‹ Le mistère du Siège d'Orléans, publié pour la première fois d'après le manuscrit unique conservé à la Bibliothèque du VaticanChapitre 59 sur 158 · LE COMPAIGNON PREMIER · texte numérisé non relu

LE COMPAIGNON PREMIER

Mon chier seigneur, nous y allons

Pour congnoistre de nostre terre

Ceux qui demorez y là sont 016.5

De nostre pays d'Angleterre.

LE II'

Nous les ferons bouter eu terre F' ia8\: Et des principaulx rapporterons

Qui ne vous en fauldra enquerre.

Mais tout le vray vous eu dirons. Si-o

Messeigneurs, y fault entretant

Penser chascun de son logis;

Que ainsi, comme je prétend,

Guei-es ne serons au pays

Que les François ne soient soubzuiis 517.',

Par nous de très piteuse mort,

Puisque contre nous ce sont mis

En armes et fait leur ellort.

Ung chascun meshuy se réponse.

Et puis demain nous penserons 5i8c

De tout point les villains euclorre .

Que jamais y n'en partiront.

Faictes tentes et pavillons

Tous loger à vostre plaisance,

Que avant trois jours les aurons, 5185

N'en ayez aucune doubtance.

Puis iey y a pause — et cependant l'on porte les corps d'une pnrl e( d'autre. F( |iiiis dit

MESSIRE LOYS DE CULAN, admirai de France.

Le Roy, par la sienne bonté, F° 129 r'. M'a mandé, depuis douze jours.

Comment c'estoit sa voulenté

Que je partisse et mes gens tous. 5190

Pour aller donner du secours A ceulx d'Orléans, ses bons amis.

Qui sont en peines et douleurs Par Anglois, qui ont siège mis.

Si vueil partir sans plus attendre, 0195

Et y aller tout le plus droit, Pour les conserver et deffendre A mon povoir, comment qui soit.

Sus, mareschal, icy en droit;

Partons toust et diligamment, 5aoo

Et que tout soit prest à son droit Pour aller honnorablement.

SENESCHAL

Sire admirai, certainement

Tout est prest il y a deux jours.

Voicy voz gens entièrement, 5205

Tous vos subgectz et voz séjours.

Pour acomplir vostre propoux

Oij il vous plaisa à aller,

\rmez et abiliez trestous

Là 011 vous les vouidrez mener. Osk

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