‹ Le mistère du Siège d'Orléans, publié pour la première fois d'après le manuscrit unique conservé à la Bibliothèque du VaticanChapitre 73 sur 158 · V". MONSEIGNEUR DE LA POLLE · texte numérisé non relu

V". MONSEIGNEUR DE LA POLLE

Vous l'avez ouy en à part ,, ; 1

Qui dit que sont deux compaignons ,

Servant La Hire toust et tart:

Et en tant qu'i sont gascons, ■ , >. s 77-^''

Si croy bien que pas y ne sont,

Pensez, de grant auctorité; ' '

Ainsi comme deux vaccabons ' '

Qui sont plains de leur voulenté.

ESCAUES. ; ,, ; ■,,:,"

Je le croy, par ma vérité, - ■ 77/10

(Jue y ne se monstrent pas saiges. "'• -S

Pour monstrer leur subtilité •'

Ne voudront que deux de mes paiges ;

Mes qu'il eussent veu leur visaiges

Et donner eux ung coup ou deux, ,, . tjIi^>

Se garderont de tieux sulTrages ,.,.,,,;

Et ne sei'ont si corageux. . ,•

,,,, r. FACESTOT. •....--

Mes que respondrons nous à eux?

Devons nous ce fait accorder?

Adviser nous fault pour le mieulx 7750

Présentement, sans ai'rester.

Se volez ce cas contracter

El faire à leur folle entreprise,

\ le convient exécuter ^ •

Kt (juelle le leur soit premise. ■ 77ri5

Toutesfoiz ce seroit domniaige

Llng ou deux de nos gens fust mys

A perdicion par oultraige, i

Et qui fust pery et occis.

Si en ay encore cinq ou six 77(^0

Qui seroient d'accort y aller:

Mes ne sont que toutes folies.

Je n'en saroye que parler.

MONSEIGNEUR SIMON MOYER , prevost de Paris.

Je vous diray, pour abréger, F" 191 ^^ Refuser on ne le doit mye; " 77''''

Nous en serions à despriser Et nous en donnons villannie. Pour ung, je vous le certifie; Le vestiray de blans harnois,

Et joyeux sera, je vous affie, 777<^'

De faire un peu peux es François.

RAMEÏON.

Ung autre, ainsi que je le croys.

Ne fauldra pas à y aller.

Et tantoust abiller le vois

Prestement et luy en parler. ^ 777-''

Cependant, faictes habiller

Le vostre et qu'i soit bien en point;

Le mien est pour les resveiller

Et pour les mectre en petit point.

TALLEROT.

Ur, allez, sans plus de langaige, 77^f

Aprester voz gens, il est temps;

LE AUSTERE ])l SIEGE DOIiLEAXS. :iO\

F' igj r'. Et je vois recevoir le gaige

De ce niessagier ià présent.

Pus,.

iga

Or çà. baille moy Ion presaut.

Et leur dy, pour chose certaine, 7785

Je le reçoy joyeusement

Aujourd'uy. en la bonne estraine.

Dy leur, après digner, baillerons

Deux de noz gens emmy la prée,

Et que nous nous y consentons 7790

Aujourd'uy, on ceste journée;

Que bataille leur sera livrée

A deux contre deux, seullement.

Ainsi comme il ont procurée

En l'autre et non autrement. 7795

MESSAGIER

Messeigneurs, à Dieu vous comment.

Je m'en vois faire mon messaige,

Tantost et bien diligamment.

En rapportant de bon coraige

Comme vous, noble prince et saige, 7800

Dictes, après digner, se rendent

Ou champ, pour parfaire louange.

Et que pour ce faire y entendent.

TALLEBOT.

Que ne faillent pas les François

Eulx y trouver, comment qui soit: 7805

Car nous mesmes les irons vois.

Savoir qui aura meilleur droit.

MESSAGIER

Partir je veil cVici en droit

Leur aller porter la nouvelle,

Comment avez conclu et fait 78 '^

Que la chose se parfera telle.

