‹ Le mistère du Siège d'Orléans, publié pour la première fois d'après le manuscrit unique conservé à la Bibliothèque du VaticanChapitre 36 sur 158 · LE DUC DE BETEFORT · texte numérisé non relu

LE DUC DE BETEFORT

C'est bien dit; que en son repaire

Chascun s'en voise reposer, sso

Et en son logeis soy retraire,

Pour son corps bien disposer.

Demain l'on pourra propposer

De noz affaires plus à plain,

Et tous ensemble en composer. • 835

A Dieu tous, jusques à demain.

F' 2) \°. Chascun se ti[re]ra en son lieu, et y a pause longue. — Et puis dit

LE DUC DE SOMBRESET

Marcheault, es tu point icy?

Levé sus toust, legierement.

MARCHEAULT.

Etoyl, monseigneur, me voicy,

Tout prest à vo commandement. 84o

LE DUC DE SOMBRESET

Va-t-en dire premièrement

Au bon conte de Sallebry,

Que viengne à nous présentement.

Et aux autres seigneurs aussi.

En luy disant que je luy prie 845

Que tous ceuix qui sont arrivés

Nagueres en sa compaignie,

Comme à iioz amys privez,

Qu'il leur plaise eulx tous trouver

Prestement en nostre cliasteau. ^'">

K' 2, r°. MESSAGIER.

Je m'y en voys sans arrester, Je l'accompliray bien et beau.

Pose. — Lors vient et dit

MESSAGIER

Très chier et redoubté seigneur,

Je vous viens annoncer messaige ,

De par le duc, prince d'onneur, 855

Qui est garny d'un gent couraige.

Si est très noble prince et saige

Le vaillant duc de Sombreset,

Qui vous mande, en brief langaige,

Aillez ou chasteau où il est; 86o

Lequel m'a dit que je vous dye

Que les princes qui sont venuz

Avecques vous en compaignie,

Que pas vous n'en retenez nulz.

Que les menez, grans et menuz, 865

Ne scay pour quelle cause c'est.

SALLEBRY.

Y ne luy seront retenuz,

Dy luy que nous sommes tous prest.

Pose.

MESSAGIER

p 22 v°. Monseigneur, j'ay fait par exprès

A tous vostre commandement; s?»

Viennent devers vous, sans arrest, Vous obeyr entièrement.

LE DUC DE SOMBRESET

Tu as bien fait certainement,

Je suis joyeulx de leur venue.

Trompetes, sonnez vistement. >^v^

En attendant leur survenue.

Après la pose des trompetes dira

SALLEBnï.

Messeigneurs, il nous fault aller Au chasteau, tout présentement, Là, de nos besoignes parler

A messeigneurs entièrement. f^S"

N'arrestons icy longuement; F° 23 1°. Car il nous a esté mandé,

Et puis trestous assemblement Verrons qui sera ordonné.

LE SIRE GUILLAUME DE LA POLLE

Vous dictez bien, allons y tous, f**>5

Sans faire cy plus de demeure.

Que il ne tiengne à nul de nous.

Et y allons tous de ceste heure.

Il est temps que Dieu nous secourre

De penser du fait de la guerre , ^^9"

Et que chascun bien y labeure;

Car c'est ce que devons requerre.

LE SEIGNEUR D'ESCALLES.

Vous dictes toute vérité,

Le séjour ne prouiïite mye.

Duraut^a prospérité, So5

N'ayons point la chiere endormye;

Allons devers la seigneurie,

Qu'elle nous attend dès pieça.

K° a3 v'. LE SIRE DE FAUQUEMBERGE.

Messeigneurs , mais je vous eniprie.

Ne nous tenons plus par deçà. 9("j

Pose. — Et partiront tous, et les seigneurs tnnt d'un cousté que d'aulro s'asseinblerout tous en ung lieu; et se lievc et dit

SALi.EBRY.

A vous, très liaulx et très puissans seigneurs. En qui proesse, vaillantise et honneurs, Auctorité et vertu si abonde, Je suis icy ung de vos serviteurs.

Pour vous servir, vous tous grans et mineurs, yo.'>

Oïl vous plaira aller en tout le monde. Vous savez tous que la grant mer parfondc Ay passée et la perdleuse unde.

Pour venir cy à vous faire service.

Que s'aucuns est qui en nialleur se fonde, 9"'

Encontre vous je vueil qu'on le confonde. Et suis aussi pour en faire justice.

Or, savez vous, messeigneurs et amis.

Comment le Roy si a esté remis V" si r'. Par feu son père. Dieu ait l'ame de luy! 9>5

Oncq plus vaillant ne fut en ce pays.

Preux et puissant en armes et en diz.

