ALIXANDRE DE LA POLLE
Y me fait grant mal de cecy; Mais quoy ! il n'y a nul remède.
Il le fault prandre tout ainsi, Priant Dieu autreffois nous ayde.
Et que puissions, par sa conduite, li.oio
Sur François acquérir vengence.
5/i(i LE MISTERE DU SIEGE D'ORLEANS.
Et sur la Pucelle maudite
Qui tant nous fait de desplaisance.
FOUQUAMBERGE.
Au regard du fait de la guerre,
Souvent le plus fort ne l'a pas. l'i.o'iS
Quant les François nous vindrcnt querre,
Il estoient dix contre trois,
Que nous anienyons le liarnois
Et les vivres devers Paris;
N'eussent pas le bon les François i4,o5o
Au près de Rouvray Saint Denis.
LE SIRE D'ESCALLES.
Pour cuk ne fut pas la journée:
E° 355 r°. Toute la noblesse de France
Y fut là soubmise et tuée,
Et tout par leur ouUrecuidance : i'i,(>.î5
Que bien souvent qui trop s'avance Son fiiit ne vient pas en avant.
Bien y parrut par leur oullrance.
Quant vint la journée des Harans.
MESSIRE SIMON MOVHIER.
Se de présent nous en allons, i '1,060
Ce n'est point nostre deshonneur.
Que les François blessez avons
De nostre puissance et vigueur.
Nous avons destruit leur labeur,
Leur ville, fauxbours et églises, i6,o65
Que de cent ans, j'en suis bien seui'.
De leur perte ne seront remises.
LE MISTERE DU SIEGE D'ORLEANS. 5i7
^lESSIRE THOMAS RAMETON.
Messeigiieurs, je congnois en vous Que vouliez le siège lever,
Et je suis bien de ce propoux i '1,070
Que ainsi faire le devez.
Mes aussi fault voye trouver Avoir Glasidas et les princes.
Et en noz pays les mener, p 355 •,". En priant pour euk saint et saintes. ' '11075
ROBIN HERON, cappitainc.
Bien suis de ce consentement
Que levyons le siège demain.
Et que soyons totallement
Tous armez et au plus matin;
Que se François nous font luUin, i'<,o8o
A tout le moins serons nous prest
Pour nous deffendre main à main.
L'espée et la lance en arrest.
TALLEBOT.
(là, mcsseigneurs, puisqu'il vous plaist.
Avez dit vos oppinions, i'i,o85
Les acompliray sans arrest
Et aussi vos intencions.
Demain donques nous partirons
Au plus matin, trestous ensemble
En bataille, et nous en yrons 11,09°
A ^leung; il est bon, ce me semble.
IjCS mors, je les feray mener
A Chartres, en la grande église,
hàS LE MISTERE DU SIEGE D'ORLEANS.
Et là feray pour eulx prier
De tous les prestres, sans faintise. 'Voij.î
Et en terre par bonne guise , Ainsi que il ont bien desservi, F° Sôfi r'. Priant Dieu qu'i les preigne et vise
Trestous ensemble avecques luy.
Adoul iey y a pause. — Et chastun des Anglois lera suit Ija-jaiye. cl senoiit leurs biens toute la nuyt et se armeront. Puis après vient à la Pnrelle nng faiseur lie jjiiPl :