Lor.^ .s'en part, et y a pose. — Puis dit F- uf.i r". LE MESSAGIER.

Messeigneurs, je suis revenu

De l'ost des Anglois proprement.

Il est vostre cas tout conclu,

Que la juste' aurez vrayement. t^^iS

De deux de leurs gens seullement

Vous bailleront, comme avez dit.

Et, après disner, proprement

Se trouverront en grant desdiiil.

Tallebot le m'a accordé, - i^-^"

Et se doit trouver en personne.

Qui m'a tout mon fait recordé.

Et dit que ce soit sus la nonne.

Plusieurs s'i trouverront en somme.

Et présent font armer leurs gens: t^jS

Entendez à vostre besoigne ,

Et ne soyez point negligens.

Vu/â^'. GAQUET.

Joyeux en sommes et contens, Tu as très bien fait nostre cas.

Or sus, toust et incontinant, 783o

' Jimle . inutp.

LE MISTERE DU SIEGE D'ORLEANS. wn

Armons nous et ne l'aillons pas.

Je prans jjrant plaisir et soûlas Me trouver en telle rencontre:

Que je ne les espargneray pas, Ou y me viendra grant encombre. 7835

VERDILLE.

Je me trouverray à la monstre

Ne vous (louLtez, mon très beau i'rere.

Et que je ne aille allenconstre

Tout homme qui porte bannière.

Retrayons nous en nostre all'aire ^s/io

Et pensons de nous mectre en point,

Que. quant viendra à la barrière.

Nous nous portons plaisant et joingt.

F° .9'! r-. Lors s'en vont liabiHer, et y a grant pause de tionipetes, .ianna.. — Et puis dit

TALLEBOT.

Or çà, où sont ces compaignons V

L'eure s'approche de la jouste; 7865

Je croy que les François y sont.

H est une heure toute juste.

V n'y fault taborin ne fleuste,

Car ce n'est pas jeu de plaisance :

Le jeu est de diverse leuste -8.^,,

(Juant combatre fault à oultrance.

-, - FOUCAMBERGE.

Aussi se fault tenir en point

Quil n'y ait quelque trayson;

Es François je me fye point.

En eul\ n'y a nulle raison. . 7855

304 LE MISTERE DU SIEGE DORLEANS.

F° lo'i v°. De sa tante et de sa maison

Chascun se donne bien de garde

Qui n'y ait nulle nieprison;

11 est bien gardé qui Dieu garde.

MESSIRE GUILLAUME DE LA POLLE

Pour aujourd'uy, on ne fra riens: 7860

Y convient bien les aller vois.

Pensez aussi que ceulx d'Orléans Verront volentiers les Anglois.

Chascun soit garny de harnois

Et de tous bons abillement; 7860

. De cela on se doit provois, Pour doubte de inconvénient.

F Ml'' '" Adont icy tous les princes d'Angleterre sauldront et viendront hon-

norablemenl tous d'une part. Et pareillement La Hire et tous les seigneurs d'Orléans viendront, chascun honnestenient abillé de harnois. et so tiendi'ont fous d'une autre part. ^ [Et après ce toutes trompetes, clairons, tant des François comme des Anglois, trompilleront. [Puis après vient Gaquet tout armé à blanc, deux hommes après Iny. [L'un portera deux lances; [l'autre homme portera après iuy deux hallebardes et

I' iv)."i \". deux espées. [Verdille viendra incontinent après, tout armé, qui aussi aura deux hommes qui Iuy porteront deux lances, deux hallebardes et espées. Item, après cela, deux Anglois viendront de leur cousté des Anglois, qui seront ainsi armez de blans harnois. Et pareillement deux hommes après eux, cmbrigandinez et empoint, qui leur porteront à chascun deux lances, deux hallebardes et deux espées. Et là se tiendront ung peu en fiction l'un devant l'autre. Adont les trompetes et clairons

F 11)») I . sonneront amoderemcnl; et marcheront les ungs contre les autres tout bellement , jusques ad ce qu'i se entrerenconteront de lances. Et romperont chascun sa lance contre leur homme; [après, encores chascun une autre lance, qui pareillement romperont durant le son des trom-

