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Pour ce, que tout homme de fait Y viengne tout incontinent.
MESSAGIER
SoSâ
Sofio
Chier sire, comme obéissant,
Acompiiray voslre voloir.
Parmy Paris, comme savant, Le feray à tous assavoir.
Lors sonnera une trompeté. — Puis dit
MESSAGIER
Messeigneurs, vueillez tous entendre :
De par roy Henry très puissant, Vueille chascun son harnois prandre, Tous gens de guerre très vaillant.
Pour conduire et aller avant A Orléans, en l’oust des Anglois,
Qui tiengncnt le siégé devant,
Dont chascun y vueille provois.
Sire, j’ay du tout acomplÿ Et fait vostre commandement.
Sans avoir en riens deffailly, ».
Parmy Paris certainement.
Si verrez tantost prestement Gens de guerre vers vous venir
P* joi 1f.
FACETOT.
Tu as bien besoigné grandement, Que de ce faire j’ay désir.
Pose. — Pui* les Anglois dedans Pans ordonneront leur artillerie et rivres à partir de Paris. Puis dit
BASTABD D’ORLEANS.
Messcigncurs et mes bons amis ,
Nouvelles me sont survenuz - / > . . 8o85
' Que force de noz anemis
Mcctent grant foison vivres sus A Paris; pour ce je conclus Que bon scroit aller au devant,
Et qui les pourroit ruer jus, 8090
Nous y arions proullit très grant.
Or devez vous tous bien savoir Que le conte de Cleremont Il est à Blois, si est bien voir,
Et qui a des gens ung grant mont. «09!.
Advisez de ceulx qui yront Luy uoncer qu'i se, trouve en Beausse,
Puis nous d’Orléans nous partirons Afin que noslre armée se hausse.
r toi *\ LA 11IRE.
Pour y aller y seroit bon Messire Jacques de Chabannes,
Avecques luy prier devon Le Bourt de Bart, Renault de Termes.
Ce sont gens de guerre bien fermes,
Bien savant et duiz de la guerre;
Yront à Blois sans plus de termes Ne sans autruy voloir requerre.
CHABANNBS.
Messeigneurs, sans plus de demeure,
Je suis tous prest quant est de moy.