‹ Le mistère du Siège d'Orléans, publié pour la première fois d'après le manuscrit unique conservé à la Bibliothèque du VaticanChapitre 40 sur 158 · MAISTRE JEHAN DES BOILLONS · texte numérisé non relu

MAISTRE JEHAN DES BOILLONS

Mon enflant, soyes bon serviteur. 1^75

MESSAGIER

Maistre Jehan, Dieu vous croisse honneur!

MAISTRE JEHAN

Garde toy de faire folleur, Et fuy mauvaise compaignie.

MESSAGIER

Maistre Jehan, Dieu vous croisse honneur, .loye, santé et bonne vie! ''•^o

Il convient, et je vous emprie, • •

Que vous viengnez avec moy.

MAISTRE JEHAN

Va, mon amy, je n'iray mye.

Car j'ay affaire icy ung poy.

F" 37 ï". MESSAGIER.

Il lault y venir, par ma foy, 1485

Voir de voz amys anciens *

Deux ou trois, qui sont en esnioy.

Qui veullent ung peu passer temps.

MAISTRE JEHAN

Je n iray pas pour le présent.

Mon amy, va-t-en, je te prie. ligo

MESSAGIER

Maistre Jehan, vous n'y perderez riens.

MAISTRE JEHAN

Je n yray pas pour le présent.

MESSAGIER

Joyeux en serez et content, Maistre Jehan, et n'en doublez mye.

MAISTRE JEHAN

Je n'yray pas pour le présent, ligS

Mon amy, va-t-en, je te prie.

MESSAGIER

C'est une droicte resverye.

A voz amys du temps passé, F" 38 r°. Pour Dieu, ne le reffusez mye;

Je ne scay mon qu'avez pensé.

MAISTRE JEHAN

Hé dea, c'est icy trop pressé.

Va devant, je m'en voys après.

MESSAGIER

Maistre Jelian, ce n'est pas tousl, Mais mener vous vueii là oii est.

Puis maistre Jehan et le messagier partiront, et y a pose. — Kl doixprii arriver Sallebn^- et Glasides ensemble; puis dit le messagier à Saliehi y

LE MESSAGIER

Compaignons , je voy cy venir lûo.^

\ ers vous maistre Jehan des Boillons.

SALLEBRY.

J'en suis très joyeulx sans mentir.

Sa', comment vous portez dont, Maistre Jehan? Mandé vous avons Pour vous festoyer à plaisir, 'Sk

F» .■58 v". Ainsi que autreffoiz fait avons.

Si vous en peut point souvenir.

MAISTRE JEHAN

Je le croy bien, mais, sans faillir, Il ne me souvient pas de tout.

Sic. Lisez cà

GLASIDES.

Je vous en croy ; mais, à propoux, i5iâ

Le temps ay veu que vous faisiés

Plusieurs esbatz, et si saviez

Choses qui estoient advenir.

Et aucune foiz en parliez,

En passant temps, pour resjouyr. lôao

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