' Les pages du manuscrit sont ici divisées en paragraphes indiqués par les | . Ces paragraphes sont séparés par dos hiniics. ■ •

petes. [Puis après, prendront cliascun hallebarde, el l'eiont grans laiz d'armes les ungs contre les autres. [Et enlin Gaquet frappe son homme par la teste, tellement qu'il l'abat et le tue tout mort. [El Verdilie et K" 19(1 \°. l'autre font grans faiz d'armes. Puis les trompetes sonneront une retraicte. Et ce fait, et Verdilie et son homme, cbascun s'en retourne en son lieu, l'un du couslé des Anglois, et Verdilie du cousté des François. Et se retrayent toutes les gens d'un cousté et d'autre. Et les Anglois serviteurs emporteront leur mort en leur tante. — Puis dil

(Suiiedu f" 177 »".) TALLEBOT.

Messeigneurs, je conseilleroye

C'oii envoyast dedans Paris

Commander que on nous envoyé 7870

Vivres, et plus qui n'ont apris.

Nous sommes cy gens de hault pris,

Et croist tousjours nostre puissance;

Si seroit bon, à mon advis,

Y envoyer sans differance. 7875

SLFFORT.

Tailebot, c'est bien propposé :

F° 199 r-^'. Y envoyer il est besoing,

Et avez très bien composé.

Fault y adviser près et loing ' -

Et à nostre oust avoir le soing, 7880

Sans deffaillir aucunement, Ny ne fault avoir le cueur vain; Mes y penser soigneusement.

MESSIRE JEHAN DE LA POLLE

Se messire Jehan Facetot -

Luy plaisoit en prandre la charge; 7886

' Les feuillets 19- et 198 sont blancs. (Voir la note .3. p. :28i.)

Pour y aller scet son trippot,

Et est aussi son heritaige;

Kesidenl luy et son mesnaige,

N'est nulluy qui le peust niieulx laiie,

Et est noble, prudent et saige 7890

Pour l)ien ce voyage parfaire.

LE SIRE D'ESr.ALLES.

Vous ne pourriez eslire nneulx.

Facetdt, sire, s'il vous plaist, Avecques le bailly d'Esvreux,

Vous deux ensemble, vous yrez ^H•>

A Paris, et par exprez Anierez ' vivres à puissance F° l;)f)v^ (Vous savez le besoing qui est).

Kt artillerie abondance.

FVCETOT.

Messeigneurs, qui ne vous des[)laise; 7900

Autres que moy y envoyerez,

Et vous supplie qu'i vous plaise

Autrement en disposer.

De plus suffisant trouveirez

Que moy, se est vostre plaisir: 7905

Et pour ce vous y pourvoirez,

Messeigneurs, à vostre loisir.

LE BAILLY D'ESVREUX.

De moy, je vous en vueil prier.

Messeigneurs, que point je ny voise;

Et vous en vouldroie supplier. 7910

Allierez pour «//(«or: , imienerez. ~ * '

Que ceste chose cy trop poise.

Je ne vueii ne débat ne noise;

Mes vueil servir l'oust voulentiers;

Que qu'i me couste ou qui me poise,

A ferir je suis des premiers. 7915

TALLEBOT.

Vous, messire Jehan Facetot, F' joo r\ Aussi vous, le bailly d'Esvreux,

Vous deux ensemble, ce complot Acomplirez de cueur joyeux.

Ne vous fault que estre soigneux 7920

Parler au prevost de Paris.

De vostre cas le fere mieux Qui soit, qu'il est saige et apris :

C'est messire Symon Morchier.

Faictes le avec vous venir 79«5

Pour la conduicte et despecher; Vous pourra vostre fait fournir.

Et aussi, pour nous secourir.

Qui viengne avec l'artillerie.

Pour nostre armée entretenir; 7980

Qu'il est plain de chevallerie.

FACETOT. . .

Puis qu'd vous plaist, je suis content.

Et à moy il ne tendra mie;

Et de Paris, je vous aflie.