Sans perdre riens jamès, la Dieu mercy. Oncques ne fut plus vaillant ne hardi

Homme vivant, je le afferme et le dy, 9'^t'

Qui peust sur luy avoir jamès victoir^ Ses anemis luy ont tous obey, iNe nul qui soit ne luy a deffailly.

Par quoy tousjours de luy sera mémoire. Aussi, savez, nostre roy est eiiffant r^'>

Et en jeune aage, deliquat et plaisant. Pour parvenir en très haulte puissance.

Nous sommes ceulx qui devons, en tous sens. Garder le sien contre tous malveillant[s]. Son heritaige et son appartenance. 'j-^"

Dont, Dieu niercy, par vostre providence. Monstre avez, par faiz et par science.

Et en faiz d'armes aussi entièrement.

Que partout est le bruit et excellence Des très haulx faiz que avez fait en France, 9'*5

Dont sera renom perpetuelment '.

Or, suis icy venu deçà la mer.

Pour vous servir de bon cueur, sans amer, En loyaulté et faiz de vaillantise,

Pour nostre roy que nous devons aymer, » o''"

P ai \°. En luy gardant son droit, et allermer

Encontre tous, par armes, sans faintise: Vous requérant [qu'on] regarde et advise Se besoing est de faire une entreprise. , Ou se en layra tout ainsi comme il est. 9'' 5

Par vos beaulx faiz avez France conquise, Si en povez, diî tout à vostre guise.

Du résidu en faire desoresmais.

Et de ce faire à vous je m'en attend. Esleu je suis de par vous lieutenant 0^"

Lisez peiyetuelletnenl.

LE MISTERE DU SIEGE D ORLEAlNS. 37

Du bien de vous, non pas par ma prudence. D'autres que moy fussent plus suffisant , Pour ung tel faiz et charge si pesant, Qui en tel cas eussent plus congnoissauce: Mais, puisqu'en moy avez telle fiance. 9^5

A mon povoir et petite science , M'y emploieray du tout entièrement.

Si advisez, et à vostre ordonnance Acompliray, de corps et de chevance, Et en vous' diz du tout certainement. 9^°

LE SIRE GUILLAUME DE LA POLLE

Messeigneurs, vous voyez comment Cy devant, en nostre présence.

Il a allégué plainement F >ô v". Son cas et mis en ordonnance; 965

Et croy que bonne pourvoyance Est bonne pour mectre en ce cas.

Avecques toute diligence.

Et en adviser hault et bas.

Nous savons aussi clerement

Que nous avons encores alTaire. 9T^

Et n'avons pas l'achèvement De nostre entreprise parfaire.

Nous avons encoires, au contraire, Plusieurs villes et belles places

Qui convient à nous les retraire. 97''

Par force d'armes ou menaces.

Si seroie d'oppinion De assembler nostre puissance, Puis savoir la rébellion

■ Vous, pour vos.

De tout le remanant de France . 980

Et les sommer sans dill'erance .

Pour savoir qui contredira; Puis après, d'escu et de lance Promptement on les desfyra.

LE DLC DE SOMBRESET.

Ainsi faire le conviendra, ()8.>

Et est bien dit, comme il me semble.

Que par ce point on congnoistra F' 25 >'. Les contrediz; par ceste exemple.

N'y aura celuy qui ne tramble

A vouloir dire le contraire; 990

Et, puis que sommes cy ensemble.

Dire vueil à mon auditoire :

Nous avons encor grant pays A subjuguer, comme savez;

Mais, quant nous l'aurons entrepris. 995

Nous le recouvrerons de legier.

Berry avons à recouvrer, Et sur la rivière de Loire, Qui est peu , selon mon cuider.

Non pourtant sil' lault il faire, 1000

Et, comme il dit, il seroit bon Sommer les places et les lieux.

Et tous les pays d'environ, Que verrez faire pour le mieul.x.

De pi'esent sommes vertueulx, ioo5

Et puissans d'armes et de port, Saucuns nous sont contrarieulx.

De les assaillir sans depport.

' Sic , poiu' si le.

TALLEBOT.

Messeigneurs, vous dictes très bien.

Est bien advisé en ce cas. 'oio

F° 26 i\ 11 faiilt faire ou ne faire rien.

Et y advisez hault et bas.

Vous savez que vous n'avez pas L achèvement de ceste guerre;

Assembler devez voz estas, :o'y

Sans plus en parler ne enquerre.

Nous sommes, Dieu mercy, puissans, Et en armes crains et doubtez, Que il n'est celuy tant soit grant

De qui ne soyons redoubtez. '020

Nul ne vous ose débouter Ne aucunement riens desdire; Si devez doncques surmonter Tous ceulx qui vouldront contredire:

Et, comme a esté dit icy, '«^s

Sommer devez voz adversaires Pour y besoigner, trestout ainsi Comme verrez à voz affaires.

Si aucuns tous trouvez contraires.

