FACETOT. ,

Vous en dictes la vérité,

Semble ne leur chault de finir;

Tant sont de leur roy encha[n]té Qu i ne se rendront pour morir. '

Si ne saura mès où fouyr *■

Leur roy, se nous avons Orléans;

Que y se tient seur, sans mentir.

Après aurons le demorant.

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