‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 115 sur 451 · Op. cit., p · texte numérisé non relu

Op. cit., p

4. Les infiltrations protestantes, p. 212. Cf. Les infiltrations kantiennes et protestantes, p. 429, oti l'auteur se demande : « Où allons-nous? » et entrevoit déjà « le fond de l'abîme » (p. 454) sous les pas d'une o Eglise attaquée avec tant de perfidie et de violence et défendue avec tant de mollesse (p. 471). » Esprit plus pondéré, H. Gayraud n'en contribuait pas moins à traduire une semblable appréhension par son volume au titre inquiet : La crise de la foi, Paris, 1901. Entre temps, VArni du clergé ne cessait de multiplier les notes alarmistes. Voir 1898, t. xx, p. 423-427; 1901, t. xxm, p. 699-700 et 885.

rations pessimistes ^. Peu de temps après, Mgr Turinaz croyait devoir intervenir à son tour par une brochure agressive ^, pour reprendre à son compte (p. 30) les « démonstrations profondément douloureuses » de J. Fontaine et les accroître de quelques suppléments dirigés surtout contre Léon Harmel et G. Fonsegrive. « Solennel avertissement » auquel les Études, par l'organe de J. Brucker, s'empressaient de s'associer^.

A l'origine de ces craintes, on retrouve toujours, en proportions inégales, l'américanisme, l'apologétique nouvelle, l'exégèse critique et la théologie qui en recueille les données. De tout cela résultait une sorte de synthèse hétéroclite, faite le plus souvent des mêmes matériaux et des mêmes noms propres, dont les préjugés polémiques grossissaient à l'envi la menace. Qu'il y ait eu dans ces divers mouvements de réels excès, que la critique, en particulier, prît dès lors un développement dangereux pour la foi, le fait aujourd'hui n'est pas douteux. Mais il est non moins certain que, par leurs simplifications et leurs violences, par leur méconnaissance des problèmes scientifiques, par les alarmes qu'ils inspiraient à un public incapable de les contrôler, quelquesuns de ceux que tenta la vocation de Censeurs ont souvent aggravé le mal, en annulant l'effort des guides prudents qui auraient pu jouer le rôle de tiers-parti en fournissant aux vrais coupables le moyen de se livrer à d'opportunes diversions.

« Dans cette fermentation, au milieu de ces malentendus, entretenus et épaissis par la perfidie des uns, l'imprudence des autres, l'agitation de tous ^, » la crise moderniste pouvait être considérée comme virtuellement ouverte. Autour de questions de plus en plus graves, s'affirmaient des tendances à tout le moins téméraires, quand elles n'étaient pas franchement malsaines, qui se compliquaient de passions de plus en plus vives. L'heure du grand éclat n'était pas loin,

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