DEUXIÈME PARTIE
Quelque significatifs que fussent les symptômes de crise relevés jusqu'ici, on pouvait encore se faire illusion sur leur portée. Les réquisitoires nominatifs qui s'efforçaient d'agiter l'opinion ressemblaient trop à des procès de tendance pour être pris au tragique, et les avertissements autrement motivés qui émanaient des milieux scientifiques s'enveloppaient de formes trop estompées pour être saisis du grand nombre ^. Des faits allaient cependant éclater coup sur coup, sur lesquels on ne pourrait plus se méprendre, et qui révéleraient aux yeux de tous le travail sourd d'un mal que la plupart ne soupçonnaient pas, et dont peut-être les mieux avertis entrevoyaient à peine la profondeur.
1. « Jusqu'à la fin du siècle dernier, témoigne le P. Lagrange, la situation demeura obscure. » La ne intellectuelle, 1929, u n, Tp. ^15.