Aurez secours comme j'entent. ^ 7935

CONTE DE SUFFORT

Vous aussi, soyez consentant, .•

Bailly d'Esvreux, je vous emprie.

BAILLY D'ESVREUX.

Puis qu'il vous plaist, j'en suis contant, F° 20., v'. Et ;\ nioy il ne tendra mie.

LE SIRE D'ESCALLES.

A VOUS du tout bien m'en atant; 79/10

De vivres et artillerie Faictes venir, je vous supplie.

Et vous en venez quant et ([uant.

FACETOT.

Puis qu'il vous plaist, j'en suis ((uitant.

Et à moy y ne tendra mie: 79Û0

Et de Paris, je vous aflie,

Aurez secours comme j'entent.

Luis partiront, et y a pauso. — Puis dit

FACETOT.

Or sommes nous bien arrivez Dedans Paris à seureté.

Où sont nos bons amis privez 7950

Et tous de grant auctorité.

De France l'extermynité , Le triumplie et où gist la gloire Qui est en nostre liberté.

F' 201 i'. Dont à tousjours sera mémoire. 7955

Si nous convient tout droit aller Noncer au prevost de Paris, Nommé messire Simon Morchiei', Qui est ung prince de grant pris,

De ce que avons entrepris 7960

Pour l'oust des Anglois vitaiHer, De toutes choses exquis Pour y mener et détailler.

BAILLY D'ESVREUX.

Voy le là; y liiy fault parler

Pour nostre voyage parfaire, , 7965

Comment nous sommes envoyez

Pardevers luy, pour ceste afaire.

FACETOT.

Sire prevost, de noble afaire, Pardevers vous sommes venuz

Dénoncer chose neccessaire 7970

Qui sont à nostre oust survenuz.

Vous savez que devant Orléans Nous avons là le siège mis, Où sont nos princes les plus grans.

Il y a des mois desjà six 7975

Que nostre siège y est permis, En nombre de soixante mille, F° ioi >°. Tous gens de fait et exquis

Qui ont enclos toute la ville;

Ne jamès nous n'en partirons 7980

Que leur cité n'ayons acquise, Les pays et les environs.

De par nous, et leur ville prise.

Dont, pour venir à nostre emprise.

Fault avoir vivres à foison, 7986

Harent, poissons de maintes guise.

Ainsi comme c'est la saison.

BAILLY D'ESVREUX.

Devans douze jours nous serons

Au jour de caresme prenant.

Pour quoy nous convient du poisson 7990

Avoir et force de harens,

Pour le mener devant Orléans.

En l'oust des princes d'Angleterre.

()ui assemblez sont là devant.

Tous les plus vaillans de la terre. 799.";

PREVOST DE PARIS

Messei»neurs, de vous jay grant joye

Et savoir de vous des nouvelles ,

Et tous les jours en desiroye

Oui nous fussent bonnes et belles.

Les Orlenois vous sont rebelles, . 8000

Ainsi que chascun nous raconte,

Et sont ainsi comme infidelles.

<.)ne de morir ne tiennent compte.

FACETOT.

Vous en dictes la vérité,

Semble ne leur chault de finir; ^ Sooô

Tant sont de leur roy enclia[n]té

Qui ne se rendront pour morir.

Si ne saura mes oi!i fouyr

Leur roy, se nous avons Orléans:

Que y se tient seur, sans mentir. Soio

Après aurons le demorant.

' PREVOST DE PARIS

Je le crov véritablement:

i>E MISTERE DU SIEGE D'ORLEAiNS. 311

Mais me semble lâche corage ■:

Dont avez esté iongueraent

Sans avoir fait autre donuiiaigc. , 8oi5

Vous les tenez en une caige: . ■ ,

Bien les devez de court tenir.

(Juant vous avez tel avantaige 'Jii i iioseiit leurs portes ouvrir.

BAILLY D'ESVREliX.

Nous les avons fort assailliz 8020

F' ao! v". Par plusieurs foiz ciuelleuient :

Et, se y avons deftailliz, •le ne scay pourquoy ne comment.

