‹ Le mistère du Siège d'Orléans, publié pour la première fois d'après le manuscrit unique conservé à la Bibliothèque du VaticanChapitre 98 sur 158 · ESC ALLES · texte numérisé non relu

ESC ALLES

Il nous fault faire une saillie io,655

Sur les François, il en fust tant, Et que on ne les espargne mie Tant soit petit ou tant soit grant, Mectre tout à feu et à sanc

Et faire fin de leur cité; 10,660

F' 371 r'. Que, quant à moy, riens n'y entent :

Trop faisons difficulté.

LE SIRE DE GRES

C'est trop mis, par ma vérité,

Veu que nous avons la puissance,

La proesse et l'auctorité 10,66.")

Pour subjuguer toute la France.

Près de sept mois a sans doubtance

Que nous sommes devant à Orléans;

Ce n'est que honte et desplaisance

Et reproche de toutes gens. 10,670

TALLEBOT.

Les assaillir y nous convient,

Et que de près fort on les touche

De hache et d'espée poignant.

Et que sur eulx fort on approche.

Vous les mectrez en une poche 10,675

Où en faire ce que vouldrez; James ne les pinsa tel moche Que si tousl que les assauldrcz.

FACESTOT.

1 ne faull plus dissimuller, F' 071 V'. Mais convient en faire une fin; 10,680

Et ne les fault point chatoiller.

Mes les combatre main à main.

Avoir les nous fault en ung plain, Faire saillir de leur tanière,

Après, leur clore le chemin, io,685

Sans qu'i recouvrent leur barrière.

CONTE DE SUFFORT

Je vous diray que je vueil faire.

Si est ung présent es François.

Et pour congnoistre leur manière,

Savoir s'i sont doulx et courtois, 10,690

Au bastard d'Orléans je envoys

Ung plat plain de raisins et figues.

Et de tater afin de vois

Leur voulenté et leur répliques.

Et luy manderay qu'i m'envoye, lo.fig.';

S'i luy plaist, de la panne noire,

Pour fourrer comme je vouldroye

Une robbe que je fais faire.

ESCAUES.

C'est bien dit , conte de Sulîbrt ;

En cela n'est qu'esbatement. 10,700

F" 97a r°. Et vous, le sire Tallebot,

Il le doit faire voirement?

ils LE MISTERE DU SIEGE D'ORLEANS.

TALLEBOT.

Y ne peult faillir nullement; On congnoistra sa courtoisie.

Le preigne en bien ou autrement, 10.705

Comme il vouldra, en farcerie,

Envoyez luy, je vous emprie.

Vous verrez qu'i vous mandera ,

S'i luy plaist ou s'il luy ennuyé;

Vous congnoistrcz qu'i vous dira. 10.710

CONTE DE SUPPORT

Messagier, lieve sus et vien;

Y te convient faire messaige.

Si iault [il] que entendes bien, Et que tu soys prudent et saige.

Pour bien parfaire ton voyaige. 10,715

Au bastard d'Orléans tu yras.

Et ce présent par beau langaige , De par raoy, luy présenteras.

Après, luy diras que luy prie

Ou'i m'envoye de la panne noire 10.720

Pour une robbe bien jolie, F° 372 >^ La forrer en ceste manière.

Et s'il veult riens, le me requerra,

Que faire puisse bonnement;

Je suis à son bon plaisir faire 10,726

Et à tout son commandement.

MESS.\GIER

Monseigneur, bien diligemment Vostre messaige acompliray.

Et vostre présent humblement

Au bastard d'OHeans porteray. 10,780

De la panne luy denianderay, Ainsi que chargé le m'avez.

CONTE DE SUFFORT

Or va, puis ici t'atendray Tant que tu puisses retourner.

MESSAGIER

Or doncques, me convient aller 10,735

A Orléans, porter ce présent, Et au bastard d'Orléans parler Pour ce don icy luy offrant.