Assaillir les fault rondement, '^'S*'

Adfm que autres exemplaires Hz y preignent publicquement.

LE SIRE DE HONGRESFORT

Vous dictes bien certainement, Messeigneurs, et avez bien dit F' 36 ï°. Qui fault poursuivre chauldement "'^^='

Voz anemis, sans contredit.

Que s'il est qui vous intredit,

Ou qui vous face le relïuz,

Assaiily soit par Aostre edit,

Et que tantost il soit mis jus. '"'">

Mais, avant, je conseilleroye

Que feissiez assembler voz gens

En armes, puis prandre la voye

A s'en aller droit et avant.

Vous avez Chartres, qui est grant 'o45

Et forte ville de deffence;

Allez vous en bouter dedans,

Vous estes ou millieu de France.

Vous saurez là toutes nouvelles.

Qui vous viendront de toutes parts. >"■>"

Et ceulx qui tiendront vos querelles.

Ou ceulx qui ne les tiendront pas.

Alors, vous verrez, en ce cas.

Par conseil, que vous devrez faire.

Et assemblerez voz estas, ">55

Ainsi comme c'est la manière.

LANCELOT DE LISLE . maresclial d'Angleterre.

Il dit voir : quant serez à Chartres.

Plus voz anemis vous craindroift, v 37 r". Quant ilz verront à bonnes certes.

Vostre puissance doubteront, , '060

Et pourrez aller où seront

Ceulx qui ne veulent obeyr;

Puis, à l'eure, congnoistront

Comment ilz veullent delTaillir.

Et adont vous pourrez sommer io65

Ceulx que verrez estre besoing,

Comme on vous pourra informer

De voz anemis près et loing.

LE MISTERE DU SIEGE D'ORLEANS. à\

Si vous en dy icy à plain

Mon advis, ainsi que j'entend, 1070

Que devez prendre ce cliemin,

Et qu'il est expédient.

CLASIDES.

Messeigneurs, pour vous abréger, J'ay oy voz oppinions,

Que vous avez cy alléguez, 1076

Et voz consultacions, Lesquelles, par vives raisons, On les doict fournir, et parfaire Voz dictz et voz conclusions,

Sans voulloir aller au contraire. 108c

Et suis bien de Toppinion F° 27 y°. Que à Chartres on doit aller,

Sans en faire dilacion, Qu'i sont voz amis très privez.

Là, vous pourrez consulter io85

Des choses que avez affaires.

Et beaucoup mieulx disposer De vos besoignes neccessaires.

LE SIRE DE MOLINS

J'en suis bien de Toppinion '

Que à Chartres nous en aillions. '090

Pour faire la conclusion

De ce que faire nous devons.

Vous saurez les rebellions.

De ceulx qui vouldront obeyr

' C'est la leçon primitive , qu'une main plus moderae a rayée et remplacée par celle-ci :

C'est votre expedicion.

/i2 LE MISTERE DU SIEGE D'ORLEANS.

Et aussi les intencions, ^°9-'

Quel party ilz vouldront tenir.

MESSIRE JEHAN DE LA POLLK

Messeigneurs, c'est bien advisé;^^.

Que tel est qui dit mal de nous.

Bien loing d'icy, à son privé.

Quant il vous verra, sera pour vous. "oo

h"' a8 r°. Vostre présence fera paours

A voz anemis, ne doubtez, Et leur ferez muer propoux.

Quant il vous verront appresse?'.

LE SIRE DE PONT

Il dit bien et suffist assez. '>»'•>

Et en suis de l'oppinion.

Si conseille par escliever

De faire vostre intencion.

Aus.si avez fait mencion

De Chartres, il y fault aller. "lo

Si devez, sans dilacion.

Y entendre, sans plus parler.

SALLERRY.

Messeigneurs, pai' vostre conseil

Vueil besoigner, et non autrement :

Chascun face son appareil niS

Pour y aller présentement.

Quant je voy que totallement

Ung chascun de vous s'i accoi'de.

Il nous fault partir briefvement

Ajtprocher.

F° iS \\ En union, sans discorde. n^io

Pour ce, tronipetes, sans actendre, Sonnez, pour assembler noz gens, Et que chascun se vueille rendre Pour partir tout incontinant,

Garny de harnoiz bel et gent; 1125

Et que tantost on s'apareille.

Car je y vueil aller de présent, Se aultre chose ne me resveille.

Lors les trompetes sonneront, et tous les princes arriveront avec leurs estandars. Puis dit

SALLEBRY.

Or çà, seigneurs, comme je voy.

Nous sommes cy grant assemblée; uSo

Partons donques en bel arroy,

Que Dieu nous conduise nostre armée,

Et que brief bonne retournée

Nous puissions tous faire au pays,

Adfin que Engleterre louée hSG

Soit de noz parens et amis.