Si sommes tous présentement Fermes et bien délibérez Y faire tant finablement Que par nous seront ravoirez.

PREVOST DE PARIS

Mes bons seigneurs, j'ay grand désir

De acomplir vostre demande :

Vivres vous aurez à plaisir ^obo

Et artillerie belle et grande. - .

Et pour conduire vostre bande

Moy mesmes yray en personne;

Que je vueil que chascun entende ;

(Jue vostre querelle est très bonne. j<o3r.

FACETOT.

Tous les princes et les barons ' Vous mandent aussi que veignez.

Et amenez vivres foisons.

Vous priant les accompaignez, .

Sans en voioir riens espargnez: 8060

Que il en ont neccessiU'-.

Si ne vueillez plus berguigner;

Que tout soit en bref apresté.

F-!o3i". PREVOST DE PARIS.

Ne VOUS en doubtez nullement.

Pour trois cens cliarioz, charretes, 8n45

Chargez seront diligemment;

Et vos besoignes toutes nectes,

Avant deux jours, seront parfaictes,

Et gens de fait pour convoyer.

Ce pendant, bonne chiere faictes; 8o.5o

De vostre cas vois provoyer.

Puis icy y a pause. — Et dit

PREVOST DE PARIS

Sus, messagier, legierement

Va publier avau Paris,

De par roy Henry, vistement,

Chascun soit prest et ententis 8o55

De soy armer, grans et petis.

Pour conduire l'artillerie

Et

vivres, que en a commis

Pour mener vers la seigneurie.

Laquelle, comme chascun scet. 8060

Est assise devant Orléans.

Pour ce, que tout homme de (ait

Y viengne tout incontinent.

F'-^n.Sv". MESSAGIER.

Chici- sire, comme obéissant.

Acompliray vostre voioir. ,, So'iri

Parmy Paris, comme savant,

Le feray à tous assavoir. ~ . ■

Lors sonnera une trompeté. — Puis dit . .

MESSAGIER

Messeigueuis, vueillez tous entendre :

De par roy Henry très puissant,

\ ueille chascun son harnois prandre, 8070

Tous gens de guerre très vaillant,

Pour conduire et aller avant

A Orléans, en l'oust des Anglois, '

Qui tiengnent le siège devant.

Dont chascun y vuedle provois. 8075

Sire, j'ay du tout aconiply Et l'ait vostre commandement.

Sans avoir en riens detïailly, ■'

Parmy Paris certainement.

Si verrez tantost prestement 8080

Gens de guerre vers vous venir.

F" 2o4 r". FACETOT. • ■

Tu as bien besoigné grandement,

Que de ce faire j'ay désir. . ,

Pose. — Puis les Anglois dedans Paris ordonneront leur artillerie et vivres à partir de Paris. Puis dit

BASTARD D'ORLEANS

Messeigneurs et mes bons amis.

Nouvelles me sont survenuz 8o85

Que force de noz anemis > •■

ùo

Mectent [jraiit l'oison vivres sus

A Paris; pour ce je conclus

Que bon seroit aller au devant.

Et qui les pourroit ruer jus, Soqc

Nous y arions prouilit très grant. .

Or devez vous tous bien savoir

Que le conte de Cleremont

Il est à Blois, si est bien voir.

Et qui a des gens ung grant mont. Sopf.

Adviscz de ceulx qui yront

Luy noncer qu'i se trouve en Beaut.se,

Puis nous d'Orléans nous partirons

Afin que nostre armée se hausse.

F' ioli y'. LA H IRE.

Pour y aller y seroit bon 8100

Messire Jacques de Chabannes.

Avecques luy prier devon

Le Bourt de Bart, Renault de Ternies.

Ce sont gens de guerre bien termes.

Bien savant et duiz de la guerre; 8io5

Yront à Blois sans plus de termes

Ne sans autruy voloir requerre.

CH.4BANNES

Messeigneurs, sans plus de demeure.

Je suis tous prest quant est de nioy.

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