‹ Le mistère du Siège d'Orléans, publié pour la première fois d'après le manuscrit unique conservé à la Bibliothèque du VaticanChapitre 15 sur 158 · XX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XX PRÉFACE

prise dans les récits du hërault Berri et de Jean Ghartier; lautre, (fui raconte les événements dont TOrléanais fut le théâtre , et (jui constitue le journal du siège proprement dit. a été, selon lui, évidemment empruntée à un registre tenu en présence des événements mêmes. Ce registre, nous accordons que notre auteur en ait fait usage, sans qu'on puisse, à notre avis, le démontrer rigoureusement, mais sans quon puisse non plus en rien conclure contre la valeur de ses informations personnelles; supposé, comme nous le croyons, ([uil ait écrit la partie primitive de son ouvrage avant i ^35.

La question de date ici domine toutes les autres. Si l'auteur du mystère n'a composé son poëme que sur le journal du siège tel qu'il nous est ])arvenu, il l'a écrit après 1/167; ®^' ^'^ ^^ ^^^ ■ nous souscrivons au jugement de M. Quicherat. Mais si le mystère, comme nous le pensons, est antérieur à i/i35, eùt-il été composé à l'aide du registre dont M. Quicherat admet l'existence, il offrirait encore, à nos yeux, un certain intérêt historique, et l'on peut aller jusquà dire, toujours dans la même hypothèse, que le rédacteur du journal du siège, celui qui le compilait après 1/167, à moins qu'il ne se soit borné à copier textuellement le registre dont il s agit, était placé, pour le rectifier ou le compléter, s'il y avait lieu, dans des circonstances moins favorables que l'auteur de notre mystère.

D'ailleurs, de ce que deux documents seraient conformes entre eux, pour le fond, s'ensuivrait-il nécessairement que l'un serait 1 original, l'autre une copie? N'est-ce pas de la concordance entre les documents d'une même époque que l'histoire tire la j)reuve la plus sûre de l'authenticité des faits qu'elle enregistre? Et quand mi historien ne répète pas l'autre dans les mêmes termes, quand il n'est pas purement et sim|)lement un plagiaire, ne peut-on pas penser, quelle que soit la conformité de leurs récits, qu'ils

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