‹ Le mistère du Siège d'Orléans, publié pour la première fois d'après le manuscrit unique conservé à la Bibliothèque du VaticanChapitre 107 sur 158 · MOLINS · texte numérisé non relu

MOLINS

(Juanl à moy je n'y entend riens. 13,455

Y fault provoir à nostre fait, Nous fortiffier cy dedans,

Et nous mectre tous en effait.

Y ne leur fault qu'un mauvais traict,

C'est que leur Pucelle on peust prandre: la.ieo

> Tout leur oust seroit tout deffait

Pour vous bailler clefz et tout rendre.

P.^iCv". PONS.

\ nous fault tacher à l'avoir;

C'est leur escu, c'est leur deffence.

François n'ont plus autre povoir, 1 2,465

Et est tout l'espoir de France,

Qui est à eulx grant insolance

Qu'an une paillarde pulin

Mectent tout leur oust en balance,

Et n'atendent plus autre fin.

GLASIDAS.

Y nous fault tendre ce chemin ,

C'est fortiffier ceste place,

Avoir artillerie tout plain

Pour gecter contre cette garce;

Qu'en ung feu puisse elle estre arse! 12,475

Si luy feray, si je la tiens,

N'y trouverra nul controverse.

Et Orléans en feu et en sanc.

Mes oultre me suis advisé.

Pour pugnir François cautenient, 12,480

Anuyt, de nuyt, soit debrisé

Deux arches du pont proprement,

Sans faire bruit aucunement,

Couvertes de palissonnys;

François sauldront abondamment ia,485

Sur nous, puis seront noyez ou pris.

F''3.7r°. FOUQUAMBERGE.

Glasidas, vous avez bien dit :

Par une planche bonne et seure

Retrairons petit à petit

Noz gens, pour la chose doubteuse. 15,490

François viendront de grant aleuze

Et de grant puissance sur nous.

Puis en l'eaue parfonde et creuse

Seront noyez leans trestous.

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