Lors partiionl , et y a pose longue. — Et puis dit

SALLEBRY.

Voylà Chartres très renommée.

Excellente ville et plaisant,

Où la Vierge très honnorée

Y fait des miracles moult grans; n'»»

L'église qui est triumphant,

De beaulté la plus eslevée,

Si luy supply en requérant

Qu elle préserve nostre armée.

fsh LE MISTERE DU SIEGE D'ORLEANS.

Adont y a pose longue. — Et puis se serrons ^ tous, et Saliebiy se lieve et dit :

SALLEBRY.

Cà, messeigneurs, pour parvenir "'^s

A nostre très bonne entreprise.

Voz oppinions faiilt ouyr.

Et que ung chascun en devise.

En ce cas icy, et advise F' 2Ç) v°. Tout selon son entendement; "^t>

Que la chose du tout est mise En vous- diz tout entièrement.

A Chartres sommes arrivez.

En nostre ville cappitalle.

Qui nous ayme, comme savez, '■■'J5

D'une amour franche et cordialle.

C'est ville Tespecialle, Après Paris que nous avons, Qui nous est aussi plus lealle.

Et où plus nous espérons. "60

Donques, s'il vous plaist, messeigneurs, Vous direz ici voz advis De noz besoignes et labeurs.

Ad ce que avons entrepris.

Vous estes tous gens de hault pris, '165

Et à qui la besoigne touche; En tous voz faiz et en voz diz N'y eult onques jamès reproche.

Si vous prye que en devisez

De nostre affaire desoremais. n?"

Et que vous en délibérez Que vous en semble que bon est.

' Sic. Lisez serrant, seoiront.

- Vons pour vos, comme déjà ci-dessus.

K- :io i'

Vous estes icy par exprès

Tous les principaulx d'Angleterre.

Qui avez la charge et le faiz 1175

A soustenir toute la guerre.

MESSIRE JEHAN FACESTUÏ.

Messeigneurs, puis que il vous plaist.

J'en diray icy mon advis, Et ce qui me semble qu'il est.

Aussi dont adverty je suis. uSo

Nous avons ung très grant pays Conquesté du royaulme de France.

Normandie avons et Paris, Et autre grant appartenance.

Nous tenons du royaulme la fleur. iiS5

Qui est une chose certaine.

Que nous avons tout le meilleur Du tout mis en nostre demaine.

Nous avons le Perche et le Mayne.

Anjou, La Rochelle et Bourdeaulx. 1190

Et, sus la rivière de Saine.

Pluseurs villes, bourgs et chasteauix; Puis la terre de Beausse avons.

Frappant jusques es iorsbourgs d'Orléans, Où tous les blez du pays sont, ugS

Et habondance de tous biens; Ny ne reste comme plus riens Sinon Orléans, pour le ravoir.

F" 3(> v°. Lequel aurez incontinant

Qui vouldra faire le devoir. 1200

Mais conseille que nous adlons

Premier à Bourges en Berry.

Et que Orléans nous enviro^inons

De Giem, Jargueau et SuHy.

Après, il n'y aura celuy '"o"'

Qui leur puisse faire aydance.

Ne vivres n'auront de nuUy;

Puis l'aurez sans résistance.

LE DUC DE SOMBRESET

Je suis bien de ceste acordance

()ue Orléans il nous fault avoir, laio

()ui vouldra avoir toute France,

Que Orléans en est ung manoir,

Et est une ville, pour voir.

Qui nous pourra bien contredire;

Car tousjours ont eu bon vouloir '91''

A leur roy, comme ay oy dire;

Et croy qui vault mieulx les enclorrc

Des villes qui sont en l'entour.

V aller n'est. pas peu de chose,

S'i nous veullent faire le souri. 1 = 30

Y poTU'roi[ent] avoir du secours, F" 3i r°. Qui nous donneroit resistence.

Pour ce, vault mieulx aller autour;

Eschaudé est qui trop s'avance.

Avoir fault Chasteaudun et Blois, 1220

Baugenci avec Meung, Jargueau,

Et autres villes qui sont près,

Ainsi comme le long de l'eau,

Cloux ' serons comme en ung preau ,

Et ainsi comme soubz la saine-; mSo

Puis vous seront doulx comme ung aigiiau.

Longent le coul comme la gene\

' Clou A- , clos, eui'eriués. '' Peut-être allongeant le cou comme à la

' Saine . seine. Illet. engin de pà^e. gêne?

LE WISTERE DU SIEGE D'ORLEANS. hl

Et en ferez ce que vouldrez.

Quant Hz se verront ainsi pris,

A vostre vouloir les aurez. * i^:i5

Tous les plus grans et les petiz.

Quant ilz se trouveront surpris.

De vivre n'auront nui secour;

Vous voyez cy ce que j'en diz.

Ne n'y scay point de meilleur toui'. laio

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