‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 113 sur 451 · Ihid., 1900, t. xxm, p · texte numérisé non relu

Ihid., 1900, t. xxm, p

celui de la philosophie ^, on n'entendit que la note confiante. « Il faut nous convaincre, concluait M. Bricout, que les six ou huit hommes de science ou d'action qui sont notre gloire n'ont pas la foi si malade, si chancelante que d'aucuns le proclament ou paraissent le souhaiter ^. »

•Toutefois, malgré cet optimisme de surface ou de commande, on ne saurait méconnaître que la situation ne commençât à être sérieusement trouhlée. Si les réserves discrètes du Bulletin de Toulouse et des autres groupes savants touchaient à peine l'élite, les cris d'alarme poussés par Ch. Maignen et J.. Fontaine atteignaient le grand public et ne pouvaient manquer d'y semer l'épouvante. Épris de métaphores nautiques, celui-là voyait la barque de Pierre obligée de se défendre « contre les torpilles invisibles qui menacent ses flancs et contre les sous-marins voguant entre deux eaux ^. » A force d'apercevoir des « infiltrations » suspectes, celui-ci excitait l'imagination de ses lecteurs à en découvrir bien d'autres. Ce qu'il croyait constater formait déjà « un ensemble effrayant. » Sans compter qu'il fallait prévoir le pire, savoir « que les concessions déjà faites n'en amènent d'autres, non plus graves, en saurait-il exister? mais qui nous rapprocheront davantage du terme extrême, l'incrédulité^. »

Des voix épiscopales mêlaient à ce concert la note de l'autorité. Mgr Isoard s'était déjà signalé par maintes décla-

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