‹ Le mistère du Siège d'Orléans, publié pour la première fois d'après le manuscrit unique conservé à la Bibliothèque du VaticanChapitre 3 sur 158 · PREFACE. MI · texte numérisé non relu

PREFACE. MI

avec nous que Ihistoire litte'raire nest pas faite seulement poui' fournir à 1 admiration des hommes un choix de modèles, mais ([ue ses monuments divers doivent former avant (oui un muse'e scientifique. Qu'il y ait dans ce musée une tribune comme à Florence, un grand salon comme à Paris, on le comprend de reste; mais que, dans des galeries destinées à Téfude, on puisse suivre historiquement les progrès de l'art depuis son enfance jusqu'aux jours de son développement le plus complet et le plus brillant, voilà ce que réclame aujourdhui la critique la plus éclairée, celle qui refuse de se confiner dans l'admiration des classiques, et de jeter, des hauteurs de l'esthétique, un regard de mépris sur tout le reste. Pour ceux qui nalTectent pas ces grands airs, ces airs de parvenus honteux de leur origine, nous n'avons besoin ni d'excuse ni de justification. Ceux-là se plaisent surtout à étudier la série des métamorphoses par lesquelles en tout temps et en tout lieu a passé l'esprit humain avant de prendre son essor; ceux-là s'intéressent aux chenilles aussi bien qu'aux papillons. C'est à eux surtout que s'adresse notre publication.

Nous ne sommes pas disposés, on peut le voir, à en exagérer le mérite; nous n'admettons pas cependant que le poëme qui en fait lobjet soit de nulle valeur, ainsi qu'on l'a déjà dit. comme document historique. Nous ne pensons pas davantage, malgré ce que nous venons de dire nous-mêmes, qu'il n'offre aucun intérêt littéraire. Nous allons donc l'examiner à ce double point de vue. après avoir rappelé ce que l'on sait de son histoire, et cherché à deviner ce qu on en ignore.

L'unique manuscrit connu du Mystère du siège cVOrléam est conservé à Rome dans la Bibliothèque du Vatican, sous le n° 1022

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