F° 273 r". Voy le là, ainsi que j'entant;

Y le me convient saluer. ,0,740 0 très noble et très prudent,

Et qui est tant à honnorer,

Monseigneur, Dieu vous doint honneur,

Ainsi comme il vous appartient!

Le conte Suffort, mon seigneur, 10,7'j.".

Par moy vous envoyé ce présent,

Et à vous se recommandant

Que en gré vous le vueillez prandre.

Y vous envoyé de ses biens,

Ainsi que vous povez entendre, 10,750

Et m'a dit que y vous supplie

Que vous luy veuillez envoyer

De la panne, et y vous emprye.

Faire veult sa robbe fourrer

De panne noire, se povez 10,755

Luy en envoyer, s'i vous plaist;

Et se de luy besoing avez,

Vous le trouverrez toujours prest.

420 LE MISTERE DU SIEGE DORLEANS.

BASTARD D'ORLEANS

Mon ainy, je scay bien que c'est;

De son présent ie remercye. 10,7(10

Je vouldroye bien ung autre mes A ma voulenté acomplie.

V'jfiy''. De la panne, ne doubte mie,

Luy en envoyeray de bon cueur.

De noire comme y me supplie, 10,765

Tout de la plus belle et meilleur.

Et au bon conte de Sutl'ort ,

Geste panne cy porteras,

Et à luy et à Tallebot;

De par moy les remercyras, 10.770

A eulx me recommanderas.

Au seigneur d'Escalles aussi,

Pareillement à Glassidas,

Désirant qui fussent icy.

MESSAGIER

Monseigneur, je vous remercy. 10.775

De par- vous luy sera portée.

Et la response tout ainsi

Gomme vous l'avez propposée.

Je m'en revoys, sans demourée,

Leur présenter vostre présent. 10,780

BASTARD D'ORLEANS

Dy leur que c'est bien ma pensée De les festoyer à Orléans.

p 274 r°. MESSAGIER.

Monseigneur conte de Suffort,

Viens de vers le bastard d'OHeans,

Auquel j'ay fait vostre rapport, 10,785

A luy, plusieurs seigneurs presens.

Si a receu vostre presant

Comme gracieux et courtois,

Chier seigneur, en vous mercyant,

Ainsi que vous le povez vois: 10:790

Que de la panne vous envoyé

Noire, comme le demandez.

De la meilleur qui soit en voye,

Comme il a voulu commander.

Et c'est volu recommander ' 0.795

A vous, messeigneurs, cy presens,

Disant qui vouldroit que fussiez

A son plaisir dedans Orléans.

COMTE DE SLFFORT.

Je l'en croy véritablement,

Et n'est en luy que bon coraige; 10,800

Mes nous y entrerons voirenient.

Qu'i ne l'aura pas d'avantaige.

Si a fait que prudent et saige F' 274 v°. De la panne avoir envoyée;

Elle sera pour mon usaige io,8o5

Et pour l'amour de luy portée.

ÏALLEBOï.

Messeigneurs, y nous fault penser

De parfaire nostre entreprise.

De jour et de nuyt pourpenser

Comment ceste cité sera prise. 10,810

C'est trop tardé, quant je m'avise,

Et y sommes trop longuement;

Fault trouver la façon et guise De les avoir aucunement.

iMESSlRE JEHAN FACESTOT.

C'est à vous bien dit voirement; 10,81 5

Le tarder n'est chose qui vaille.

Tous les jours croist abondamment

Et renforce nostre bataille.

Fault que devant Orléans on aille

Pour les vouloir faire saillir, 10,89"

Faire tant que chascun deux saille.

Les enclorre et faire morir.

F° 275 T". LE CONTE DE SUPPORT

Sire de Grès yra courrir

A Orléans, jusques à leurs portes,

Pour faire semblant de fouyr, io.8a5

Que François sauldront à grans Ilotes.

