‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 123 sur 451 · Lettre du 16 décembre, iiid., p · texte numérisé non relu

Lettre du 16 décembre, iiid., p

présenter aux autres l'Église comme une source inépuisable de vue spirituelle, mais à condition que l'on y cherche l'esprit sous la lettre et qu'on s'y refuse à toute manifestation et acceptation d'autorité despotique^. » Comment ce symbolisme impénitent aurait-il pu donner satisfaction?

De savantes et subtiles précisions, destinées au P. Lepidi, maître du Sacré-Palais, ne furent pas agréées ^. Sollicité d'intervenir auprès des autorités romaines, Fr. von Hûgel n'y consentit qu'à titre de service amical et en répudiant toute solidarité avec ses conceptions les plus essentielles ^. Des démarches faites dans ces conditions ne pouvaient aboutir : M. Hébert se garda d'insister. P. Sabatier du moins lui prodiguait les plus, tendres conseils, l'engageait à se préparer, par un « voyage philosophique », à la « rénovation intellectuelle et morale de la presse..., à ce rnouvement qui se dessine... pour éfablir la vie de l'esprit sur des bases nouvelles *. »

Cependant M. Hébert aggravait son cas en publiant son article sur « la dernière idole » ^, qui ne pouvait être interprété autement que comme une déclaration d'apostasie. Il eut néanmoins un fidèle admirateur. « Votre article est superbe de fond et de forme, lui écrivait P. Sabatier. C'est vous, ajoutait-il prophétiquement, qui prendrez la direction philosophique du mouvement novateur ®. »

11 eût fallu, pour cela, rester dans l'Église et M. Hébert, rompant les derniers liens qui l'y retenaient encore, acceptait, par l'entremise du leader socialiste Vandervelde, un poste à l'université nouvelle de Bruxelles, avec le surcroît d'une collaboration intense à la presse du parti, pour y travailler au bien de l'humanité en infusant aux masses prolétariennes,

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