‹ Le modernisme dans l'Eglise [microform]Chapitre 125 sur 451 · Lettre du 14 septembre 1902, dans A. Houtin, p · texte numérisé non relu

Lettre du 14 septembre 1902, dans A. Houtin, p

sans grand succès d'ailleurs, un peu de sentiment religieux ^.

Rentré à Paris, il y vécut dans la retraite et mourut le 12 février 1916, après avoir affirmé sa foi en la vie future ^ et chargé le pasteur Wilfred Monod de témoigner, à la cérémonie de son incinération, qu'il était mort « croyant et espérant^. » . '

En plus de la question personnelle qu'elle soulevait et qui fut bientôt réglée, cette crise était un indice, dont l'histoire permet aujourd'hui de mesurer toute la valeur.

Au philosophe d'abord le cas de M. Hébert vient fournir à souhait un type achevé de modernisme. Le fait d'un esprit qui se détache des croyances traditionnelles, faute de pouvoir en soutenir plus longtemps le mystère, n'aurait en lui-même rien que de banal : l'élément .neuf et significatif est ici dans le procédé de transposition systématique adopté pour introduire sous les vieux termes reçus un contenu différent de leur sens propre, ce qui permettait de conserver le Credo chrétien en l'adaptant à une toute autre réalité *.

Mais, à son tour, l'historien ne peut pas ne pas jetenir comme un signe des temps le fait que cette volatilisation du christianisme s'est poursuivie pendant des années. Comment ne pas voir une propagande, non seulement dans

1. De cette époque datent ses principaux ouvrages, où le monisme idéaliste coule désormais à pleins bords : L' évolution de la foi catholique, Paris, 1905; Le divin. Expériences et hypothèses, Paris, 1906; Le pragmatisme, Paris, 1908.

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