Nous ferons deux batailles fortes

Qui ensemble se joingneront,

Pour leur sarrer de près leurs crotes ' ,

Et qui les François enclorront. lo.sso

SIRE DE GRES

Quant à de moy, je suis content

De fournir la première armée,

Et aller frapper sur Orléans,

Faire la première levée.

Voicy mes gens toute journée 10.8.3.5

Qui anuyt ne sont desarmez,

Pour voloir aller en meslée

Et pour les François guerroyer.

' Sic , peut-être rotes poiu- routes ?

MESSIRE JEHAN DE LA POLLE

Mes gens sont pretz pareillement, Et ne demandent que besoigne. io,8io

Faicles et advisez comment, K- 275 \". Et pour Dieu que nul ne se faigne!

Nous ferons icy longue esloigne, Vcu la puissance que avons,

Qui est à nous honte et vergoigne 10,865

Que une fin nous n'en faisons.

TALLEBOT.

\ous yrez descouvrir l'embûche.

Monseigneur de Grès, s'i vous plaist:

Et afin que rien ne trébuche

DEscalles sera au plus près. io,85o

Conte de SuiTort, vous serez Comme à ung trait d'arc de 1 armée; Vous et voz gens vous vous tiendrez Tous serrez en une vallée.

Puis, messire Jehan Facestot. io,855

Avec le prevost de Paris, Le frère au conte de Suffort, Vous estes puissans et hardis; Vous serez, comme je vous dis,

D'aultre cousté vers la rivière. 10,860

Sans faire ne noise ne bruys.

Mes vous tenez tous en frontière.

Puis raenray la grant assemblée.

Comme faisant l'arriére garde,

Trestous les nobles de l'armée, io,865

Qui de tout se donront de garde.

F°276r°. Vous estes, quant je vous regarde,

./,2/t LE MISTERE DU SIEGE D'ORLEANS.

Les pius puissans de tout le monde:

Bien m'esbays à quoy il tarde

Que nostre oust Orléans ne confonde. '".«7°

Boutez au vent voz estandars,

Quant viendra en champ de niesléc.

Voz croix roiges et voz liepars,

Afin que gaignez la journée.

Faictes tant ceste matinée, 10,875

Par voz armes et par vous sault,

Que François boutez à Tespée,

Et que ayez Orléans dassault.

Lors iry y a pause. — Puis dit

LE BASTARD DORLEANS.

Messeigneurs et mes bons amis,

Ceulx du guet si m'ont adverti in,8So

Que les Anglois ont entrepris

Qu'i nous assauldront aujourd iiy.

Pour ce, messeigneurs, je vous pry

Que faciez sonner les trompetes

Dedans Orléans; je vous supply, '"•8'5-">

Gardez le dangier où vous estes.

F- 376 v'. LE SIRE DE GRAVILLE.

Armer ce fault incontinent,

Qu'i marchent pour il y venir.

Monstrez vous aujourd'huy vaillant.

Qu'i vous convient vivre ou morir. 10,890

Chascun pense de soy tenir

Sur les murs chascun en sa garde.

Et de l'artillerie fournir

Pour la gecter à l'estrade.

LE MISTERE DU SIEGE D'ORLEANS. /i25

Lois y a pause de trompetes. — Puis dit

BASTARD D'ORLEANS

Regnault Guillaume et vous, \ernade, lo.Spr)

Y vous fault aller au devant; Vous et voz gens ferez l'avant garde, Et vous monstrez fors et puissans.

Vous, niareschal noble et vaillant.

Avec le sire de Bueil, 10,900

Vous yrez vous deux quant et quant.

Pour les Anglois faire requeil.

Puis, sire Jaques de Chanibannes, Et vous, monseigneur de Cliaulmont, F° 377 r^ Je vous pry que tenez vous termes' 10,905

AUencontre de ces Cordons, Qui assailliz nous ainsi ont A tort, sans cause et sans raison; Nous devons bien du cueur parfont Defîendre la noble maison. 10,910

Vous, Tbeaulde de \aillepaigne, Avecq le sire de Tbouars, Je vous pry que nul ne se faigne :

Soyez hardiz comme liepars ,

Deffendez vous de toutes pars, icgi-s

Que nous ayons sur eulx victoire, Et pour Dieu ne soyons couars; Garder devons nostre repère.

