EXPOSITION
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l'expression par des poses de dos (assises, debout ou couchées).
Nous avons voulu surtout faire œuvre nouvelle, sans négliger toutefois l'exactitude la plus scrupuleuse dans la recherche du geste et de l'expression.
Quand nous disons œuvre nouvelle, nous entendons œuvre utile, parce qu'elle est logique et sincère.
Ces prémisses exposées, abordons le fond du sujet.
Ce Recueil étant destiné à la préparation des tableaux ayant pour objet la représentation des passions humaines, nous devons préalablement analyser les sentiments et les gestes réflexes qu'ils provoquent.
Quand nous employons l'expression « sentiment », nous entendons toutes les affections et les passions qui engendrent des actes tangibles et non la faculté qu'ont les êtres d'apprécier les choses sans le secours du raisonnement, cet instinct naturel que Part pictural ne saurait traduire.
Nous disons tous, encore que bien des sentiments affectueux ou passionnés soient d'une interprétation difficile pour ne pas
dire plus. Représenter graphiquement la délicatesse, la sincérité, la quiétude,- est impossible sans le concours de compléments déterminés. Nous les avons néanmoins indiqués sans attributs, comptant sur la bonne volonté de l'artiste qui excusera dans ces cas le résultat de notre effort.
En considérant l'ensemble des mouvements de l'âme qui donnent naissance aux sentiments, on constate, en première analyse, que tout geste humain correspond à un geste adverse ; ce qui permet de classer les sentiments en deux catégories : les sentiments actifs et les sentiments passifs. Ex. : l'orgueil, l'humilité.
En second lieu, on remarque que le nombre des sentiments se série en des groupes distincts dont les unités ne sont que des nuances intensives de la passion qui qualifie le mieux le groupe.
Ainsi : le dédain, la fierté, l'impudeur, le mépris, la vanité, la présomption sont les divers états du sentiment d'orgueil qui titre leur série.
Cela étant posé, traçons le tableau des sentiments dont une œuvre d'art peut solliciter la représentation.