‹ Le mistère du Siège d'Orléans, publié pour la première fois d'après le manuscrit unique conservé à la Bibliothèque du VaticanChapitre 115 sur 158 · MESSIRE LO\S DE CULAN · texte numérisé non relu

MESSIRE LO\S DE CULAN

Y sont noyez plus de trois cens

Comment disent noz prisonniers,

Les plus nobles, les plus vaillans.

Et les plus hardiz chevaliers,

Qui eussent paie grands deniers )3,5i5

Quant à renson se fussent mis.

Quant la mort les en a desmis.

LA HIRE

Nous y avons ung grant dommaige Qui ne sont dedans noz prisons.

Que d'or et d'argent grant truaige i'i.:^^o

F"3'i2 v°. Eussent paie pour leurs ransons.

Mes, puisque noyez ainsi sont.

D'iceulx ne nous fault plus enquerre:

Leurs compaignons dire pourront Que plus n'iront en Angleterre. 13,520

POTON

James ne fut telle conqueste

Sur les anemis anciens,

Ne en assault, bruit ne tempeste

Ny en fait d'armes si vaillant.

Anuyt. depuis souleil levant, i3,53o

N'a onques cessé la bataille.

LE MISTERE DU SIEGE D'ORLEANS. 5l>7

Jusque près de souleil couchant, A frapper d'estoc et de taille.

MESSIRE CERNAY, arragonnois.

Pucelle, dame de renom,

A vous en appartient l'onneur, ,3„53,5

Et le bailler le vous doit on

Sans qu'il y ait autre seigneur.

Avez esté le conducteur

De ceste besoigne cy faire; .

A vous, Pucelle de valleur, ,3,5/i„

Si en est le lous et victoire.

F" iliS r"- LE SIRE DE CHAULMONT SUR LOIRE.

Point ne fault dire du contraire :

Par vous la chose est obtenue.

Et par vous la noble victoire

Aux bons François est advenue. i3,5i5

Noble Pucelle de vallue,

Par vous le royaulme est recouvert;

Des Anglois la force perdue,

Et leur fin venue il appert.

THEAULDE DE VALLEPAIGNE.

Dame, y ne nous reste plus ,3,550

Sinon pencer du demourant.

Je vois les Anglois ruez jus

Et venir à leur finement;

N'est plus riens que du remanant

Puis qu'il ont perdu les Tourelles. .3,555

Y fault aller droit et avant.

Puisque les besoignes sont telles.

MESSIRE JEriA>' DE LESGOT.

Dame Jehanne, retrayons nous, Que voz gens sont fort travaillez

Pour nieshuit, et prenons repoux, i3,56o

F» 3/i3 v". Sans que plus faille guerroyer.

Les Anglois sont mors et noyez, Que réchappé n'en est ung seul; Et si sont très desavoyez, Que nul d'eulx n'ose lever l'eul. i3,565

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