Poton, le sire de Graville,

Bien vous convient résister; 10,990

Pensons de garder nostre ville Dont on nous veult déshériter.

Vous aussi, vueillez vous bouter, ' Sic, sans doute pour fermes.

/i26 LE MISTERE DU SIEGE D'ORLEANS.

Le cappilaine de Villars :

Aujourd'iiy nous fault surmonter 10,925

Les croix roiges et les iicpars.

Aussi le sire de Guitry, Avecq le sire de Gouras, Monstrez la puissance aujourd'uy,

La force qui est en voz bras, 10,980

Et que de guerre n'estes las; F" 277 v°. Mais prenez corraige et vigueur,

Que les Anglois soient mis au bas, Pour acquérir ung grant honneur.

Or sus, partons, il en est temps, 10.935

Et allons, que Dieu nous sequeure!

Noz anemis tiennent les champs Et seront près en petit de heure.

Pour la ville , fault qui demeure

Les habitans pour la garder, 10,940

Et sur les murs chascun procure Entendre à soy et regarder.

Lors icy tes trompetes sonneront des François et pareillement les Ironipetes des Anglois. Et viendra le sire de Grez poser son estandarl sur la dove des foussez, et doit ou tirer ung ranon d'Orléans ([ui tue te dit sire de Grès, et demeure mort. Puis après, ses gens recuUeront et Vernade et Regnault Guillaume poursuivront les Anglois ; et les deux batailles des Anglois viennent, qui enclorront les ditz Regnault Guillaume et \'eriiade, tueront tous leurs gens et prandiont prisonnier le dit F" -378 r°. Regnault Guillaume et Vernade. Puis après, le bastard d'Orléans et tous les François viennent et saillent sur les dits Anglois, et là y a ung beau fait d'armes, et , en la fin , beaucoup de mors d'une part et d'autre, dont de cliascun cousté fait son deul tant François que font les Anglois. Et seront contrains tes François de eulx retraire en leur ville, et poursnivys seront jusques aux portes de la ville. Puis dit

TALLEBOT.

Mcsseigneurs, chascun se retraye,

LE MISTERE DU SIEGE D'ORLEANS. /i27

Voicy merveilleuse rencontre!

Les François ont eu froide joye 10,9/15

Qu'i est mort d'eulx un très grant nombre; Leur ville fault lumber et fondre Avant qu'i soit six jours entiers.

Y sont venuz faire une monstre Dont n'est pas reschappé le tiers. 10,950

CONTE DE SUPPORT

Bon mestier y leur a esté Avoir trouvé portes ouvertes ; F" 1378 V'. Je cuide que de cest esté

Ne les verrez faire penades.

Il ont eu deux grosses pertes, 10,955

Compris la journée des Harans;

Mieulx leur vaulsist jouer es cartes

Que d'eulx estre mis si avant.

D'ESCALLES.

Je croy que vous ne savez riens

Du sire de Grès, qui est mort, 10,960

Qui c'estoit mis jusques dedans

Leur ville par son grant effort,

Son estandart mis sur le bort

Des foussez, auprès de la porte;

Mes est venu par meschant sort 10,965

Ung canon qui sa teste emporte.

FACESTOT.

Vous nous dictes grant desconfort De la mort du sire de Grès, Le plus vaillant et le plus fort

Qui fut onques ne sera jamès. 10.970

De luy trop fort y me desplait, Et trop desplaisant suis du fait.

F" 3791°. Orléans, Orléans! le comparest^

Et en serez destruit et défiait.

MESSIRE JEHAN DE LA POLLE

J'en ay deul et grant desplaisance '0,970

Du sire de Grès, vrayement.

