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VOLONTÉ

Sentiments d'indolence

L'indolence est une sorte d'insensibilité morale, c'est l'impassibilité d'une âme qui est au-dessus des passions. Elle provoque une profonde indifférence pour tout ce qui touche aux choses de la vie. Elle est synonyme de nonchalance, paresse, négligence, mollesse, avec les nuances suivantes : l'indolence ôte le mouvement, l'activité, la nonchalance craint la fatigue, la paresse fuit la peine ; la négligence apporte des délais à l'exécution des actes.

La mollesse est le fait de ne pas soutenir une entreprise commencée.

L'indolence est le fait de ne rien entreprendre, c'est pour cela que nous l'avons placé en tète des sentiments contraires à l'activité, puisqu'elle est la négation de tout acte.

Indifférence.

L'indifférence est l'état d'une âme qui se désintéresse de toutes choses. Il ne faut pas cependant la confondre avec l'indolence, car on peut être indifférent d une façon particulière et l'on est indolent d'une manière générale. L'indifférence est une insensibilité et une force. Marc-Aurèle dit que Socrate avait la force de jouir ou de se passer indifféremment des choses dont les autres hommes ne peuvent user sans excès ou se passer sans souffrance.

Les attitudes qui traduisent l'indifférence sont multiples et sont désignées par les nécessités de l'œuvre projetée. Ell^s ne peuvent être qualifiées en dehors de l'expression physique qui est faite de dédain atténué, que par une situation déterminante, définie par le sujet traité plus que par le geste des personnages.

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