Or a esté par sa vaillance

Qu'il est mort oultrageusement;

Mes en morra finablement

Pour sa mort des François dix mille, 10,980

Et Orléans mis à finement.

Que rasée en sera leur ville.

TALLEBOT.

Il estoit ung prince vaillant.

Honneste en fais et en dis,

Et de sa mort fort desplaisant 10,985

Et très dolent, pensez, je suis.

Y fault qu'en un seurceur- soit mis, Puis de son obit penserons, L'envoyer en nostre pays.

Ou se icy renterr[er]ons. '0-990

Je vous pry qu'on le voise querre, Et les autres que nous avons De noz bons amis d'Engleterre, F" 279 >°. Ceulx que trouverrez qui en sont.

Puis, au seurplus, nous penserons 10,995

Ung bien peu de nous refraichir,

' Sic, pour k comparrez, le paierez.

"* Cercueil.

LE MISTERE DU SIEGE D'ORLEANS. /rJλ

Puis après nous retournerons Derechief, pour les assaillir.

BASTARD D'ORLEANS

Nous avons eu ung grant dommaige,

Et de noz gens beaucoup perduz, n.ooo

Des plus vaillans et bon coraige

Et qui plus avoient de vertuz.

Plusieurs princes et bien esleuz

Y sont demeurez des premiers;

Nous en avons esté deçeuz 11.005

De saillir hors de noz terriers.

GRAVILLE

Nous avons eu du tout le pire En ceste dernière bataille.

De plus sadlir nous doit sullire:

Nous ne faisons chose qui vaille. 11,010

Tenir nous fault, comment qu'il aille, Nostre cité close et fermée, Et entendre à nostre muraille F' 380 r'. Qu'elle soit tousjours bien gardée.

LE SIRE DE SAINTRAILLES

Je voy ceulx d'Orléans esbayz n.oi5

Pour leurs amys qui y sont mors;

Femmes pleurent pour leurs mariz

Qui y ont lessé ame et corps.

De plus saillir delà dehors,

Plus n'en suis de consentement; n.oao

J'en voy plusieurs grans desconfors,

Femmes en grans gémissement.

Zi30 LE MISTERE DU SIEGE D'ORLEANS.

CHABANNES

Encore ne savez vous lion

De la perte que avons eue

Des bourgeois, manans, habitans, n.oaj

Lesquelz avoient fait yssue.

Quant à la retraicte venue,

Qu'il a convenu se retraire.

Les Anglois l'ont tant poursuiveue

Qu'i nous ont fait grant vitupère. n.oSo

SAINTE SUAIRE

Je croy cecy n'est gueres moins Que de la journée des Harans , F° aSn ^°. Que y tiennent entre leurs mains

De noz princes des plus vaillans :

Regnault Guillaume, le puissant. ii,o35

Et Vernade sont mors ou pris:

Furent enclos incontinant Et ne les vit on onques puis.

Je cuide bien qu'i soient pris,

Que ung Anglois, que pris avoye, ii,o4o

Es enseignes que y me dis.

Des nouvelles luy demandoye :

Si me dist qui vit par la voye

Des François emmener plusieurs.

Si congneu, c'est bien chose vraye, 11,0/1.5

A ses dis que c'estoient iceulx.

VILLARS

Il y a eu grand desarroy,

Et sommes ti'op sailliz à foulie.

Que nul n'a peu, comme je voy,

Revenir à son preembolle. ii,o5o

Les mors sont mors, Dieu les absoille!

De leur obbiz nous fault penser.

Une foiz la mort tout engoulle;

Y nous convient tous la passer.

F» 381 r'. THEAULDE DE VALLEPAIGNE.

Il convient les faire enterrer ii,o."j5

Et faire prière pour eulx.

Sans les lamenter ne plourer;

Nul prouflit n'en est pour euh.

Puis nous convient estre soigneux.

Résister au demourant, 1 1,060

Et estre fors et vertueux

Pour garder la cité d'Orléans.

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